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[FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko]

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 Shodaime Raikage
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Shodaime Raikage

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MessageSujet: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Lun 9 Fév - 20:38


" Changes "
'Feat Kiri & Leiko



~ 2 semaines avant le présent... ou 2 semaines dans le passé, Konoyarô

~ Oyyyyy Gin-chaaaaaan ?!

Prout.. Prouuuuut.... Proutttt... Prrrooouuutt. Ce soupire est long, oui très long ! Que signifie-t-il ?! Est-ce là donc le sentiment de liberté pur que l'on ressent, est-ce là donc ce que l'on peut éprouver lorsque nous sommes comme les rois de ce monde, même si cela est éphémère ?! Assis sur le trône du désir et de la jouissance absolu, enfin je deviens un homme libre, oui, je vis dans la paix, mon humeur est à son extase, bon Dieu que c'est bon ! Mais qu'est-ce ce bruit ? Sans doute celui qui indique ma bonne humeur... ça me relaxe, oui vraiment, j'en suis soulagé. Je peux même trouver un titre à tout ça... hum... Douleur pure de banlieue ! TU FRAPPES QUE LE SANG COULE ! Ah non non, on s'éloigne du contexte... que direz-vous de : L'orgasme éphémère de notre liberté ? Un titre qui sonne plus que bien, du moins dans mes oreilles. Après pour vous, je ne sais pas si vous avez les oreilles bouchées ou autres, voir de la merde d'oiseau dans les yeux, mais ça le fait absolument bien ! Bref ! Tout commença dans ce bateau paumé au milieu de nul part, j'étais assis tranquillement m'voyez, en train de boire mon lait aux fraises, quand soudainement, je fus frappé d'une diarrhée passagère. Vite je m'étais faufilé dans les toilettes du navire flottant et... bah... me v'là quoi. Et ce bruit ? C'est tout simplement le plaisir pur, vous savez, celui de larguer enfin le parachutiste du vingt-septième régiment, ou plutôt le roi brun qui de sa grâce et de sa longueur la plus absolue ira se baigner dans la piscine du château blanc... ouais... je suis en train de couler un bronze. Puis, je me vois comme un magicien vous savez ! Je mange du saucisson en tranche et il ressort en tube : la classe la plus vaste qui soit. Une fois fini de poser ma pêche dans le trou, je reviens à moi, prêt à employer les biens faits de l'essuie cul pour me laver et là... c'est le drame. Je tire sur le tissu servant à se torcher... Uh ? Il ne reste même pas la moitié d'un papier.

Aaaaaah... triste situation que voilà. Je me sens comme trahi par mon meilleur ami. Bordel, je me sens nase tout à coup. Il faut vite que je trouve un stratagème, je ne peux pas sortir de ce trou à Rat avec la moitié des restes entre la moustache si vous voyez ce que je veux dire, pour vous éviter des images un peu glauques ! Donc bref, j'ouvre attentivement ce qui me sert d'oreille, attendant mon sauveur, l'envoyer de Dieu, l'espoir de toute une nation, celui qui viendra me délivrer de ce donjon, mon Roméo... : celui qui passera la porte des chiottes quoi. AH ! Enfin, je peux entendre les pas de quelqu'un ! Je suis sauvé ! Voilà déjà une heure que je suis bloqué ici en plus... sans doute à cause du poisson de ce matin ou du lait d'il y a trois mois... m'enfin ! Je me lève d'un air joyeux, passant ma tête au-dessus de la porte.

~ Oyyyyy Gin-chaaaaaan ?! Tu es là ?!
~ La ferme ! Aide-moi plutôt à trouver de quoi récurer l'arrière boutique, je n'ai plus de papier.

Madao. C'est donc ça, la vie ? Le seul homme que le Seigneur est en droit de m'apporter, est cet homme totalement avide d'argent et fauché comme les blés ? Je le fixe d'un air bien désespéré, attendant qu'il se dépêche ; mais par malheur, nous avons sauté le dernier point de ravitaillement : il ne nous reste plus un brin de linge propre dans toute la carriole : misère. Aux grands mots les grands remèdes et bien qu'il m'en déplaise grandement, je donne l'ordre à mon fidèle compagnon que j'estime à un niveau au-delà encore de la stratosphère à me filer ses vêtements. Le bougre refuse, s'accrochant à ses biens du mieux qu'il peut, discutaillant mes ordres ; est-ce bien réel ?

~ Gin-chan déconne pas ; on doit avoir audience avec le Mizukage, NON !
~ Retires-les ou je te jure que je sors le fion à l'air et mister popo collé au train pour te déshabiller moi-même, m'oblige pas à le faire Konoyarô !

Il s'exécute -enfin-. Je prends sans dire merci ce qu'il me tend, m'essuyant avec. Je ressors par la suite, soulagé d'un poids en moi ; c'est le cas de le dire. Le petit doigt dans la narine gauche ; vu que ça me gratte ; mon compagnon et moi nous dirigeons vers la surface, posant le pied sur la terre ferme du pays de l'eau après plusieurs jours de voyage. Le Mizukage doit sans doute nous attendre. Après tout, nous avions échangé il y a une semaine de cela, plusieurs lettres ; afin de trouver un accord sur une quelconque entente de déplacement et d'entrevue sécurisée et sans prise de risque : il faut bien se coltiner le chemin si on veut que les choses changent ; elles ne vont pas changer d'elle-même. Je respire l'air frais, alors que Madao, vêtu d'un simple caleçon et de lunette de Soleil, pleure à chaudes larmes, tabassé par la fureur d'Otose-san qui ne se prive pas pour lui mettre une raclée sans nom, exigeant que sa tenue n'est pas correcte. Je ne me prive pas pour me moquer de la scène et bien évidemment, j'y passe aussi ; ayant droit pour ma part à un oeil au beurre-noir des plus raffinés : la fougue de la vieillesse ; Otose-san, cinquante balais et des poussières, encore plus vif que moi. C'est elle qui aurait dû être Raikage en fin de compte, pas moi.

~ QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FOUTUS IDIOTS ! Gin ! C'est quoi cette tenue ? C'est comme ça que tu te rend à une rencontre politique ? Madao, Gin, faites un effort ne serait-ce qu'une fois bande de ratés !

Hummm, Otose-san respectez mon autorité devant le Mizukage... ne me faites pas perdre tout mon honneur s'il vous plaît. Mais l'heure n'est plus aux plaisanteries. Otose-San, Madao et moi-même nous dirigeons vers les portes du village désormais. Sadaharu n'a malheureusement pas pu venir, je devais laisser quelqu'un de confiance à ma place ; oui, oui, laisser un chien à tête d'ours de trois ans à la tête du village est un choix très sérieux : personne n'osera le défier. Quant à mes vêtements ? Une chemise à fleurs teinté d'un coloris sobre, un short de plage remontant au-dessus des genoux, tongues Adidap et lunette de soleil : je suis au summum de ma classe. Pour dire vrai, avant de venir ici ; je pensais que j'allais pouvoir gambader sur les plages de Kiri et bronzer le temps d'un jour. Mais il semble que l'heure ne soit plus à la pitrerie, évidemment, parée à l'imprévu, je porte sur moi mon Bokken et mon sabre : ainsi que mon couvre-chef de Raikage.


~ Asamaru Gin ; Shodaime Raikage : j'ai audience avec le Shodaime Mizukage-dono. Allez l'avertir de ma venue sur ses terres.

Je me cure le nez, avec le visage le plus nonchalant qui soit. Je fais preuve d'une immense désinvolture face aux sous-fifres qui gardent la porte. Mais dans un ton plus sérieux, au coin de mon esprit, j'admire les passages sécurisés par la mer qu'il a mise en place pour ma venue. S'il n'avait pas pris de telle disposition, jamais nous aurions pu poser pied-à-terre ici sans qu'il n'y ait de gros dommages pour nous : une tactique qui reste admirable et qui témoigne du sérieux de la situation dans laquelle nous essayons de nous sortir ; mutuellement. Madao et Otose-sans s'inclinent par grâce et respect -Bien que Madao soit toujours vêtu d'un simple caleçon-, tandis que je retire ma coiffe, laissant apparaître mes lunettes de soleil ne cachant qu'à moitié l'oeil au beurre noir apparu tantôt.

~ Shodaime Mizukage-dono ? Je me présente : Asamaru Gin, Shodaime Raikage. Laissez-moi donc vous présenter mes fidèles serviteurs : A ma droite, pesant pour je ne sais combien de kilos et des poussières, vêtu d'un caleçon cousu par le plus grand styliste de notre époque : Madao-san. A ma gauche ; pesant pour je ne sais toujours pas combien de kilos et on s'en fiche : la viei... euh, Otose-san.

Le vent se lève, tandis que la réunion s'apprête à débuter.

© Nightmare sur Épicode.


Dernière édition par Asamaru Gin le Lun 16 Fév - 12:35, édité 2 fois
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Shodaime Mizukage
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Shodaime Mizukage

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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Lun 9 Fév - 21:15

rencontre
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mdr

Cette réunion pouvait être comparée à une réunion religieuse. D'un côté, celui qui dirigeait le rendez-vous dans son royaume, de l'autre l'invité et ses compatriotes qui avaient, sûrement, fait un long voyage. En effet, l'écart entre les deux pays parcourt quasiment le monde entier, du moins si je n'en faisais pas une hyperbole. Mais, quoique, ils ne pouvaient que venir pour un motif exceptionnel. De plus, ce regroupement pouvait marquer l'histoire. Ces personnes, aux physionomies abracadabrantes, étaient venues pour discuter affaire. C'est vrai, c'était purement logique comme venue, il n'y avait qu'une raison pour définir leur arrivée au sein d'une autre campagne.

En effet, deux grosses têtes s'opposaient, les yeux dans les yeux. De plus, l'invité savait se faire respectueux, et l'homme en face, qui tenait entre les mains un bouquin ouvert à la moitié du récit,  savait se faire respecter, voilà une force qui pouvait unir sans problème leurs nations, certes puissantes, mais très grandes. Il répliqua par la suite d'un ton assez apaisant.
- « Inutile de vous présenter, nous savons qui vous êtes. Vous savez... dit-il en refermant le bouquin, ils entendirent un claquement tonitruant qui résonna succinctement, avant de relever les yeux droit sur son opposition... Nous inculquons maintes philosophies au travers d'opuscules surannés par l'itération des saisons. Ce pourquoi... il faut éliminer les perturbateurs. Nous allons aborder le sujet, mais avant, vous devez faire face à ce papier, à mon bureau,  avec une plume qui me permettra de signer une alliance avec vous pendant un long moment ou... court, comme vous le souhaitez. Par des sentiers ardus jusqu'aux étoiles.  »

Ils pouvaient aussi apercevoir un plan tracé proprement par un ninja du village talentueux, c'était de l'art, c'était beau. Le décor était tout simplement placé, d'un côté c'était le sérieux, de l'autre le ridicule qui pouvait se transformer en quelque chose de plus réfléchi. Mais, il ne se souciait pas du protagoniste en face de lui. S'il était avide ou non, car la cupidité pouvait être présente dans n'importe quel individu. Il le connaissait comme un homme pauvre, donc sa théorie n'était pas si pauvre en intelligence, au contraire.

En effet, le Raikage, autrefois, n'était pas un homme que les nobles pouvaient fréquenter ; dans l'échelle social il n'était que poussière. Mais, pour le Mizukage, ce n'était pas une raison de le sous-estimer et d'être irrespectueux avec lui. Il respectait n'importe quel dirigeant, tant qu'il savait mener son village.

« Vous savez, nous ne sommes pas ici pour tirer des hypothèses, des théories déplorables, pauvres. Mais, en ce qui concerne le dirigeant dont je vous ai parlé, il n'est pas apte à conserver ce poste. L'exterminer lui et son peuple est une urgence. »

Il prit une cigarette depuis sa poche droite, celle-ci était comme les précédentes : une merveille pour ce fumeur.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Ven 13 Fév - 22:56




Convocation



Dans un coin reculé du monde, un homme doté d'une forte musculature à la chevelure rousse était assis en tailleur et assistait à ce paysage qui lui semblait être monotone. De magnifiques rayons lumineux qui éclairaient la région et un ciel bleu sans nuage avoisinant. Sa position n'était pas lointaine du village caché de la feuille mais pourtant personne ne connaissait réellement cet endroit; pas même le Hokage qui pourtant devait discerner ces frontières. Un visage impassible se lisait sur son faciès et des pensées vertueuses planaient dans l'esprit de ce personnage. Une cape noir légèrement froissée à cause de l'usure l'enveloppait et des bandages blancs recouvraient la plus part de ses membres, sûrement dû aux combats qu'il avait mené par le passé. Notre protagoniste était philanthrope. Malgré qu'il s'était réfugié hors du village caché de Konoha, celui-ci n’oubliait aucunement ces semblables. Il espérait un jour faire perdurer une paix indéterminable. Mais dit un vieux dicton: le bonheur est éphémère. Il se devait de terrasser la mauvaise graine pour prouver le contraire. Depuis quatre ans, la nation du feu avait prospéré mais d'autres villages s'étaient éveillés et certains manigançaient des plans déplorables. Notre héros était justement né pour mettre fin à ces idioties que concevaient ces êtres infâmes.

Il éprouvait un grand amour pour les animaux ainsi que la nature et les guerres n'engendraient que la destruction de tout ceci. Si une personne quelconque venait un jour à assassiner un animal sous ses yeux, Dieu seul connaissait l'acte qu'il pourrait adopter. En tout cas, l'acteur de cette scène serait certainement mort, le connaissant. Evidemment, que cela soit un ami ou un membre de la famille. Descendant d'un héritage où la protection des créatures et l'univers étaient primordiales, notre protagoniste se devait de suivre la même voie. Ainsi, durant toute sa carrière, jamais il n'avait postulé au titre de Hokage car son idéologie pourrait nuire à la bonté du village caché de la feuille. M'enfin, ne nous éloignons pas trop du contexte. Alors qu'il contemplait sagement le décor sans émettre le moindre bruit de sa bouche ou de ses gestes barbares, un volatile approchait lentement, mais sûrement, et notre garçon décida alors de se relever. Le muscle de son bras se contracta lors de la poussée contre l'un des petits rochers placés à côté de lui et il se redressa avant que le petit oiseau ne débarque. Debout, sur ses deux jambes, celui-ci était fin prêt à démarrer pour une toute nouvelle journée qui semblait meilleure que les précédentes. L'effet de la lumière dessinait parfaitement sa silhouette derrière lui et l'on pouvait enfin voir de qui il s'agissait.

Cet homme que l'on ne voyait qu'une seule fois tous les deux mois voir trois, au sein de son village. Des fois même jamais durant une bonne et longue année. Son identité n'était autre que Leiko Jujiro, aussi dit l'Ermite de Konoha. Esquissant un sourire, s'étirant les mains levées au ciel tout en basculant son bassin de gauche à droite et de droite à gauche tel un incapable, à son faciès l'on pourrait croire qu'il ne prenait rien au sérieux, celui-ci s'exclama: « Oy, oy, c'est pas tous les jours que je reçois des lettres. Une de mes anciennes conquêtes, peut-être ? Non... impossible. Ces femmes sont nulles. Elles savent pas même faire un Henge. » avant qu'il ne se tut un instant. L'oiseau le rejoignit presque qu'il se mit à gigoter de ses mains ne désirant pas le papier que lui apportait l'animal. Alors le volatile relâcha son étreinte et le parchemin chuta devant ses pieds avant de reprendre son envol vers la destination de départ. Pendant ce temps, Leiko paniqua: « Non, non, non ! Encore cet enfoiré d'Hokage qui veut me voir... y a pas moyen que j'retourne là-bas. J'ai encore des femmes à conquérir avant. » Son regard flancha sur le rouleau qui lui était dressé avant d'y observer plus attentivement la signature. Il fut surpris de voir qu'il ne concernait pas le Shodaime du village caché de la feuille mais bien quelqu'un d'autre, tout aussi important.

« Hmm... le Mizukage désire me voir ? Intéressant. » dit-il soudainement d'une expression scrupuleuse alors qu'il se comportait tel un bambin précédemment. Décidément, nous avions bien là une espèce rare de l'être humain. D'un geste majestueux, celui-ci après avoir récupéré le cylindre au sol retira le sceau ainsi que la liane qui le fortifiaient, sans souci, avant de décrypter son contenu. Lui qui avait traversé la plus part de sa vie dans la forêt n'avait malheureusement pas appris la lecture et sa physionomie n'importe qui pouvait deviner qu'il en était nettement désavantagé. Le seul moyen pour lui était un contact direct et heureusement cela représenta un rendez-vous dans les environs de quatorze heures au sein même du village caché de Kiri. Un piège ? Une embuscade de la part du Shodaime de la brume ? Avait-il même réfléchi à cette option ? Leiko était trop bête pour ça et rangeant l'invitation dans son manteau, il fit découler du sang de son pouce avant d'entreprendre une série d'incantations qui avait pour but final son animal de compagnie. « Invocation du Roi Faucon Pèlerin ! » s'écria-t-il avant qu'une épaisse fumée ne recouvre l'entrée de la grotte dans laquelle il se trouvait. Les informations furent données à la seconde même où le volatile fit son apparition. Jujiro grimpa sur son dos d'un simple bond et les deux protagonistes s'en allèrent pour Kiri.

Le voyage perdura deux bonnes et longues heures qui semblaient sans fin pour notre Ermite du village caché de la feuille. À destination, après ce trajet plus que pénible dont cette brume qui empêchait de voir quoi que se soit, le Faucon se déposa sur ces terres inconnues appartenant au village caché du brouillard. Il descendit sans effort et la bestiole retourna dans son monde tandis que des gardiens approchèrent avant de questionner le rouquin. « Leiko Jujiro, Ermite de Konoha. J'ai reçu une invitation du Mizukage. » rétorqua-t-il d'une voix imperturbable. Les hommes se retournèrent avant de se diriger je-ne-sais-où après cette annonce. Notre héros comprit qu'il devait faire de même et suivit ces individus qui empruntaient un chemin neutre, loin des villageois et du centre ville. Semblait-il qu'ils ne désiraient exhiber aucune information les concernant. Observateur, la Bête mémorisait entièrement le chemin côtoyé pour s'échapper en cas d’embuscade. Après plusieurs minutes, tout le monde se stoppa, ils entrèrent à l'intérieur d'une grande tour pour finalement pénétrer dans le bureau du Mizukage. D'une expression enjoué, la main en l'air en guise de salut, voilà que l'Ermite fit son entrée. « Yôo... alors ça s'passe ? » Une atmosphère lourde planait dans cette salle.

Celui-ci vit tout d'abord le chef de la brume lorsqu'il reconnut ensuite une autre grosse tête: le Raikage. « Ah ouais... donc on est vraiment pas là pour s'amuser, hein ? » murmura-t-il avant de se gratter l'arrière de la tête d'un air bien agacé.

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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Dim 15 Fév - 1:42



Assise simplement, non loin du bâtiment du Mizukage, Makkura fumait une énième cigarette. Et même si son dirigeant partagé le même goût prononcé pour la nicotine que la jolie Kunoichi, celle-ci avait bien du mal à s'accorder pareil privilège dans l'enceinte du bâtiment, surtout lorsqu'elle secondait le Shodaime. De plus, aujourd'hui, ils s'apprêtaient à recevoir des personnages importants de l'histoire ninja actuelle, et si elle savait que le comportement de son chef pouvait parfois se montrer nonchalant, elle tenait à montrer d'elle-même une image pleine de sérieux. Son côté un peu trop formel et militaire, comme si elle avait jamais fait partie d'une quelconque unité au cerveau lavé de tout sentiment pour simplement se comporter comme un automate à qui l'on aurait donné un ordre.
La belle tatouée était un peu de ce genre, derrière ses airs renfermés et presque méchants se cachait simplement un ninja prêt à tout pour la prospérité de son village, et désormais, alors qu'elle occupait enfin une place importante, elle comptait avant tout sur sa force de caractère pour montrer que malgré le fait qu'elle soit une femme - chose bien souvent critiquée à outrance - elle pouvait également être une arme de choix pour un village.
Même si, dans le fond, elle ne croyait pas réellement à ses belles paroles elle-même. En réalité, la Rose n'avait jamais eu l'impression de s'être fixée un réel but. Après les agissements de son père, et la mort de celui-ci, elle aurait très bien pu quitter le village qui avait été le théâtre des méfaits de ce fou, mais non, elle avait souhaité resté. Et mieux encore, elle avait décidé de se dévouer entièrement à celui-ci.

Alors voilà, elle s'était finalement retrouvée en position de bras droit du Mizukage lui-même. Devenue l'ombre d'un homme aux cheveux de jais dirigeant ce pays comme il le fallait, elle connaissant non seulement sa place mais également l'importance qu'elle avait à resté à celle-ci. Toutefois, elle n'était pas de ces bras droit laissés de côté, que l'on jette lorsqu'il faut se protéger. Non, elle savait bel et bien que son appartenance à ce grade était fondé et qu'elle avait tout le mérite d'y être.
D'un geste rapide, elle écrasait son mégot encore fumant, se dirigeant ensuite vers la haute tour. Les " invités " d'Atra ne devraient sans doute pas tarder, et elle tenait à y être avant eux. D'un geste fin et délicat, elle frappait contre la porte du Mizukage, n'attendant cependant pas de réponse, elle entrait et prenait directement place, un peu en retrait de celui-ci, faisant face à la fenêtre, cependant qu'elle tournait le dos à la porte. D'une voix claire, elle s'énonçait alors :

- Le Shodaime Raïkage devrait bientôt arrivé, les gardes l'escorteront directement. Il en va de même pour l'Ermite que vous avez conviés.

Et en effet, à peine une dizaine de minutes plus tard, un nouveau coup résonnait à la porte. La jolie tatouée se tournait alors, faisant face au premiers arrivés : le Raïkage et ses accompagnateurs. D'un geste presque trop sérieux, elle saluait le dirigeant de la Foudre, alors que les deux Kage se saluaient mutuellement dans un échange formel.
Réellement, la jolie Kunoichi ne servait pas à grand chose, à cet instant précis. Elle n'avait pas énoncé une seule parole depuis que le second Kage était entré, et se contentait d'attendre là, droite et silencieuse, derrière son propre dirigeant. Elle savait, bien évidemment, qu'elle avait tout à fait droit à la parole, mais pour le moment, elle préférait attendre de voir le changement des évènements venir.
Et puis, le dernier invité se présentait, un Ermite de Konoha à la chevelure rousse un peu trop brillante. Makkura le saluait à son tour, avant de se décaler un tant soit peu pour venir se poster juste derrière le fauteuil du Mizukage.
Tout allait enfin pouvoir commencé.

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 Shodaime Raikage
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Shodaime Raikage

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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Lun 16 Fév - 13:40


" No Comprendo "
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Je savais pas quoi mettre alors j'vous troll huhu

~ [...] Nous inculquons maintes philosophies au travers d'opuscules surannés par l'itération des saisons. [...]
~ *Tousse* Oui, en effet, c'est important d'insister sur euh... ce que vous dites là.

Le néant. Aussi vaste soit-il, le ténébreux s'éprouve dans son monde, batifolant des expressions à ce jour inaudible. Il est venu ; l'air froid, mais discernant une parcelle de bon accueil, le fils de l'homme ne semble pas insensible à ce qui se prépare et dans l'intérêt de tous il a réuni les meilleurs. Le fumeur à la voix encore fragile, s'est donné à coeur joie d'étaler sa philosophie et ses valeurs d'une seule phrase ; une phrase qui malheureusement fut incomprise par le peuple face à ses yeux. Mais son entrée ne fut-elle pas exotique ? Une ouverture des rideaux d'une façon propre à lui-même ; il venait de prouver avec cette phrase qu'il est un homme tout aussi incompris que moi.

Il faut le suivre jusqu'à son bureau, afin que les choses sérieuses puissent se mettre en place et que je cesse mon sublime jeu d'acteur de l'homme " ridicule ". Car bien qu'étant un homme aux principes si peu aisés à comprendre et possédant l'air d'une désinvolture la plus totale, je sais trouver mes mots ; je sais discerner les moments ridicules des moments importants et tôt ou tard je vais devoir montrer mon vrai visage à Kiri ; afin que le Mizukage et même son peuple, me voit tous comme un homme éclatant de mystère et de puissance et pour cela, rien ne vaut une démonstration. Mais il est encore trop tôt pour ça.

Nous arrivons à destination, le bureau du chef de la brume. Dans son sein, on peut y trouver de tout : un bureau, un canapé, une table, des murs, une porte, une fille... oh ! Quel coquin ce ténébreux ! Moi qui pensais jusqu'à maintenant qu'il n'était pas de ce genre. Apparemment, il a oublié de dire à cette charmante demoiselle de retourner à ses occupations : fourrées dans un bar ou une quelconque bâtisse de prostitué. Cependant, le fait qu'elle s'incline dans un respect très expressif, me laisse à penser qu'elle serait plutôt le subordonné du Mizukage et non pas une... gourgandine comme je le pensais en entrant dans cette pièce. Je salue formellement une dernière fois le Chef du Pays de l'eau, afin que cette réunion commence.

~ Otose-san, Madao, sortez. Laissez moi seul avec eux s'il vous plait.

Mes compagnons de route et fidèles serviteurs s’exécutent et sortent tout deux du bureau, sans poser la moindre question : une confiance totale se ressent dans nos actes.

~ Vous savez, nous ne sommes pas ici pour tirer des hypothèses, des théories déplorables, pauvres. Mais, en ce qui concerne le dirigeant dont je vous ai parlé, il n'est pas apte à conserver ce poste. L'exterminer lui et son peuple est une urgence.

J'escompte répondre à cette... " expression orale " dont me fait par le Mizukage, mais quelque chose, ou plutôt quelqu'un, m'y en empêche. Il entre dans le bureau, l'air assez détendu me rappelant une certaine personne... *se fusille du regard... ah non, je ne peux pas me fixer moi-même du regard*. Bref, barbe de plusieurs jours, vêtements pas très propres il m'a tout l'air d'un parfait clodo à la recherche de quelques pièces de monnaies que je ne lui aurai jamais données : je connais la pauvreté et personne ne m'y a aidé à en sortir ! Alors qu'il se débrouille ! Mais, les gardes n'auraient jamais laissé passer un tel individu jusqu'ici. L'homme est spécial et il le prouve : apparemment le Mizukage l'aurait aussi convié à cette réunion importante... et de mes lèvres s'évapore un soupir infini, avant de poser mes fesses sur l'un des divans présents.

~ Qui est-il exactement ?

Je n'attends aucune réponse complexe. Je veux simplement savoir qui j'ai en face de moi avant de débuter cette réunion -enfin...-

~ Bien. Maintenant que nous sommes tous présents (j'espère), reprenons. Comme vous le dites Mizukage-dono, cet " homme " doit périr, lui ainsi que tout ses partisans. Mais je suis contre le fait de retirer la vie à des villageois qui ne font que suivre le règlement de ce dictateur sous peine d'être abattu : c'est un acte auquel je refuse de prendre part ; et je préfère m'assurer de moi-même que cela est bien compris ? Cependant : pourquoi ne pas vous êtres allié vous, Kiri, à Iwa afin d'obtenir la puissance ? Pourquoi choisir d'aller contre ce village et son pays ? Votre point de vue m'intéresse, tout autant que le votre, Leiko-san. Et le nom de cette demoiselle, qu'est-ce ? J'aimerai aussi entendre son avis sur tout ça.

Cessons les gamineries, cessons le ridicule. Désormais nous devenons tous sérieux. Il est question de l'avenir de nos peuples, de nos villages, de nos parents et enfants : aucun ne mérite que nous prenions tout cela à la légère et je m'assure dans un premier temps que cela soit bien conforme à ce que j'espère. Je me lève du divan, écoutant les diverses réponses qui survolent la salle, avant de me stopper tout bêtement devant la vitre qui exprime son panorama sur tout le village : beau décor l'ami.

~ Qu'est-ce que je gagne exactement en faisant alliance avec vous ? Je suis quelqu'un de très franc et sachez que je ne passe pas par plusieurs chemin : si je dois dire une chose je le fais. Moi je vous offre : mes îles cachées, ma puissance de frappe : vous n'êtes pas sans connaître les clans puissants de Kumo n'est-ce pas ? Les Yotsuki, gagnant ainsi la ligne de front et les utilisateurs du Ranton : gagnant ainsi les airs et le ciel par la foudre et l'orage. Vous gagnez aussi un général : moi. Je vais vous montrer, afin que nous soyons sur la même longueur d'onde ce que j'exprime par là : je vais exécuter une technique devant vos yeux sur ce mur là, il n'y aura pas de grand dégât et personne ne sera touché, rassurez-vous... dites moi Mizukage-Dono, quel genre de technique souhaiteriez vous voir ? Et bien sûr, de quel genre de technique pensez-vous que je dispose ?

Je pointe le fameux mur du doigt : beaucoup de questions qui demandent toutes des réponses.
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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Mar 17 Fév - 0:16

rencontre
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mdr

L'intervention de l'homme qui exhibait avec fierté sa chevelure mi-longue au reflet d'étain n'était pas justifiée. Il était clair qu'il n'avait pas compris entièrement les paroles du dirigeant. Celui-ci était conscient de la psychologie mystérieuse de son futur allié. Le Mizukage se comportait normalement, les bras le long du corps et montrait une fine musculature et des courbes sveltes à la taille intermédiaire même si cette physionomie était spécieuse.
« Excusez-moi, je n'ai pas présenté mon invité précieux. Sa dénomination n'est qu'autre que Leiko Jūjirō, connu pour être l'ermite de Konoha. Il prendra part de notre réunion et sera mon fidèle allié. Il faut que je vous prévienne, un moine très âgé et que je respecte énormément est sur le point d'arriver. Il est aussi un précieux atout. »

Il n'y avait pas grande différence avec celle du Raikage, ils avaient quasiment le même âge. Mais, ce qui était un rare atout parmi les dirigeants, notre homme avait du charme. Il s'approcha lentement vers le bureau, au même rythme que celui du maître de la foudre, en apportant un regard indifférent à Makkura,  son bras-droit. Ils étaient du même calibre, mais le Mizukage savait pertinemment que quelque chose n'allait pas – l'intelligence aussi différenciait les deux hommes.

Il avançait à vive allure avant de déposer son postérieur sur son fauteuil, en face du Raikage qui était devant le bureau où le traité était déposé.

Subséquemment, Gin approuva l'attaque sur la personne concernée, mais pas sur son peuple. Cependant, il n'était pas d'accord sur le point de tuer des villageois corrompus, ce n'était pas acceptable pour lui, ils n'étaient que des innocents. Le jeune homme chérissait cette sensation, en effet, il savait très bien qu'il y aurait des inconvénients.  

- « Les villageois devront choir entre les mains du bourreau. Ils n'hésiteront pas à attaquer et cet homme s'en servira contre nous s'il y a débordements. Je n'ai jamais voulu m'allier à Iwa pour la simple et bonne raison : leur pratique. Ce ne sont que des belliqueux et des déicides, j'en suis sûr. Je ne recherche pas la puissance, sinon pourquoi devrais-je provoquer un génocide ?  »

Ces mots donnaient cette impression d'un goût âcre dans la gorge. Certainement qu'au départ il ne souhaitait pas donner une définition à l'abjection, mais son envie barbare résidait viscéralement dans ses entrailles ; une folie sanguinaire qui ne pouvait être assouvie avec des morts. L'esthète attendait patiemment avant de pouvoir répondre aux questions suivantes posées par le Raikage.

Mais, l'individu à la chevelure argentée avait pointé son doigt contre le mur, en utilisant quelques paroles qui pouvaient donner un indice sur sa question hors contexte. Ce pourquoi, notre homme avait patienté en gardant son air indifférent tout en déposant son mégot sur le bureau.

« Vous savez, nous avons le contrôle total des mers. Il n'y a rien à développer là-dessus, vous savez de quoi je parle. Ensuite, nous pouvons vous aider sur quelques inventions scientifiques et technologiques. N'utilisez pas vos ondes sur mes murs, ce serait un manque de respect et ce serait hors contexte. »
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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Mar 17 Fév - 5:38

Il marchait depuis des semaines, seulement accompagné de quelques disciples qui lui servaient de voix et de mains : lorsqu'ils arrivaient dans une taverne miteuse abandonnée le long d'une route, ces derniers louaient les chambres, payaient la nourriture, parlaient avec les tenanciers si besoin, de sorte que leur maître ne fût jamais mis en contact avec quiconque, et qu'il pût traverser le pays de Hi avec la discrétion d'un souffle. Arrivant vers la mer qui les séparait du pays de la Brume, l'air devint plus lourd, la respiration plus difficile ; et il leur vint l'irrépressible envie d'en finir avec leur « rencontre au sommet ».

Bien avant l'apparition du monde ninja, le vieux moine s'était lié avec l'actuel Shodaime de par ses activités les plus secrètes. L'indépendance et l'autonomie acquises par sa retraite avait en effet permis à Inari d'assurer ses intérêts, de traiter d'homme à homme avec les acteurs les plus importants du monde, de ne plus être assujetti à un pouvoir autoritaire, monolithique, souvent en désaccord avec les principes du vieillard. Le Shodai représentait un atout majeur dans les relations d'Inari ; l'avoir avec soi, c'était s'assurer un avenir ; et le sage du pays du Feu savait trop bien repérer les acteurs politiques d'importance, et se défaire des pions. Il avait travaillé maintes fois avec les services du jeune Mizukage – même lorsque ce dernier n'avait pas encore réuni autour de lui les clans les plus sanglants de la terre, fondant un village que nul n'aurait jamais cru voir émerger un jour au-delà des mers ; ces mêmes mers qu'Inari s'apprêtait à fendre en direction de Kiri.

Les liens particuliers du vieux moine et du Mizukage lui permirent de passer les frontières du pays sans ninjas d'élite à ses trousses, puis la douane comme un diplomate, accompagné d'ailleurs de soldats particuliers mis à sa disposition ; si bien que le voyant traverser sans attendre les hautes portes sombres du pays des Brumes, la populace et les marchands, groupés en plusieurs paquets le long d'une palissade, crurent voir là un seigneur dissimulé sous des habits de mendiant, ou un Daimyo lui-même venu organiser quelque mariage secret.

La traversée du pays vers Kiri prit moins de temps que la traversée des mers. Au bout d'une heure, le maître et ses disciples arrivèrent au village, que des travaux, de part et d'autre des murailles, semblaient agrandir d'avantage. Une hâte pressante les accompagna dans les deniers mètres qui les séparaient du palais ; il semblait que, qu'importe le sujet dans on discutait « là-haut », la venue personnelle d'Inari ne pouvait qu'être désirée pour un débat d'importance mondiale.

Déjà, les murmures d'une voix familière résonnèrent du haut de la tour jusqu'aux premières marches de l'escalier. Inari se sépara alors de ses disciples, qui restèrent aux portes, accompagnant les gardes des autres invités, et les toisant plus ou moins discrètement du regard afin de deviner l'importance et l'origine des partis présents à Kiri. Il y avait deux moyens de considérer l'importance d'une discussion d’État : beaucoup de gardes, et très peu de gardes – dans le cas du Shodai, tous se trouvaient hors de ses bureaux, si bien que le thème général du débat et les premiers mots du Mizukage ne parvinrent aux oreilles d'Inari qu'aux dernières marches du palais.

Alors, surgissant dans le lieu du rassemblement, il saisit le doigt de Gin pointé vers le mur, et le détourna vers le sol avec une autorité et un dédain de professeur. « Personne n'a traversé le pays pour mesurer son parchemin et le dévoiler sans prudence, Raïkage-sama. Pour ma part, je me suis bien évidemment déplacé en personne parce que la question posée par le Mizukage importe de plus en plus – et m'inquiète pour une raison précise. L'homme qui gouverne Iwa tient également sous sa main la famille du Daimyo – les moines qui s'y trouvent, s'ils appartiennent à une autre doctrine que la mienne, sont néanmoins mes proies. Or, à Iwa, impossible de les avoir sous mon influence. »

« Vos services de renseignements vous l'ont sans douté déjà indiqué, et je n'ai moi-même jamais dissimulé à Kiri mes intentions : mon ordre n'est pas le plus nombreux, ni le plus apprécié parmi les religieux ; aussi veux-je installer dans chaque dynastie, jusqu'à la plus petite noblesse de campagne, l'un de mes disciples – et qu'il soit à la fois mon œil et ma main dans la cour qu'il aura sous sa responsabilité. »
Le vieillard relâcha le doigt du Raïkage, posa ses yeux avec un désespoir sincère sur « l’Ermite de Konoha » qu'il voyait avoir ainsi répondu à la convocation d'un pays étranger – puis il s'assit, sirotant un verre de saké qui se trouvait là, et qui appartenait sans doute à l'une des personnes réunies, reprenant son souffle pour mieux poursuivre :

« Un homme sincèrement dévoué aux dieux ne peut qu'accepter ma lecture des textes. Le monde des moines – je n'ai pas assez de temps pour le développer – n'est rien de plus qu'un ministère d'hommes organisant ou participant à des fêtes de villages. Lorsque j'étais jeune, ils servaient de diplomates entre les plus puissants seigneurs ; ils servaient d'intermédiaires avec les divinités et les hommes ; ils servaient de négociateurs avec les Bijuus ; et les plus grands d'eux étaient même capables de les malmener, si les bêtes à queues osaient contester leurs avertissements. Mizukage-sama, Raïkage-sama – et toi, chose puante et mal habillée – avec ou sans vous, je profiterai d'une réunion générale des supérieurs monastiques, qui a lieu cette année près du pays de Tsuchi, vers sa frontière. J'y irai – mais mes disciples viendront avec des sabres et non avec des parchemins. Ils viendront avec des sabres, et nous arracherons la mauvaise herbe pour qu'il ne reste plus que de véritables serviteurs aux kamis et aux puissances divines. Tous les ans, nous nous réunissons pour discuter de la meilleure doctrine. Et bien, qu'ils s'attendent à réviser profondément, très profondément la leur. »


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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Mer 18 Fév - 17:40

convocation





La réunion semblait avoir déjà débuté lorsque le rouquin mit un premier pas dans le bureau du Shodaime de Kirigakure no Satõ. Un autre pilier de ce monde était présent: le Raikage. Sans oublier, bien évidemment, une femme que Leiko ne remarqua pas dès le départ, lui coureur de jupon, la charmante bras-droit du Mizukage. C'est d'ailleurs ce qui le perturba une fois qu'il s'assit sur l'un des fauteuils de cette salle. Il y en avait un bon nombre. D'autres personnages célèbres étaient invités à cette réunion ? Une bonne question qui turlupinait notre protagoniste. Mais plus important, il fallait avancer et clore cette séance au plus vite. Son entrée avait été des plus fracassantes avec une tête prête pour un banquet.

Il adorait les festins. Probablement parce qu'il avait passé la moitié de sa vie sur ces insanités. Plusieurs rumeurs circulaient assurément sur sa personne, comme un homme fort et puissant dans son village qu'est Konoha ainsi que les pays avoisinants, certes, mais avec de tels racontars suivait également le fait qu'il possédait une intelligence hors norme. Malheureusement, ce n'était absolument pas le cas. On pouvait rapidement le constater à son arrivé. Les on-dit étaient toujours excessifs. Mais ce n'était pas pour autant qu'il était complètement stupide, loin de là. Les combats, seulement, assuraient le contraire. La discussion n'était pas son point fort étant un homme qui n'avait vécu que dans la nature.

Leiko ne savait pas lire. Il comprenait vaguement lorsqu'il avait une lettre en main. C'était d'ailleurs la raison de ce débarquement affolant, car il n'avait pas compris l'invitation du Chef de la brume, qui le présenta de plus lorsque le dirigeant de la foudre le questionna. Il fit ceci respectueusement, ce qui plut énormément au protagoniste qui esquissa un léger sourire avant de prendre un sérieux inébranlable. Cette fois, la plaisanterie avait assez duré. Le débat débutait et le Raikage lança les hostilités. Il s'exclama d'une physionomie consciencieuse, expliquant divers inconvénients qui firent comprendre à Leiko le pourquoi du comment il était ici. L'Ermite comprit qu'il se devait de prendre part à ce conciliabule et rétorqua avant les autres.

« Je suis du même avis que le Raikage. Je ne veux pas tuer des innocents, ils ne font que suivre les ordres de leurs supérieur. De plus, une guerre engendre un risque: la mort. Je ne suis pas de Kiri, ni de Kumo, mais de Konoha et le Hokage n'est pas présent. Ce qui veut dire que je combattrai sous mon nom. Par contre, en échange, je souhaiterai quelque chose. Et je-ne-sais combien de trésors recèlent le brouillard... » * suivit ensuite le traître de Atra *

Il fallait certainement s'y attendre, après tout. Un homme qui n'était d'aucun des deux regroupements principaux et agissait comme un mercenaire, désirerait quelque chose. Mais de quoi parlait le rouquin ? Bretteur hors pair, il savait pertinemment que le village caché de la brume était en possession de sabres uniques. Ou peut-être proposerait-il une chose meilleure ? Comme... coucher avec cette jeune femme qui n'était autre que son bras-droit. Il n'était pas très difficile de se mettre l'Ermite dans sa poche, mais n'était pas non plus aisé. Leiko se demandait bien l'offrande qu'il lui ferait, plus tard, lorsque cette discussion sera close. Avant, la situation devenait de plus en plus intéressante. Le Shodai Raikage se releva du divan.

Une intention particulière lui vint à la tête et il se dirigea en direction de la vitre qui dominait les quatre murs de cette salle. Celui-ci pointa son doigt vers ce panneau de verre avant qu'il ne parle d'user de technique qui lui était propre. À ces mots, un grand sourire s'esquissa sur le visage de notre protagoniste qui était impatient de connaître la suite. Quant au Mizukage, il déplorait cette idée et lui fit comprendre gentiment. Discrètement, dans cette discorde, un vieillard s'y glissa et agrippa le doigt de l'homme à la chevelure au reflet d'étain qu'il relâchait au cours des ses premières paroles. Elles furent longues et lassantes pour l'Ermite qui n'y comprenait absolument rien à son charabias. Il se posa une seule et unique question...

Combien de personnes allait contenir cette salle ? Ils étaient déjà quatre et voilà qu'un cinquième arrivait. En plus, pas n'importe qui de nouveau, mais le sage du village caché de la feuille dont Leiko en avait déjà entendu parler. Ces deux-là n'avaient jamais eu l'occasion de se fréquenter, mais peu de temps après, le membre de la famille Jujiro comprit très vite que ça n'en valait pas la peine lorsqu'il employa le terme "chose puante et mal habillé". La main sur son sabre, son index pressa sur la poignée et un petit "click" titilla les oreilles de tous, indiquant que sa lame était déjà à moitié sortie. Il se leva, quittant le fauteuil, avant de joindre la position du moine d'une physionomie bien emporté, colérique.

« Tu parles trop. Tu devrais la fermer et écouter. Ne me manque pas de respect ou tu vas rejoindre l'autre monde bien plus vite que tu ne l'penses, vieillard. On est pas dans ton monastère ici. »

Une grande tension prenait place. Les deux êtres du village caché de la feuille ne démontraient pas là une bonne image, mais semblait-il que le Sage n'avait pas très bien compris où il se trouvait. En tout cas pas chez lui. Tout d'abord prendre le doigt du Raikage et le détourner puis aborder sur l'Ermite par des injures. Face à face, prêt à dégainer si besoin, Leiko ne bougea plus, attentif sur tout mouvement offensif.





Dernière édition par Leiko Jūjirō le Lun 23 Fév - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko] Mer 18 Fév - 19:07



La jolie tatouée n'avait toujours pas prononcé la moindre parole, se contentant de rester droite derrière son dirigeant, écoutant les différents avis. Et nonobstant les regards lancés tour à tour par les invités, elle n'avait rien relever, se contentant de rester stoïque. Bien évidemment, elle ne faisait pas uniquement office de décoration, mais l'idée de s'oser comme ça devant ces grands noms n'était pas réellement dans ses habitudes. A moins qu'elle ne juge son intervention digne de l'être ou qu'elle soit invitée à le faire, la jolie Rose savait tenir sa langue.
Mais principalement, elle savait se tenir correctement à sa place. Et de ce fait, elle ne cillait presque pas. Pas même lorsque les nouveaux protagonistes cherchaient sans doute à attirer l'attention. Néanmoins, un certain sérieux se dégageait tout de même de l'ambiance, et même un peu trop de sérieux à vrai dire. La tension semblait être trop élevée, comme si quelque chose s'apprêtait à craquer violemment. De ce fait, elle posait presque par réflexe ses mains fines et presque trop délicates sur le dossier du fauteuil de son Kage, se tenant plus dans la conversation qu'elle ne l'avait été en se tenant stoïque.

Enfin, le Raïkage venait à soulever le problème qui semblait gêner tout le monde, si ce n'est notre empoisonneuse : les pertes civiles et innocentes du côté d'Iwa. Avec vivacité, les yeux grisés de la jeune femme passait de visage en visage, avide de connaître la finalité de ce débat. Et ce, jusqu'à ce que le dirigeant de Kumo l'invite à son tour à s'exprimer. Délicatement, la belle Kirijins se redressait un tant soit peu, et, jetant un bref coup d'oeil en direction de son chef, elle s'énonçait.

- Comme il semble logique, je suis la seconde du Mizukage et je me nomme Makkura, se présentait-elle brièvement. Je ne partage pas votre avis, ou du moins, pas totalement, les pertes innocentes seront très certainement à déplorer, il en va de soit et pas forcément que du côté d'Iwa. Néanmoins, je doute qu'ils soient tous forcés de venir sur le front.

Elle marquait une légère pause, cherchant à savoir si ceux qui l'écoutaient se douter de ce qu'elle comptait amené sur le tapis. Et pourtant, les choses étaient claires ; il n'y avait ni bien ni mal en jeu. Ni méchants ni gentils. Seulement, deux nations qui allaient s'affronter au pouvoir de leurs hommes. Et forcément, il y aurait des morts, et ça, ils ne pourraient s'en défaire. Alors, elle reprenait délicatement la parole.

- Je ne vous pousse pas à opter pour un génocide. Mais soyons clairs, il n'y a pas de contexte manichéen. Si les Iwajins se battent, c'est pour leur village. Je suis, moi-même, prête à mettre ma vie en jeu pour Kiri et pour mon Mizukage, alors je suppose qu'il en va de même pour les Iwajins. Ils ne sont pas forcés, ils font ce qui leur semble être bien.

Derechef, elle se reposait plus stoïquement, s'éloignant du fauteuil. Puis d'un geste fin, elle entrouvrit la fenêtre et brisait l'une de ses idées fixes en allumant une cigarette. Après quoi, elle se contentait d'écouter les réactions suivantes, celle du nouveau Konohajin arrivé, ainsi que son affrontement avec son collègue de village. La tension montait encore, et elle montait beaucoup trop pour que tous ces hommes soient en mesure de la contrôler.
A vrai dire, la jeune femme commençait à sentir que la situation prenait de plus en plus de sérieux au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient et que chacun prononçait ses paroles, donnant son avis avec plus de sincérité que d'intérêt.

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[FB] Une rencontre pour changer le cours des choses [Feat Kiri et Leiko]

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