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Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha)

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Shodaime Tsuchikage
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MessageSujet: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Mar 17 Fév - 21:23

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Feat. Ageha



Très peu de temps après son arrivée au pays de l’Ours et l’installation de son campement, Akainu reçut une lettre venant tout droit d’Iwa. Elle portait le sceau du Tsuchikage, ce qui signifiait qu’elle avait été préalablement lue et renvoyée par Emiko, sa femme qui était resté occuper ses fonctions au village. Pourquoi lui faire parvenir ce message ? Son contenu devait très certainement relever d’une importance capitale. Curieux, le médecin de la mort s’empressa de la lire. Il s’agissait en fait d’une missive émanant du Kazekage en personne. Il désirait qu’un de ses diplomates puisse s’entretenir avec le Tsuchikage au plus vite concernant une alliance. Devant de le papier, Akainu plissa les sourcils. Une alliance ? Quelle drôle d’idée, comment cela pouvait être possible ? Le pays de la Terre était l’exact opposé du pays du Vent. Qu’est-ce qui pouvait bien mener leur chef à vouloir s’allier avec lui ? Peut-être voulait-il protéger son pays d’Iwa ? Probable, après tout, les Iwajins représentaient une menace grandissante, se les mettre dans la poche était d’une grande intelligence. Même s’ils l’ignoraient, Akainu convoitait d’ailleurs déjà leurs terres. A quoi bon faire la guerre si on lui proposait d’emblée une alliance. Considérant l’offre intéressante, le Tsuchikage accepta de recevoir l’émissaire de Suna pour pouvoir discuter de cela et même peut être d’aboutir au final à une alliance.


Bien évidemment, Akainu ignorait encore les tenants et aboutissants de cette proposition. S’agissait-il d’une piège ? Très peu probable. Suna était un village ouvertement pacifique et portée sur la diplomatie, non sur la guerre. Jamais les Sunajins ne risqueraient de s’en prendre à Iwa en premier. Pendant que les antidotes commençaient à se produire en série, le Tsuchikage autorisa à un haut diplomate du pays de Vent devenir le retrouver au pays de l’Ours. Comme la situation était exceptionnelle, Akainu autorisa même le cortège Sunajin à passer par le pays de la Terre. Bien évidemment ils seraient fortement escortés par un grand nombre de soldats. Il ne fallait pas qu’ils puissent aller où bon leur semblerait. Leur chemin ne leur apprendrait presque rien de l’intérieur du pays de la Terre. Une fois leur chemin tracé, le Tsuchikage renvoya personnellement une missive en direction de Suna pour leur confirmer qu’il était prêt à discuter. Pendant ce temps, il continua de défendre son campement contre les rares tentatives d’intrusion des ninjas de l’étoile.


Le temps se passa, jusqu’à ce que finalement le cortège Sunajin approche du campement où se trouvait Akainu. Pour l’occasion, le Tsuchikage avait fait venir une autre tente, tout aussi grande et confortable que la sienne pour le diplomate du pays du Vent. Certes, le médecin de la mort détestait avoir recours à la diplomatie plutôt qu’à la guerre, mais il fallait bien admettre que parfois cela s’avérait plus intéressant. N’étant pas un homme sot, il comprenait l’importance de bien traiter ses invités. Même si Iwa était en guerre, Akainu fit venir grand nombre de victuaille pour nourrir les Sunajins? Enfin, par mesure de sécurité, on renforça la défense autours du campement. Finalement, l’émissaire de SUna, en la personne d’Ageha Asasuisei fit son apparition. Le chef des Ryotenbin la laissa se reposer quelques heures du voyage avant de lui donner rendez-vous dans sa propre tente. Assis à son bureau, l’homme offrit un large sourire à la jeune femme lorsqu’elle pénétra sous tente. Par politesse, Akainu se leva et alla serrer la main de la diplomate. Après lui avoir demandé de s’assoir, il sortit d’une coffre une bouteille d’alcool qu’il posa sur son bureau avant de se rassoir. Il s’agissait là du breuvage le plus délicieux et le plus rare produit à Iwa. Son prix atteignait des sommets et rares étaient ceux en mesure de pouvoir le goûter ne serait-ce qu’une fois dans une vie. Une fois cela fait, le Tsuchikage prit la parole.


« Ravi de faire votre connaissance Dame Asasuisei. J’espère que vous avez fait bon voyage, prenez ceci comme gage de ma sympathie. Bien, venons en maintenant à ce qui vous amène ici. Votre Kazekage m’a fait parvenir une lettre dans laquelle il parle de l’hypothèse de former une alliance entre nos deux nations. Sachez que l’idée me plait fortement, cependant j’aimerais que vous rentriez dans les détails. Quelles sont les conditions de Suna ? »




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Dernière édition par Ryotenbin no Akainu le Mer 18 Fév - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Mer 18 Fév - 19:01


Autant dire que Matabei me devait beaucoup sur ce coup. J'allais lui ressortir sa mission diplomatique avec Iwa pendant des lustres, pour obtenir de mon Kage de frère pas mal de compromis qu'il ne m'aurait pas accordés sinon. Bien entendu, il n'avait pas intérêt à me rappeler qu'à la base, l'idée d'un village ninja et d'une politique axée sur la diplomatie venait de moi. Notre Daimyo, Kyoshi Danzaki, et Matabei n'auraient pas dit non à des actions plus fermes sur le contrôle de nos frontières et n'auraient sûrement pas envisagé de nouer – ou tenter de nouer – des accords commerciaux et diplomatiques à tout va. C'était le privilège d'être une petite sœur : la mauvaise foi venait avec le poste, sans que personne et surtout pas l'intéressé, n'y trouvât à redire.

Le voyage jusqu'au lieu de rendez-vous vous d'un banal ennui. Mon escorte était sous la surveillance stricte des Iwajins, et même si le tourisme n'avait jamais été mon truc, il était hors de question pour nous d'aller ne serait-ce que cueillir des fleurs. Bah, nous faisons un peu pareil avec nos invités. On commençait par un long trekking dans le désert, histoire de leur faire perdre leurs repères, avant de les mener à Suna. C'était « de bonne guerre », comme ils disaient. Personnellement, je ne connaissais pas une guerre qui fut bonne. Et c'était exactement une guerre qui me menait jusqu'à ce Akainu du clan Ryotenbin. Celle qu'il avait portée sur les territoires frontaliers au Pays de la Terre, et notamment, le Pays de l'Ours. Sa politique expansionniste pouvait à terme, isoler voire même menacer le Pays du Vent. Quand on regardait la carte, ce n'était pas bien compliqué de comprendre où il allait en venir.

Nous fûmes reçus avec tous les hommages dus à notre rang. Quelque part, je m'en étonnais. Les informations qui parvenaient jusqu'à Suna avaient dressé le portrait d'un homme extrêmement dur, implacable. Un véritable tyran qui s'était imposé par la force et qui continuait à asseoir son autorité par la répression la plus stricte possible. Pays de la Terre ? Pays de la Terre rouge, oui. Le sol devait être gorgé de sang. Ceci dit, en bonne petite horticultrice que j'étais, je savais que c'était un bon moyen de rendre les champs fertiles, le corps humain étant un très bon engrais.

Lorsque je fus conviée dans la tente du Kage, je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre. J'avais revêtu pour l'occasion une tenue ninja traditionnelle, en tons beige, gris pale et bleu clair, loin de mes usuelles tenues plus légères que j'abordais à Suna. Avouons aussi que le climat n'était pas le même, et que je disais pas non à une couche de vêtements supplémentaires. Les voiles, c'est bien, c'est joli, mais ça ne protège pas vraiment.
Je contemplais le cadeau. Je goûtais peu à l'alcool. En tant que médecin, je savais parfaitement à quel point les liqueurs pouvaient être dangereuses. Des poisons dans leur genre. Par contre, je ne passais pas à côté de la valeur du présent. Au moins Akainu ne prenait pas cette entrevue à la légère. Ou peut-être essayait-il de nous en mettre plein la vue, pour nous mettre mal à l'aise ? Ça, c'était peu probable. J'adorais le luxe.
- « Je vous remercie de votre accueil. Je transmettrai votre cadeau à mon Kage, qui tient à son tour à vous assurer de l'estime qu'il vous porte. » Je mis sur la table ce que j'avais apporté. Pas de papier cadeau, car je ne voulais pas éveiller la méfiance de mes hôtes en leur laissant penser que je dissimulais quelque chose. Aussi, la poignée de pierres précieuses roula un peu sur le bois, rubis et diamants projetant des éclats de lumière en kaléidoscope. J'ajoutai un pot de miel au safran, une production particulièrement personnelle, venant de mes ruches.

- « Le Pays du Vent... » commençais-je à lui répondre, en glissant dès le début le fait que je représentais non seulement les ninjas de Suna, mais aussi la population entière du Pays. Je n'étais pas que l'envoyée du Kage, mais bien également celle du Daimyo. « … a suivi d'un œil attentif les actions militaires du Pays de la Terre. » Puisqu'il avait directement attaqué le vif du sujet, sans s'étendre sur les ronds de jambes habituels dans ce genre de conversation, je m'accordai à son ton. « Nous n'avons pas l'intention de nous immiscer dans vos affaires politiques, mais nous voudrions nous assurer que nous n'iriez pas menacer les intérêts de notre nation. Nous ne voudrions pas que les choses se passent de telle sorte que nous devenions ennemis, alors que nous pourrions vivre pacifiquement les uns à côté des autres.
Ainsi, pour répondre à votre question, le Daimyo Danzaki et le Shodai Kazekage estiment que les Pays des Griffes et des Crocs sous sur le protectorat de facto et tacite du Pays du Vent. Pareil pour les Pays de la Pluie et des Rivières. Aussi, nous voudrions être certain que le Pays de la Terre et Iwa n'ont pas l'intention de s'attaquer, par la guerre ou tout autre manière, à ces territoires. En conséquences de quoi, nous ne voyons pas ce qui pourrait nous faire agir à l'encontre des intérêts d'Iwa.
Nous pratiquons une politique plus axée vers la paix. Nous offrons notamment refuge à toute population qui désire reconstruire sa vie en laissant derrière elle tout son passé, pour peu cela ne se retourne pas contre nous. Nous désirons que la situation locale se stabilise. Bien que nous n'approuvions pas votre expansionnisme, nous savons aussi que vous traiterez vos nouvelles population avec justice, sans discrimination avec les civils et les ninjas du Pays de la Terre. C'est pour cela que nous n'intervenons pas, en dépit des différences de politique. Nous ne voulons pas fragiliser un équilibre qui se dessine. »


J'étais en train de proposer un pacte de non-agression, plus qu'une alliance : fais tes trucs de ton côté tant que ce n'est pas trop tyrannique, et nous te laisserons en paix. Je n'osais pas imaginer ce qui se passerait si Akainu devait se transformer en monstre d'avidité. Pour le moment, ce n'était pas le cas, et il semblait vouloir s'étendre pour atteindre une taille critique. C'était aussi une manière de provoquer la paix. Oui, un pacte de non-agression, avec chacun qui définissait sa zone d'influence.
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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Mer 18 Fév - 20:18

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Pendant que l’émissaire du pays du Vent commença son discours après avoir remis au Tsuchikage quelques cadeaux, celui-ci se mit à les contempler avec intérêt. Des pierres précieuses ? Cela ferait assurément un beau cadeau à son épouse. En revanche, pourquoi lui apporter du miel ? S’agissait-il d’une spécialité Sunajin dont il ignorait l’existence ? Vraisemblablement. Pendant que la jeune femme s’exprimait face à lui, Akainu, curieux comme un gamin, ouvrit le pot de miel pour en goûter le contenu. Trempant directement son index dans le pot, l’homme s’empressa d’en avaler. C’était absolument délicieux, l’une des meilleures choses qu’il lui eut été de goûté dans la vie. À l’instar de sa bouteille d’alcool, ce miel devait vraiment coûter une fortune. Le médecin de la mort n’était absolument pas inquiet quant au fait que le produit puisse être empoisonné. Après tout, il était certainement le meilleur confectionneur d’antidotes au monde et il se trouvait entouré de près de cinq cent médecins. Mourir ainsi était absolument impossible, et puis qui tenterait de faire cela lors d’une réunion de la sorte. Même un tyran de son espèce avait du respect pour cela.


Bien qu’il semblait quelque peu discret, Akainu ne manquait pas le moindre mot sortant de la bouche de la diplomate. Ses exigences étaient assez grandes et pour le moment, l’homme trouvait qu’il n’y gagnait pas assez. En soit il n’avait rien contre l’idée, simplement lors d’une négociation, il faut que les deux parties y trouvent leur compte. Allumant un cigare, le chirurgien de la mort fuma quelques bouffées en réfléchissant à la proposition de la jeune femme. Finalement il sut quoi décider. Après avoir rangé les présents du Pays du Vent dans son bureau, le chef des Ryotenbin continua de fumer tout en agrippant son chaton par la peau du coup. Il se moquait bien de ce que la jeune femme en penserait, Oppai calmait Sanbi et en ce moment même il semblait s’agiter. L’excitation grandissante d’Akainu semblait l’émoustiller. Après un raclement de la gorge, il prit enfin la parole.


« J’entends vos exigences et je les comprends. Envahir les pays limitrophes au vôtre montrerait très clairement que nous serions alors sur le point de vous envahir. Votre demande est légitime. Vous proposez en somme de ne pas nous attaquer, ne pas interférer avec notre politique. C’est un très bon point que vous marquez là. Seulement voilà, je vous trouve bien gourmands. Ce n’est pas un secret, votre pays et votre village sont sur notre liste. Votre démarche est motivée par cela. Aussi je trouve que vous exigez bien trop pour ce que vous proposez. »


Volontairement, le Tsuchikage marqua une pause pour faire une scission très nette dans son discours. Le silence dura quelques secondes, le temps de quelques bouffées de tabac. Sans laisser l’occasion à la femme de répondre, Akainu reprit.


« Comprenez moi bien, je ne refuse pas. Néanmoins je désire plus qu’un vulgaire pacte de non-agression. Il est évident que nos deux pays ne sont pas faits pour être de grands alliées. Nous avons de trop grandes divergences, qu’il s’agisse de notre culture ou de nos méthodes. Ceci étant, rien ne nous empêche de former une alliance militaire. Pour être plus clair, je veux bien accéder à votre requête si nos deux pays deviennent le bouclier l’un de l’autre. En cas d’attaque extérieure contre nos nations, nous formerons un front uni pour défendre celui qui sera attaqué. Si l’on s’en prend à votre souveraineté, j’enverrai mes hommes pour vous défendre et vice versa. En revanche, je connais votre vision des choses et je ne solliciterai pas votre aide en cas d’attaque que nous aurions nous même déclenché. Si vous acceptez mes conditions, je consens à ce que nous formions cette alliance sur le champs, après tout je suis certain que votre Kazekage vous en a donné le droit, je connais votre position. Si vous le désirez, vous pouvez vous retirer quelques heures le temps de réfléchir à ma proposition, je suis un homme patient. »




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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Mer 18 Fév - 22:19

Je retins de justesse un sourire en voyant le Kage en face de moi plonger son doigt comme un gamin dans le pot de miel. C'était tellement inattendu de la part d'un homme qu'on décrivait comme un bloc de glace. Ceci dit, je ne connaissais personne qui n'aimait pas mon miel. Et si je devais vraiment un jour en rencontrer une, je n'hésiterai pas à la tuer. Qui n'aime pas le miel, n'aime pas la vie, et qui n'aime pas la vie est soit totalement dépressif de telle sorte que mettre fin à ses jours était un geste de bonté, soit complètement psychopathe et l'éliminer méritait une médaille et l’élévation d'une statue à mon image dans toutes les villes du monde. Oui, je ne faisais rien à moitié, ni dans mes ambitions, ni dans mes délires et encore moins dans mon intransigeance.
Je le regardai se lécher les doigts et tirer un chat de je-ne-voulais-pas-savoir-d'où, et étaler ses mains poisseuses sur le pelage de la pauvre bête. Non, décidément, certains secrets devaient le rester. Secrets.  

- « Nous exigeons trop ? Est-ce « trop » demandé de ne pas lancer nos pays respectifs dans une guerre de plus ? Sachant que vos propres guerriers seront fatigués d'avoir combattu, que vous vous retrouverez de plus en plus loin de votre base, avec des approvisionnements de plus en plus longs,, des relais d'informations de plus en plus nombreux tout en sachant que vous allez peut-être provoquer une rébellion quelque part ou mettre en jeu des alliances passées dont vous ignorez tout, de telle sorte que vous devrez forcément garder un œil sur vos arrières ET vos flancs. Et en face ? Suna aligné avec le Pays du Vent, une armée fraîche, reposée, unie et ayant l'avantage du terrain. Nous sommes peut-être pacifistes, mais ce n'est pas par nécessité. C'est uniquement par choix. Nous avons les moyens de tenir notre  volonté de paix, parce qu'il est clair que nous pourrions bien plus facilement faire la guerre. Ne nous sous-estimez pas, Tsukikage.

Mais il est aussi vrai que nous, nous ne vous sous-estimons pas. Vous avez vu juste, nous sommes inquiets à l'idée de vous voir vous rapprocher de nous, et nous ne voulons pas nous engager dans une guerre que nous savons pour le coup longue et coûteuse. Et ce n'est pas une faiblesse que de l'admettre. »


Si je blablatais ainsi, ce n'était pas pour le plaisir d'entendre ma propre voix. Ce n'était pas non plus pour gagner du temps. C'était pour enfoncer une porte ouverte. Tout ce que je disais, Akainu le savait. Il ne l'admettrait pas, en tous les cas, pas publiquement. Mais j'avais raison, il le savait, et je savais qu'il savait. Dans ce cas, pourquoi s'emmerdouiller avec tout ça ? Tout simplement parce qu'il y avait des choses qu'il était bon de dire, et de ne pas laisser dans la zone floue de l'entente tacite. C'était occasion à interprétation, le non-dit. Or, quand on négociait le futur de son pays, l'interprétation, les petites lignes et les clauses d'annulation, le montant de la franchise et tout ça, on ne passait pas à côté.

- « Une alliance militaire en cas d'attaque non provoquée de nos Pays respectifs... » répétai-je lentement, cherchant le piège. Il valait mieux partir du principe que Akainu cherchait à m'enfler. Au mieux, j'avais une bonne surprise. Une manière de voir les choses que je tenais de Kyoshi que je considérai toujours comme un grand-frère un peu distant, bien que jamais il ne l'était devenu. « C'est sûr que si vous continuez votre politique expansionniste, vous allez réduire les cas où vous seriez levés de tout soupçon d'agression. » Ce qui revenait à dire qu'on ne se mouillait pas trop en signant cette clause. Cependant...  « Vous comprenez que nous ne pouvons pas engager notre nation à vos côtés sur la seule bonne foi de vos « ah, non, ce n'est pas moi, je n'ai pas encore tapé sur le voisin ». Sans vouloir vous manquer de respect. Vous nous rendriez la pareille, et c'est comme ça que ça se passe. Malheureusement. » S'il n'était pas content, il n'avait qu'à s'en prendre à lui-même. Quand on joue au tyran, ben on se coltine les désagréments qui vont avec.  « Aussi, je voudriez que vous acceptiez la présence d'un – ou une, en espérant que vous n'avez rien contre les Kunoichi – ambassadeur à vos côtés. Quelqu'un qui saura ce qui se passe, mais pas forcément TOUT qui se passe. De plus, cette personne de confiance pourrait vous servir d'intermédiaire, en privilégiant le dialogue, sans remettre en cause votre propre système. En effet, ça serait Suna qui parle, pas Iwa. Mais si un accord est conclu, cela bénéficiera aussi, et surtout, à Iwa. Beaucoup à gagner, rien à perdre. Juste supporter quelqu'un dans votre entourage proche, mais pas SI proche que ça. »

Voilà, nous étions dans le vif du sujet. Il demandait A, je renchérissais sur G et on se rencontrerait à mi-chemin, du côté du C ou D.
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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Jeu 19 Fév - 0:19

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Vraisemblablement, la jeune femme ne désirait pas se recueillir pour réfléchir à sa proposition. Quasiment du tac au tac, elle lui répondit sans rougir. Ce petit bout de femme avait de l’audace pour une vulgaire habitante du désert. Même s’il le cachait, Akainu avait une sainte horreur de ce pays peuplé à la base de vulgaires nomades. Il en avait une très mauvaise opinion. Il faut dire qu’avant de devenir l’homme qu’il était, sa carrière de criminel l’avait conduit à visiter le monde dans presque tous ses recoins. Des hommes à lui se trouvaient partout sur la planète pour former son immense réseau de recel de cadavre. De toutes les visites qu’il avait pu faire au pays du Vent, aucune ne lui avait laissé un bon souvenir. Il y faisait chaud et le climat ne cessait d’en faire qu’à sa tête, c’était vraiment horrible. Évidemment, cette vision des choses semblait dépassée aujourd’hui avec la formation du village de Suna. Mais que voulez-vous, le Tsuchikage ne pouvait s’empêcher de garder de très mauvais priori concernant les habitants du pays avec qui il était présentement en train de négocier.


Sans dire un mot, le chef des Ryotenbin écoutait calmement les mots d’Ageha. La première partie de son laïus le laissa bien sûr de marbre. L’homme était au courant de ce qu’elle avançait, mais ce qu’elle ignorait c’était que le ninja se trouvant face à elle ne sous-estimait jamais personne. S’il pensait pouvoir prendre Suna, c’est parce qu’il savait en avoir les moyens. Sa grande qualité était justement d’arriver là où on ne l’attendait pas. Si Suna pensait ce que la diplomate lui disait, alors il était en position de force. Néanmoins, ce serait une guerre qui lui coûterait très certainement autant d’hommes qu’il en gagnerait au final. Alors à quoi bon faire cela ? Voler des dunes ? S’emparer des pierres précieuses ? Non, aucun intérêt aux yeux de l’homme, le Pays de la Terre était autosuffisant, il n’avait pas besoin de terres pour le plaisir d’en avoir de nouvelles. Celles qu’il convoitait vraiment l’étaient pour une bonne raison, le reste ne se trouvait être rien d’autre qu’une façon d’agrandir son armée.


Finalement, la jeune femme termina sur l’obligation à ses yeux d’installer un ambassadeur du pays du Vent au sein d’Iwa. La raison était logique et elle voyait parfaitement clair dans son jeu. Au détail prêt qu’Akainu se moquait d’utiliser les Sunajins pour attaquer, tout ce qu’il désirait c’était d’avoir un bouclier en cas d’agression d’un des autres grands villages ninjas. Mais comment lui en vouloir d’être prévoyante ? Elle avait parfaitement raison de ne pas lui faire confiance et cela fit sourire le Tsuchikage. Soucieux de réfléchir quelques minutes aux conditions d’Ageha, le chirurgien de la mort se leva pour aller chercher non loin un plateau de viandes et de fruits secs. Rien de bien exceptionnel, mais suffisamment pour nourrir deux figures de leur acabit. Assis impérialement sur son fauteuil, son cigare à la main, Akainu prenait le temps de peser le pour et le contre tout en avalant le plus de victuailles possible. Manger l’aidait à réfléchir calmement. Lorsque son cigare s’éteignit, ses traits se durcirent et il reprit la parole. Sa décision était prise.


« Bien, votre demande est loin d’être extravagante et je décide donc de l’accepter. En gage de bonne foi, je vais autoriser à un unique Sunajin de résider au sein d’Iwa pour servir d’ambassadeur. En revanche, cela ne peut se faire qu’à plusieurs conditions. Premièrement, votre homme ne saura que ce qu’il devra savoir, soit très peu de choses et rien d’autre que des affaires traitant de politique étrangère. Si nous apprenons qu’il enquête en secret sur nos agissements, nous vous renverrons sa tête dans un sac. Deuxièmement, je ne reçois d’ordres de personne, si votre homme a la mauvaise idée d’outrepasser sa condition et tenter de le faire une seule fois, nous vous renverrons sa tête dans un sac. De même s’il me manque de respect à moi ou n’importe quel membre de mon État-major. Troisièmement, il lui sera accordé l’usufruit d’un manoir au sein du village mais il n’aura pas l’autorisation de sortir d’Iwa et ne sera autorisé à parler qu’avec d’éminents membres du Pays de la Terre, le cas échéant nous vous renverrons sa tête dans un sac, mais je pense que vous l’aviez compris. Si votre hommes respecte ces trois conditions il aura une très bonne vie et sera traité comme un hôte de marque avec tout le respect et le confort dû à sa position. Pour finir, quatrièmement, si nous vous accordons le droit de posséder un ambassadeur dans nos terres, je désire que nous en ayons un dans les vôtres, c’est évident. Je doute que mes conditions vous dérangent donc si vous n’avez rien de plus à ajouter je pense que nous pouvons passer à la rédaction du traité qui liera nos deux nations. Ne croyez-vous pas Dame Asasuisei ? »




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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha) Jeu 19 Fév - 19:59

Mon regard se fit dur. Sa mise en scène ne prenait pas. Je n'étais pas impressionnée par le Monsieur au gros cigare. Et si ce n'était une mise en scène, alors c'était un manque flagrant de politesse. On ne fumait un truc qui puait autant devant quelqu'un sans avoir demandé 'est-ce que ça vous gêne ?'. Il pouvait me sortir toutes les tentes qu'il voulait, se montrer courtois en apparence, mais ce seul détail l'avait trahi. Il n'avait pas une bonne opinion de nous, et je lui étais, en tant que personne tout comme représentante de ma nation, au mieux totalement indifférente.
Cela me faisait bouillir. J'étais fière comme un pou, mais plus encore, j'étais fière de mon pays. Je le savais d'adoption, même si je n'avais que de rares images floutées de ma vie au Pays du Feu. Notre histoire, notre art, notre civilisation, en tant que ninja, en tant que nomades, étaient ceux d'une communauté suivant la loi du désert. Un simple regard vous donnait l'idée de tribus presque barbare, d'une société aride comme son paysage. Il n'en était rien. Suna vous grignotait peu à peu, et quand on disait que seuls les valeureux connaissaient Suna, ce n'était pas qu'une métaphore. Nous avions une richesse intérieure, contrairement à des pays comme Celui du Feu, avec ses plaines et ses forêts regorgeant de fruits et d'animaux.
En temps ordinaires, nous jouions sur ce point : on laissait nos ennemis se tromper à notre sujet. Vivons cachés pour vivre heureux. Prenez nous pour des ploucs, si cela vous pousse à ne pas venir nous emmerder. Mais là. Là, j'avais envie d'effacer ce sourire suffisant de la tronche du Kage en face de moi.


- « Vos menaces ne m'impressionnent pas. Je sais quel genre de meneur vous êtes. » Pas besoin de le rapeler à toutes les phrases. « L'ambassadeur, tel que vous le décrivez, n'est pas un ambassadeur. C'est au mieux un pantomime. Il est hors de question que vous pensiez que cela suffirait.
Notre ambassadeur, lors de sa première rencontre avec vous, vous prêtera un serment qui vous assurera de sa bonne volonté et surtout, de sa détermination à ne pas nuire à Iwa. Il aura le droit de visiter Iwa, sous escorte de votre part si c'est votre désir et en ayant soumis sa feuille de route au préalable – nous comprenons qu'il y a des secrets que vous voulez garder ainsi. Cependant, tout refus devra être explicité et pas simplement « raison d'état ». S'il ne vous donnera aucun ordre, il sera écouté quand il vous conseillera, et vous ne refuserez pas d'écouter ses conseils. Bien entendu, il ne se prononcera pas sur toutes les questions, mais l'idée est de faire en sorte que mon Daimyo et mon Kage sachent les grandes lignes de la politique de leur allié. Si nous devons combattre côte à côte, il faut que nous poussions avoir un minimum de confiance, et la confiance ne s’acquière que par la transparence.
Si nous signons un accord, vous n'aurez pas à craindre une trahison de Suna. Les mots, les écrits, engagent notre honneur. Nous ne sommes pas de vulgaires mercenaires qui tournent casaques lorsqu'une offre plus intéressante est agitée sous notre nez. Vos secrets seront nos secrets, si nous devions apprendre quelque chose de précis sur Iwa.
Un pacte de non agression est une chose. Une alliance pour venir au secours l'un de l'autre en est une autre, et cela veut dire qu'Iwa et Suna se jugent mutuellement au même niveau. Il n'y en a pas un plus fort que l'autre, en dépit de ce que vous pensez si fort. Si vous voulez nos armées à vos côtés, vous devrez apprendre à ne pas nous voir comme des pions qu'on peut appeler et renvoyer à volonté, ou sacrifier à la place de ses propres troupes. Si nous devions combattre, ça sera avec un état-major mixte, et non pas Suna aux ordres d'Iwa. Car si l'inverse devait se passer, si Suna devait appeler Iwa pour la protection de ses frontières, vous n'admettrez pas que vos hommes soient dirigés par notre Kage.
En gros, traitez-nous comme vous voudriez que nous vous traitions.
Car nous traiterons votre ambassadeur comme vous traiterez le nôtre.
Si mes conditions vous conviennent, nous pouvons signer, Shodaime Tsuchikage. »


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MessageSujet: Re: Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha)

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Quand le hasard fait bien le choses (Pv: Asasuisei Ageha)

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