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▬ Tout terrain mérite sa Chasse ▬ Libre ▬

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Vagabond de rang A
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Vagabond de rang A
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Fiche du Shinobi
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MessageSujet: ▬ Tout terrain mérite sa Chasse ▬ Libre ▬ Lun 19 Jan - 23:04

Il existe deux types d’êtres vivants. Les proies. Et le prédateur. Elles sont chassées. Il les traque. Le plus souvent, c’est uniquement pour rassasier une faim lancinante, une faim qui ronge l’estomac, une faim qui donne envie de vomir. Pour d’autres, une minorité, l’unique objectif est d’améliorer ses capacités, sa technique, sa façon de faire. Lui est encore différent. Tu es différent. Tu ne tues pas pour devenir meilleur par la suite. Tu ne tues pas non plus pour assouvir cette envie. Tu tues uniquement pour le plaisir. Tes proies sont variées. Tantôt grandes, tantôt petites. Tantôt trapues, tantôt maigrichonnes. Mais toutes ont un unique et même dénominateur commun. Ce sont des êtres humains.

Tu te lèches la lèvre supérieure. L’envie et l’excitation se mêlent. Ce plaisir que tu ressens, il naît uniquement durant la chasse. L’adrénaline. Elle te plaît. Tu l’aimes. Tu ne saurais t’en débarrasser. Tu avais essayé, pour Kaori. Mais cela t’avait tellement manqué que tu avais replongé, sans te soucier de ce qu’elle pourrait penser. Puis, elle avait pris ses distances. Elle avait cherché à comprendre, te comprendre, mais plus elle essayait, plus tu la dégoûtais. Et cette nuit-là, tu lui avais appris ton histoire. Tu avais vu son regard compatissant et horrifié. Tu avais su, durant un instant, qu’elle comprenait tes terribles épreuves. Puis, tu l’avais tuée. Comme si elle n’avait jamais eu aucune valeur à tes yeux. Tu avais fini en mangeant son oreille. Et tu avais détesté. Tu avais si longtemps attendu pour la goûter que, finalement, elle te décevait. Tu avais fini en haussant les épaules, tu étais parti.

Aujourd’hui encore, tu ressentais cette sensation. Cette jouissance qui remontait à ton cerveau. Le plus amusant était de te rendre compte qu’ils ne se souciaient pas de toi. Peut-être t’avaient-ils senti, mais que ton chakra, bien maigre, ne les avait pas inquiété outre mesure. Ils se disaient que tu ne pourrais pas faire le poids. Et, intérieurement, tu riais. Tu riais de leurs belles illusions. L’être humain avait cela d’exceptionnel qu’il arrivait à se convaincre de tout. S’ils savaient, ils auraient déjà fui.

Car, de Shinobi, tu n’en portais seulement que le nom. Nul Ninjutsu, nul Genjutsu, nulle technique employant une quelconque consommation de chakra. Tu n’avais rien de ces ninjas. Ils ne le savaient pas. Personne ne le savait. Cela t’amusait. Ils t’amusaient. Aussi, le sourire en coin, tu plongeas sur ta première victime. Nul temps de crier que ta dague s’était enfoncée dans sa gorge, dans un râle où son regard fut que trop vite livide. Plus, aussi rapidement que tu avais surgi sur le premier homme, tu t’étais glissé dans le temps du second et tu lui avais tranché la gorge. Le coup n’était pas assez rapide et, dans un dernier geste, le deuxième homme avait averti l’unique femme du groupe. Un bref « Fuis ! », puis il s’était éteint, dans son propre sang.

Elle te faisait rire. Son équipier lui avait dit de fuir, de prendre ses jambes à son cou et, comme tout être humain, elle faisait l’exact inverse. Un homme se sacrifiait sous ses yeux pour lui permettre de disparaître et le complexe du survivant semblait poindre. Il fallait qu’elle se défende, qu’elle se batte, qu’elle prouve que les deux hommes n’étaient pas morts en vain. Mais c’était le cas. Le cannibale était de nouveau à quatre pattes, prêt à bondir sur sa nouvelle proie. La dague entre les dents, il fit une roulade sur le côté pour éviter les trois shurikens lancés à la hâte.

Elle n’avait pas l’expérience du combat. Elle avait trop l’habitude d’être protégée. Tu souris sadiquement. Tu t’amuses. Tu évites ses attaques. Elle s’épuise. Parfois, elle se met à courir, elle se retourne quelques instants et tu la surprends un peu plus loin. Elle panique. Ton plaisir monte de voir, dans son regard, toute la peur. Elle met une main dans sa sacoche et, alors qu’elle fouille, son regard en dit plus long encore. Plus aucune arme. Elle était désarmée. Il était de fuir, d’abandonner les deux corps de ses deux amis. Trop tard. Beaucoup trop tard. Elle déglutit quand le monstre lui part à nouveau la route. Que faire ? Elle ne s’est plus. Elle panique. Elle craint pour sa vie. Pourtant, dans un dernier geste de folie, la voix bégayante, elle tente de calmer la bête féroce : « Qui … Que … Qui es-tu … ? Pour … Pourquoi ? » Il sourit. Un sourire mauvais, froid, carnassier. Elle en frissonne. Elle sait comment cela va se tourner. Une dernière pensée pour son père. Sa mère. Puis elle le voit lui sauter dessus et d’un geste vif et sans hésitation, il lui brise la nuque. Les oiseaux s’envolent.

La mort ne semblait pas t’affecter, comme si elle n’avait aucune emprise sur ton être. Était-ce d’avoir trop tué ? Parfois, il t’était arrivé de te poser cette étrange question. Puis tu haussais les épaules. De toute façon, aucune réponse ne te satisferait jamais. Tu côtoyais la mort et la désolation depuis si longtemps qu’elles t’accompagnaient comme de vieilles amies. L’une ou l’autre fois, tu t’étais même surpris à leur parler, à leur raconter comme ta dernière chasse s’était passée. Puis tu te ressaisissais, étrangement, et tu te demandais si tu ne devenais pas fou. Tu te mettais à rire devant tes propres questionnements. Peut-être qu’il était temps que tu les poses à quelqu’un, un jour.

Aujourd’hui, tu avais tué trois êtres humains. Trois de plus. Trois qui s’ajoutaient à un nombre croissant. Tu avais depuis longtemps oublié combien tu en avais tué. Peut-être cinquante ? Non, plus. Beaucoup plus. Deux cent ? Tu fronçais à cette étrange question. Peut-être. Ou plus. Ou moins. Quelqu’un tenait-il seulement le compte des cadavres que tu laissais derrière toi ? Les retrouvaient-ils seulement tous ? Encore une question qui resterait sans aucune réponse. Aussi, alors que tu remontais dans la grotte où tu t’étais installé durant ces derniers jours, tu t’étais mis à siffler, tirant le corps de l’homme qui n’avait émis aucun bruit et de celle qui t’avait le plus amusé. Elle avait bien couru et, durant une courte période, tu t’étais même imaginé la laisser fuir. Mais son regard apeuré, l’absolue épouvante que tu y avais lue t’avait fait oublier toutes tes autres idées. Elle était tellement tendue que tu ne pouvais décemment pas la laisser partir.

Le plus chiant était de traîner les deux corps jusqu’à ton repaire. Tu détestais toujours cette partie du travail. Sur les routes, personne ne te laissait réellement tranquille durant le festin. Ils venaient sans cesse, t’interrompaient et tu devais tuer. Cela ne te dérangeait pas. Mais le problème était que tu avais tellement de corps que tu ne pouvais pas tout digérer. Et en laisser derrière, c’était du gâchis. Alors, travailler à l’écart avait ça de bien que tu pouvais en profiter largement.

Alors que tu t’installais dans ta grotte, tu te mis à faire une autre partie de ton travail que tu aimais tant. Dépecer et démembrer. Un autre plaisir. Encore plus intense que tes proies étaient vivantes. Les entendre hurler, supplier puis les voir s’évanouir. Quoi de plus jouissant et de plus plaisant que cette sensation ? Aucune. Te léchant la lèvre supérieure rien qu’à l’idée, tu regretteras soudainement d’en avoir trop vite fini avec ces deux-là. Soupirant de déception, tu t’occupais à arracher les yeux de la jeune femme qui, jusqu’au bout, avait cette terreur dans le regard qui t’avait tant excité. Arrachant le nerf optique à l’aide de tes dents, tu te penchas en arrière pour faire lentement tomber le délicat membre.

Quelques cailloux se mirent à rouler vers le fond de la caverne, signalant la présence de quelqu’un ou d’un animal. Ce devait être un animal. Quel être humain viendrait dans une telle grotte, reclus ? Un nouvel ami, peut-être. Te penchant arrière, te roulant sur le dos, tu laissais glisser le majeur de l’homme entre tes dents, souriant, heureux de découvrir que la silhouette était bel et bien humaine. « J’suis d’bonne humeur. T’en veux ? », vins-tu à dire le plus naturellement du monde. Grand sourire aux lèvres, content de ta découverte, tu ajoutas. « Sont vraiment d’ce matin, promis ! Ils étaient égarés, t’façon. » Et, alors que tu finissais ta phrase, de te remettre correctement, assis, en position de tailleur. Sans plus prêter attention à l’être humain qui venait d’entrer dans ton territoire, tu te penchas à nouveau sur la jeune femme et, approchant tes lèvres de son oreille, de l’englober et de l’arracher sans le moindre égard pour l’arrivant.
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MessageSujet: Re: ▬ Tout terrain mérite sa Chasse ▬ Libre ▬ Sam 24 Jan - 19:46

Tout terrain mérite sa Chasse

ft. Kazuki


« Chaos Myth »
Y a rien à faire, y peut pas s’empêcher de la surveiller comme une gosse. Parfois, Seiza a plus l’impression d’avoir épousé son père que son ami. Alors après avoir fait comprendre, une énième fois, à Ashitaka qu’elle n’avait pas envie de courir à tel ou tel village pour trouver des médicaments qu’elle ne prenait même plus la peine de prendre, Kudõ file abandonna l’idée que sa femme vint avec lui. Il la laissa dans leur petit campement de fortune et s’en alla seul à la recherche de ce qu’elle ne voulait plus entendre parler. Pire qu’un gosse… Elle lui répétait, encore et encore, qu’elle ne voulait pas de ces trucs, qu’elle en prenait depuis toujours et que son état avait tout de même empiré, mais rien à faire. Alors elle se retrouvait seule. Une fois de plus. Mais aucune rancœur ne lui soulevait l’esprit. Elle savait qu’il faisait ça par inquiétude, et elle ne pouvait lui en vouloir. Alors elle l’attendait. Mais cette fois-ci, au bout d’une heure d’attente et alors qu’il ne revenait pas, la jeune femme décida de quitter le camp. Allongée sous un tas de couverture, regardant le ciel, elle suivait du regard la course des nuages au travers des cimes des arbres. Et l’envie fulgurante de suivre la direction de ces nuages la prit sans explication logique. Elle repoussa donc les couvertures, se leva malgré la tête qui lui tournait et traça une petite flèche avec un bâton dans la terre, pour donner le sens de sa marche à Ashitaka si jamais elle ne rentrait pas. Elle savait qu’il n’aimait pas qu’elle s’échappe comme ça, seule, mais il savait qu’elle ne resterait pas avec lui s’il l’emprisonnait. Elle suivit donc sa furieuse envie, entamant sa marche légère.

Elle ne s’attendait pas à ce qu’elle allait voir. Elle avait traversé une petite rivière – une de plus -, signe qu’il pouvait possiblement y avoir de la vie dans le coin, et avait écumé une bonne partie de la forêt qui la longeait. Elle n’avait pas changé de direction, pour être sûre de ne pas se perdre, et ses pas la menèrent immanquablement face à une falaise. Elle la longea donc, elle aussi, jusqu’à entendre des hurlements. Ses pas s’arrêtèrent aussitôt. Son ouïe se concentra sur tout ce qui l’entourant, faisant obstruction des cris d’animaux, du remue des feuilles, de l’eau qui coulait, pour finir par guider son regard sur le lieu d’où semblait venir les cris. A pas de loup, elle s’approcha alors et quand elle s’estima assez proche elle se glissa derrière un arbre, obtenant un champ de vision relativement appréciable. Un type venait de tuer deux mecs et il ne restait plus qu’une nana qui semblait vouloir jouer l’héroïne. Et Seiza avait vécu assez de choses dans sa courte vie pour savoir qu’il ne fallait jamais aller au-devant des dangers sans savoir qui est son ennemi. Et cette idiote allait en payer le prix fort. Le regard fatigué, Seiza décida qu’elle ferait mieux de bouger de là avant qu’il ne la remarque et se décide à la prendre pour cible, elle aussi. Elle s’éloigna donc rapidement, d’un pas feutré, jusqu’à retomber sur le bord de la falaise. Plus haut se dressait un rebord de pierre duquel dépassait un trou sombre et épais et qui semblait s’étendre en profondeur. Ça serait un bon endroit le temps que l’autre psychopathe s’éloigne. Peut-être que le groupe des trois autres s’étaient même installés ici et qu’elle allait pouvoir récupérer des choses intéressantes ? Ecartant légèrement les bras sur les côtés, Seiza se concentra quelques secondes jusqu’à ce qu’une sorte de nuage se forme sous ses pieds. Une légère impulsion, et la jeune femme s’envola jusqu’à la corniche, sur laquelle elle ne resta pas tout de suite. Elle resta un moment en lévitation devant le trou béant qui annonçait plus qu’un simple trou, attendant que ses yeux s’habituent à la pénombre, puis se décida finalement à poser ses pieds sur la pierre. Le chakra s’estompa alors lentement et elle avança lentement à l’intérieur de la grotte. Il y avait effectivement quelques prémices d’un camp, mais rien… « D’humain », à proprement parlé. Juste un sac, qu’elle décida qu’elle fouillerait au retour. Elle continua donc de s’avancer jusqu’à ce qu’elle n’y voit plus rien, passant sur les côtés de gros rochers. Une chose était sûre, la grotte s’était formée naturellement et l’Homme n’y était pour rien dans ce trou.

L’exploration s’était plutôt bien passée jusqu’ici. Seiza avait fini par atteindre un point qui ne lui permettait plus d’avancer plus loin, au risque de se prendre les pieds dans quelque chose, voir dans le vide. Elle soupira donc, déçue de sa trouvaille inutile, et fit demi-tour. Mais elle eut à peine quelques pas à faire pour voir une silhouette en tirer une autre. Son corps se glissa alors dans un souffle derrière une des grosses pierres et elle observa ce qui se passait. Le psychopathe de toute à l’heure, il tirait la nana et… Et s’en nourrit ? Posant lentement une main sur sa bouche à la vue de l’œil qui s’échappait contre son gré de son orifice, Seiza sentit un haut le cœur la prendre, mais elle le maîtrisa rapidement. Cela faisait partie des choses horribles qu’elle avait pu voir pendant ses missions et, bien que ça fasse longtemps qu’elle n’eue pas été aux premières loges de ce genre de spectacle, elle n’avait pas oublié comment contrôler son dégout. Mais qu’allait-elle faire, derrière sa pierre, comme ça ? Elle aurait dû fouiller le sac avant. Le type était tellement occupé par son festin qu’il ne se préoccupait pas du tout de ce qui traînait par terre. Prenant une inspiration confiante, Seiza se redressa donc lentement et s’approcha doucement, se dévoilant enfin à la faible lumière qui pénétrait la grotte. Qui étaient-ils ? Ce dingue et sa victime ? N’ayant pas spécialement envie de surprendre son… « Hôte », Seiza baissa un peu les yeux pour shooter légèrement dans une pierre et signaler sa présence. Enfin, alors, le visage plutôt doux de l’inconnu se releva vers elle. Un long frisson dégringola de haut en bas de son dos et, lentement, elle s’avança un peu plus. Elle s’arrêta à cinq mètre de l’inconnu, ignorant royalement ses paroles, et ses yeux se posèrent tout doucement sur la femme qui venait de se faire bouffer l’oreille et qui n’avait donc plus rien pour maintenir son bandeau sur son front. Un bandeau sur lequel étaient gravés une sorte de nuage et un éclair. Kumo. De nouveau, un frisson parcouru le dos de Seiza. Ils n’étaient pas loin… Et ils n’étaient pas là par hasard, si proches de leur camp. Peut-être la jeune femme devenait-elle paranoïa mais elle préférait être trop méfiante que pas assez. Pour le coup, ça ne concernait pas juste sa propre vie mais également celle d’Ashitaka. Elle reposa alors lentement les yeux vers le… C’est quoi au juste ? On dirait un gosse, mais plus vraiment… Grimaçant légèrement, elle finit par s’approcher lentement puis par s’accroupir. Si Ashitaka était là, il deviendrait vert, de la voir prendre autant de risques. Mais il ne l’était pas. Elle fouilla un moment dans sa sacoche, calmement, et en sortit un paquet de biscuit. Elle l’ouvrit pour en sortir un.


« Eh… Tu veux ça ? Je pense que ça sera meilleur… »

Elle brisa le biscuit en deux pour en manger une moitié et montrer à l’étrange individu qu’ils n’étaient pas empoisonnés, puis lui tendit l’autre moitié, attendant une quelconque réaction. De la peur ? Oui, très certainement, mais surtout de la fascination. Comment un être humain avait-il pu en arriver jusque-là ? La curiosité morbide de Seiza n’était pas vraiment inconnue. Mon dieu, si Ashitaka était là… Ça serait déjà partie en sucette.

code by ORICYA.


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I want to be up high up with the sun.

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