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Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over;

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MessageSujet: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Ven 16 Jan - 13:34



Kazuki



١ NOM : X.

١ PRÉNOM : Kazuki.

١ SURNOM : Le Mangeur d'Hommes ou Le Démon Sans Queue.

١ AGE : 26 ans.

١ SEXE : Masculin.

١ VILLAGE : None.

١ Rang Souhaité : Comme vous le souhaitez (-B me suffit, A est mon maximum-).

١ NINDÔ : None.

١ AFFINITÉ : None.

١ SPÉCIALITÉ : Taïjutsu & Kenjutsu.








Mental*
Décrire le plan psychique et émotionnel de Kazuki relève d'une expérience en eau profonde et obscure. Une expérience que l'on regrette à chaque instant. Une fois plongé dans ces flots sombres, où nulle lumière n'atteint ces profondeurs, il n'est pas aisé d'en sortir indemne. A chaque instant, la souillure guette. A chaque instant, toute lumière peut disparaître et jamais plus vous ne la verrez. A chaque instant, vous pouvez vous perdre.

Intérieurement, Kazuki est encore un enfant. Un enfant dont l'innocence a été volée. Un enfant brisé. Humilié. Souillé. Aussi, telle la pensée d'un enfant, le monde est encore manichéen. Il existe le noir et le blanc, nul gris, ni aucune couleur. Aussi, tout être humain est soit son « ami », soit, le plus souvent, son « ennemi ». Une pensée qui rationalise tout son univers. Personne n'est entre les deux. Personne ne peut être les deux. Un état primaire d'une pensée archaïque. Avec Kazuki, c'est être avec lui ou être contre lui. Mais quiconque lui ferait une remarque sur sa préférence pour la viande est considéré comme une personne ne l'acceptant pas et, donc, comme une personne à éliminer.

Kazuki, encore enfant, est une personne susceptible, incapable de conserver son sang-froid dans de nombreuses situations. Tel un enfant, Kazuki déteste la critique, ne supporte pas que l'on remette ses propos en question. Tout comme la vue du sang l'excite, et le rend incontrôlable, sentir le moindre sarcasme à son encontre semble raisonner en lui comme une espèce d'acte de guerre. Aussi n'accepte-il aucune remarque, aucun commentaire sur sa pratique du cannibalisme.

Pourtant, croire que l'être soit seulement un enfant bloqué dans le corps d'un adulte serait suicidaire. En effet, Kazuki est parfaitement conscient de ce qu'il est lui-même : une monstruosité, un être déviant. Aussi s'accepte-t-il comme il est : un monstre. Et c'est ce qui le rend si dangereux et si inquiétant. Il aime ce qu'il est, il aime cette sensation d'être si différent. Peut-être est-ce là même le fondement de sa personnalité. Il se connaît, il se sait si différent, si étrange. Peut-être pourrait-on même dire qu'il s'aime. Qu'il aime tuer. Tuer pour le plaisir. Arracher une vie. Goûter sa chair et boire le sang de sa victime. Si pour beaucoup, ceci est un acte vil et répugnant, il en est tout autrement pour le jeune homme. C'est la définition même de la vie ... Sa vie.

Croire que Kazuki serait idiot par son manque d'éducation serait une autre regrettable erreur. Certes, il n'est pas l'homme le plus intelligent que le monde ait pu voir mais il n'en reste pas moins un redoutable penseur. Par sa capacité à fuir chaque situation, à manger à sa faim sans être pris, le cannibale a développé cette intelligence animale, cette capacité exceptionnelle de surprendre même le plus prudent des hommes. Tel un animal, il a appris à chasser. Tel un animal, il a appris à traquer. Même il se sait être aussi la proie des plus grands et a appris à couvrir ses traces.

Kazuki est aussi un être sadique et cruel. Il aime arracher la vie de ses victimes, il aime démembrer, il aime mordre. Il en aime de ces choses qui font souffrir. Il aime voir la peur, la ressentir. Pervers, sadique, cruel, nombreux sont les adjectifs pour qualifier sa seconde déviance. S'il fut d'abord fabriqué pour devenir une machine capable de tuer sans le moindre remord, c'est bel et bien lui qui a appris à aimer ce qu'il est et à développer cette perversité. Car on peut manger une bête sans la faire souffrir ... Mais ceci n'est pas son cas. Au contraire, le repas est encore plus goûteux quand la bête a longtemps hurlé et supplié.


 










Histoire*
Il existe de nombreux archétypes de l’histoire tragique, dite « type ». Celle de cet enfant, abandonné à la naissance, laissé pour compte dès son plus jeune âge. Parfois, vous pouvez lire au détour d’une ruelle, celle d’un enfant dont la vie fut brutalement stoppée par la perte de ses parents. Certains connurent une difficile mission et la perte d’un être cher. Ces événements traumatisants ont toujours laissé des traces, des marques intemporelles sur ces êtres humains. L’Histoire qui va vous être contée n’est pas de ces mélodrames.


Arc I : Prémices d’une Histoire

Un petit village oublié


Elle fut abandonnée. Lâchement. Brutalement. Elle s’était couchée avec lui, avait souri, rit de quelques blagues de mauvais goût. Elle s’était endormie contre son flanc, heureuse. Elle se sentait en sécurité, protégée contre le monde extérieur. Pour lui, elle avait quitté sa famille, elle avait fui son ancien village et s’était cachée ic. Tout cela pour être près de cet être qu’elle aimait. Les belles paroles, les beaux mots, les promesses, tout cela s’envola en une nuit où il l’abandonna.

Elle était tombée enceinte de façon impromptue. Aucun ne désirait cet enfant. Pourtant, il était là. Il avait pris peur. Il n’avait su que faire et son amant s’était enfui. En pleine nuit. Sans un mot. Même pas un adieu. Il était parti sans laisser une seule trace. Elle devait se débrouiller par elle-même pour survivre. Trouver le courage de se lever chaque matin, porter cet enfant qu’elle devrait élever seule quand elle s’était imaginé une belle vie de famille, loin des soucis et tracas du quotidien. Mais il avait tout balayé d’un geste, sans réfléchir un instant à ce qu’elle deviendrait. Il la laissa là, comme tout cela était déjà oublié. Elle l’avait tant cru. Elle l’avait cru différent. Quelle naïve.

Heureusement, elle pouvait compter sur quelques personnages de son entourage. La première personne à lui venir aux secours fut une vieille voisine, une ancienne fleuriste, qui se prit de pitié pour la femme. Il n’était ainsi pas rare que les deux femmes se retrouvent le soir, autour d’un repas préparé par celle qui deviendrait comme une deuxième mère. Elle fut aussi aidée par une amie, une collègue, qui se lia à celle-ci et s’intéressa à sa situation. Finalement, ce fut son patron, secrètement amoureux, qui lui donna régulièrement de quoi subvenir plus aisément à ses besoins.

Alors qu’elle arrivait à son terme, elle fut obligée de prendre quelques congés pour que l’accouchement se passe dans les meilleures conditions imaginables. Son patron la força à prendre congé, la vieille femme restait à son chevet régulièrement et sa collègue n’hésitait jamais à se présenter. Et l’enfant vint au monde. Un monde où sa famille n’était pas composée d’un père et d’une mère, mais d’une mère, deux femmes et un homme, chacun allant bientôt avoir son rôle à jouer dans la suite des tragiques événements qui pousseront l’enfant sur la voie qu’il vint à choisir. Et si certains, étudiant son cas, iront chercher une explication dans l’absence et l’abandon d’un père, nombreux sont ceux à remettre en cause cette hypothèse.


Arc II : Survivre, vivre … Ou mourir

Un autre village


L’enfant a huit ans, maintenant. Huit années, déjà, passées à vivre avec l’amour d’une mère. L’enfant côtoyait régulièrement la vieille voisine, qu’il s’était mis à considérer comme un membre de sa famille. Le patron, son « père », était devenu l’amoureux de sa maman. L’amie devenait une marraine. Dans sa tête, tout était construit comme suit. Chacun avait son rôle et bien qu’aucun ne voulait se l’accorder, l’enfant avait su les rapprocher. Ensemble, ils formaient une famille. Finalement, ils s’accordèrent un voyage. Une pause.

L’enfant, accompagné de sa mère, prirent la route vers le village de Kumo. Âge de huit ans, l’enfant agit comme tel, se plaignant couramment de la longue marche, des journées qui n’en finissaient pas. Il se plaignait tantôt de la faim, tantôt de la soif, et parfois même de la fatigue, exaspérant de temps à autre sa pauvre mère. Elle garda souvent la tête froide, se rassurant du plaisir que l’enfant trouverait dans le village de leur destination. Et comme prévu, ce fut le cas. L’enfant, arrivé sur place, ne tenait plus à place et tirait sa mère pour découvrir chaque endroit, chaque lieu, chaque coin ou recoin. Il voulait tout voir tout de suite, ne perdre aucune seconde du précieux temps qu’il avait. Au point que l’enfant, arrivé épuisé, épuisa sa propre mère. Finalement, succombant à la fatigue, elle le laissa traîner durant une petite heure dans la grande ville, lui donnant un lieu que l’enfant pourrait facilement retrouver.

Pourtant, cet instant, décisif, changea à jamais le cours de leurs histoires respectives. L’enfant ne retrouva jamais son chemin et, perdu, il disparut. Plus jamais la mère, ou sa famille d’adoption, n’entendront parler de lui. Même les plus vagues rumeurs ne parleront pas de lui. Il disparut et la mère, éplorée, effondrée, se noya dans la prostitution, cherchant à remplacer cet enfant chéri et aimé. Cet enfant qu’elle ne retrouverait jamais.


Arc III : Transformation de l’innocence


Cinq années sont passées depuis cette terrible et effrayante nuit qui n’est, maintenant, plus qu’un mauvais souvenir.

Tout a changé cette nuit-là quand, quelques rues après avoir délaissé sa mère, l’enfant n’avait pas senti cette main se glisser derrière. Un mouchoir s’était posé sur sa bouche, son nez avait reniflé et il s’était endormi brusquement, sans avoir eu le temps d’agir ou de réagir. Il s’était retrouvé ligoté et enchaîné comme un vulgaire animal. La pièce, sombre, ne laissait filtrer qu’à peine la lumière et les rayons du Soleil. Au fond, dans l’obscurité, deux hommes le surveillaient. Aussitôt, la peur, la crainte, avait agrippé son cœur avec force et rage et, sous l’adrénaline, l’enfant avait sursauté, avait reculé, avait senti la pierre froide se fondre dans son dos nu. Il avait frissonné à cet instant. Il avait peur. Que se passait-il ? Son cœur, en chamade, allait éclater quand ses yeux laissaient couler des larmes qu’il avait cherché à retenir. Un seul « … Ma … Maman ? » avait retenti dans le silence de la pièce. Il avait dégluti. Quelque part, quelqu’un riait.

Durant deux mois, il fut grassement nourri par ses geôliers dont les visages étaient nombreux. Deux mois muré dans le silence froid dans son mutisme. Ils lui parlaient. Ils lui racontaient ce qu’il était. Un animal. Une bête affamée qu’ils nourrissaient sans qu’il ne comprenne le but. Pourtant, il continuait de manger. Son esprit s’évadait, lui, ailleurs. Là où se trouvait sa mère. Là où se trouvait sa famille. Il s’imaginait encore en leur compagnie. Il s’imaginait reprendre le commerce de son « papa ». Il s’imaginait avoir une femme. Un enfant. Deux mois d’une terrible solitude. Puis, le silence avait été brisé. « Veux-tu revoir ta mère, chien ? » Il avait levé les yeux, effrayé, abattu. Mais une lueur d’espoir était née. Peut-être était-ce la fin de son cauchemar. Il avait hoché de la tête et l’homme était entré dans sa cellule, lui avait passé une corde autour du cou. Il l’avait traîné dehors avant de le bâillonner sous le regard étonné de l’enfant. Mais il se laissait faire. Il ne voulait plus recevoir de bleus. Alors, il avait gardé le silence. Puis un bandeau avait été posé sur ses yeux et il avait été conduit ailleurs. Quand le bandeau fut retiré, une fente lui permettait de découvrir une autre pièce, où un de ses geôliers se tenait fier et droit. Une femme entra bientôt. Sa mère. Son corps était, lui aussi, rempli de nombreux bleus. Pourtant, loin d’être sous la contrainte, il la vit faire. Elle s’était mise à genoux devant l’homme, l’avait dénudé, lui avait faire mille plaisirs. Il avait voulu hurler, crier, l’appeler. Il n’avait rien su faire. Juste observer cette horrible scène. Et lorsqu’il voulait fermer les yeux, ses agresseurs, un couteau sous la gorge, le menaçaient de la tuer.

Ce nouvel exercice, qui se faisait trois fois par semaine, où il voyait sa mère tantôt en compagnie d’un homme, tantôt en compagnie de deux ou trois, s’ajoutait au premier. Car, alors qu’ils venaient de lui faire découvrir sa mère se faire dominer par ses propres geôliers, sans qu’elle n’ait aucunement conscience, ils lui annonçaient que depuis le premier jour, il marchait avec eux. « Sais-tu ce que tu manges, petit ? », avait-il murmuré dans le creux de son oreille. « De … De la viande. » Il se souvint de ce rire, profond, diabolique. La foudre aurait tombé à cet instant que cela n’aurait pas été un meilleur moment. « Tes congénères. Des hommes. Des femmes. Des enfants. Nous t’offrons des êtres humains en pâture. » Dans l’horreur de cette nouvelle, l’enfant s’était mis à pleurer. Il avait essayé de se faire vomir. Vomir. Juste régurgiter tous ces êtres humains qu’il avait digérés. Mais rien ne sortit. Le lendemain, rien n’avait changé. Juste cette même viande humaine. Il n’en avait pas voulu. Durant plusieurs jours, il n’avait pas mangé, se refusant à ingurgiter toute forme humaine. Et après trois jours, où son estomac hurlait la famine, son geôlier, celui qu’il considérait comme le leader était revenu à lui. « Crois-tu pouvoir résister, merdeux ? Mange ou bientôt ta mère sera punie pour ton mauvais comportement. » Et comme toujours, il avait cédé. Il s’était abandonné à son maître et avait mangé.

Deux années passèrent. Deux années étaient passées à voir sa mère se faire renverser par ses geôliers. Deux années à ingérer des vies humaines contre son gré. Pourtant, il ne ressentait plus la même frustration qu’au premier jour, se lassant du terrible spectacle. Il n’éprouvait aucun désir, aucun sentiment. Il savait ce qui allait arriver et n’éprouvait plus l’horreur des premières fois. La nourriture humaine, bien qu’il ne veuille pas l’admettre, avait un goût succulent et, lentement, s’était habitué à en manger.  Même, il aimait cette nourriture et la différenciait sans aucune difficulté. Une nouvelle étape fut entamée alors. « Sais-tu qu’il existe deux types d’hommes ? Les proies d’un côté, et les prédateurs, de l’autre. Nous sommes les prédateurs. » Il avait tapoté sa joue, avait ri. Comme toujours, il avait un pion d’avance. Comme toujours, il savait la suite des événements. L’enfant, âge d’une dizaine d’années, fut emmené dans une autre pièce, une cour fermée. En face, une jeune fille, à peine plus âgée que lui. Un arbitre s’était placé au centre et expliqua les règles du « jeu ».

« _ Mesdames et messieurs. Bienvenue à ce nouveau combat. D’un côté, une nouvelle recrue, toute fraîche. De l’autre, Aoko, une combattante expérimentée. Les règles sont simples. Manger ou être mangé. Bon appétit ! » Une nouvelle horreur. Aucune arme. Juste son corps. Une foule s’était rassemblée sur les gradins, prêt à éclater de joie devant la mort de l’un ou l’autre concurrent. Il avait saisi ce qui se passait. Il pouvait mourir aujourd’hui. Enfin. Plus aucun moyen de pression. Juste elle. Et lui. Elle fonçait déjà sur lui. Elle voulait vivre. Pas lui. Tant mieux. « Eh ! P’tit merdeux, si tu comptes t’laisser crever, ta mère ne serait pas fière de toi. J’t’ai éduqué mieux que ça, m’semble. » Le cri avait retenti. Il devait réagir. Se battre. Il évita le premier coup. Un pied fusa bientôt dans une côte, dans un bruit sourd. Un kunai fut lancé depuis l’assemblée. Il l’attrapa. Il devait tuer. Il fit une première taillade. Puis une deuxième. A la troisième, la foule s’emballa et la jeune fille se dénuda, seulement habillée de sa culotte trouée. Si les hommes de la foule, excités par cette vue, ne se tenaient plus, l’enfant, concentré, se préparait à frapper. Elle plongea, il fit un mouvement de recul et sa lame se planta dans la gorge de son adversaire. Une gerbe de sang lui sauta à la figure, l’aveuglant et, dans son râle, la jeune fille lui avait souri, l’avait remercié de son geste.

Son maître s’était présenté à lui peu après, le sourire aux lèvres. « Tu viens de tuer ta première proie. Aujourd’hui, tu étais le prédateur. » Ces mots, pour toujours, se gravèrent dans l’esprit de l’enfant qui n’avait rien ressenti à cet instant. Il avait tué pour la première fois et … Rien, il était resté insensible devant le regard attendri de la jeune fille. Il avait seulement hoché positivement de la tête devant l’homme, avait accepté le morceau de viande sur les paroles de celui-ci. « Son sein. Nourris-toi bien. »

Pendant deux nouvelles années, jusqu’à sa douzième année, l’enfant fut ainsi transporté entre les scènes de prostitution de sa propre mère et les combats pour gagner sa nourriture. Deux années où il fut aussi entraîné aux techniques shinobis. Aussi, l’enfant, qui devenait lentement un adolescent, avait déjà tué davantage d’êtres humains que de nombreux shinobis.

Le chien avait été parfaitement dressé. Capable de tuer, il était insensible au moindre sentiment. Il regardait sa mère se faire renverser par des hommes sans sourciller. Il tuait sans la moindre pitié des enfants comme des adultes, des femmes enceintes, comme des jeunes filles. Il tuait et mangeait l’être humain en public, sans la moindre gêne. Pourtant, le prédateur n’était pas encore au sommet de la chaîne alimentaire.


Arc IV : Trahison


Une rivière de sang coule. Le fleuve, arrosé par ses victimes, ne cesse de rougir toujours. Nombreux sont les visages qui se dessinent, à la surface. Sa mère. Son maître. Aoko. Ses premières victimes. Le reste est oublié. Trop de visages. Trop de personnes dont il ne connaît pas le nom. Dont il a oublié le visage. Un autre cadavre. Un de plus qui s’entasse sur la pile de ses crimes. Combien ont été tué durant ces trois années ? A chaque jour, son lot de missions. Son lot d’assassinat. De tueries. De boucheries. Son travail lui rapporte la viande nécessaire à ses repas humains. Il tue car on le lui demande.

Mais il tue maintenant pour le plaisir. Pour son propre désir. Durant la nuit, enfilant un masque de cuir, il devient une ombre et se met à tuer sans distinction. Se nourrir. Tuer. Arracher une autre vie. Sentir cette excitation le traverser. Prendre plaisir à mordre la chair. A goûter. Il sait qu’il ne pourra jamais reculer, qu’il ne pourra jamais faire marche arrière. Il est trop tard pour lui. Il accepte ce qu’il est devenu. Le monstre qu’ils voulaient. Le prédateur. L’arme. Il n’éprouve aucun remord à arracher la vie d’un inconnu. Il ne connaît pas la pitié. Il ne connaît aucun sentiment. Il ne se pose même pas la question de savoir ce que sont les sentiments. Abstrait. Loin des senteurs qu’une viande peut avoir. Il n’est rien d’autre qu’un animal qui charcute ses proies avec délectation.

Pourtant, il nourrit une haine viscérale, une haine qui le ronge de l’intérieur. Contre son maître. Contre ses geôliers. Contre sa propre mère. Son maître l’a transformé à jamais, alors qu’à son âge, les enfants continuent de jouer dans les rues. Ses geôliers ont tant ri de lui durant ces années. Sa mère est restée faible. Elle n’a pas cherché à le trouver. Elle n’est pas devenue forte comme il a pu le devenir. Il s’est endurci. Il est devenu moins sensible. A la douleur. A la pitié. A la vie. Il ne souffre pas. Mais elle n’a rien fait. Aussi, l’animal, dans le silence de sa solitude, nourrit des envies.

Ne dit-on pas toujours que même dressé, le chien peut mordre son maître ? Ce fut le cas, cette nuit-là. Exaspéré par les lubricités de son maître, le garde du corps et animal de compagnie qu’était l’enfant, vint à se rebeller. La lame, en pleine nuit, vint trancher en silence la gorge de son ancien maître. Se succéda, dans la forteresse du groupe, une série de meurtres. Au lever du jour, chaque être humain qui avait habité le lieu était mort. A chacun, il manquait une partie du corps. Cette même nuit-là, le prédateur avait volé l’argent de son maître et s’était rendu dans le bordel que sa mère fréquentait. L’enfant avait payé la dernière passe de celle-ci. Aussi, alors qu’elle était surprise par son jeune âge, et la maigre ressemblance qu’il pouvait avoir avec son fils, il planta son kunai sous sa mâchoire. Un coup bref. Un regard surpris. A elle aussi, il vint à manquer une partie de son corps.


Arc V : Un autre jeu

Un nouveau village


Celui qui n’était plus un enfant, qui ne portait le nom que de « chien » ou « merdeux », s’était évanoui dans la nature. Après son terrible massacre dans l’enceinte de Kumo, ayant assassiné ceux qui avaient vécu avec lui durant presque une dizaine d’années, ayant mis fin au jour de sa propre mère, l’adolescent s’était enfui. Sans aucune difficulté, il vint à survivre. Chassant. Tuant. Décimant ici et là les hommes dans ses traques nocturnes. Portant constamment le masque de cuir, le sillon rouge des morts s’épaississait derrière lui sans que quiconque n’y remarque rien. Aucune trace, sinon les quelques cadavres, ne laissait savoir qui il était. Juste un tueur. Un prédateur. Un être humain qui tuait pour se nourrir. Un animal capable de chasser et traquer sans distinction. Et, du jour au lendemain, les tueries ne furent plus. Comme s’il s’était évanoui. Mort. Tué. Assassiné. Plus aucun cadavre amputé ne fut retrouvé. Sans aucune raison apparente.

Celui qui fut bientôt appelé Kazuki avait trouvé une nouvelle famille. Une jeune femme, à peine plus âgée que lui, du nom de Kaori. Un vieil homme, le grand-père. Ils n’étaient pas ses proies. La première était trop maigre. L’autre, trop vieux. Mais il s’était arrêté. Pour la nuit. Une nuit. Il avait longuement discuté avec eux autour d’une boisson alcoolisée. Ils avaient parlé d’eux, de la mère de Kaori, de son père. Il avait parlé de lui, de son père, de sa mère. Il avait omis de nombreux détails, avait menti sur d’autres. Puis le grand-père s’en était allé dormir sans jamais se réveiller. Eux parlèrent encore une partie de la nuit. Leurs dernières paroles étaient celles d’un futur voyage à Iwa. Le lendemain matin, quand le vieillard, mort, fut enterré, il fut décidé que les deux jeunes gens allaient se rendre au village caché.

Au cours des années, le couple d’amis, bien que certains congénères veuillent y voir davantage, gravit sans difficulté les échelons de la hiérarchie. Naturellement doué, et entrainé, dans l’art du Taïjutsu, le dénommé Kazuki, nom qu’elle lui avait donné après qu’il lui avait avoué ne plus se souvenir du sien, était aussi doué dans l’art du Kenjutsu. Kaori se révéla être une médecin hors-pair, douée d’un sang-froid sans pareil. Durant ces années, il ne toucha plus jamais à la nourriture humaine, réfrénait ses envies qui l’assaillaient. Souvent, alors qu’il mâchait un morceau de viande en la compagnie de la jeune femme, il s’était imaginé la saveur de la chair humaine. Aussi, se fondant dans la masse, le cannibale était devenu un Shinobi.

Mais, chasser le naturel, il revient au galop. Lors d’une mission, celui qui avait gâché son goût durant quatre années pour la viande humaine, céda. Ce n’était qu’une première bouchée mais le goût, bien plus vivifiant que n’importe quelle nourriture, lui rappela un temps lointain. Aussi, il s’empiffra. Sans aucune gêne. Devant les yeux exorbités de la jeune femme qui l’avait appelé plusieurs fois sans avoir aucune réponse. L’horreur de la scène, où elle découvrait la nouvelle face de son ami, la fit vomir. Alors qu’il tenait le cœur de la cible entre ses mains, se passant à nouveau la langue sur les lèvres, il sortit de sa torpeur pour observer, d’un œil torve, son amie. « Tu … Tu es … Un monstre, Kazuki. » Il hocha de la tête, simplement. Oui, il était bel et bien un monstre qui avait gardé son calme durant plusieurs années. « Tu comptes me dénoncer, Kaori ? », lança-t-il seulement alors qu’il avalait un autre morceau du foie. « Je. Je ne sais pas. » Puis, se redressant, prenant une posture plus fière, plus provocante, plus assurée, elle lui lança. « Tu vas me tuer si je te dénonce ? ». Il haussa les épaules. « Non. ». Puis il s’était levé, s’était frotté la bouche sur sa manche. « Je n’ai plus faim. »

L’amitié perdura encore durant quelques années. Plus jamais elle ne le regarda de la même façon. Plus jamais Kazuki ne fut Kazuki. Celui qu’elle avait aimé avait disparu ce jour-là où elle l’avait surpris. Bien qu’elle le sache, elle vint à fermer les yeux sur la suite des événements. Kazuki s’était mis à traquer. De façon moins sanguinaire, ne tuant plus autant en un si court laps de temps. Mais il chassait et la crainte, la peur, serrant sa gorge, elle se taisait. Pourtant, durant une nuit, ils parlèrent longuement, où il lui apprit la longue vérité sur lui-même. « J’ai été élevé par ma mère célibataire. Je n’ai jamais connu mon père qui nous a quittés bien avant ma naissance. Ma famille se composait d’une vieille femme, d’une amie à mère et de son patron, que je considérais à l’époque comme son amoureux. Lors de mon premier voyage hors de l’enceinte, nous sommes allés dans un petit village. Lors de ma première nuit, là-bas, j’ai été kidnappé par un groupuscule. Ma mère ne s’est jamais remise de ma disparition et s’est mis à se prostituer. Mes kidnappeurs m’ont entraîné, m’ont formé à ce que je suis : une arme, une machine à tuer. Durant des années, j’ai assisté, impuissant, à voir ma mère se faire sauter par mes geôliers. A l’âge de dix ans, à peine, ils me forçaient à me battre pour ma propre vie, et celle de ma mère. J’ai tué tant de fois que je ne me souviens plus de chaque visage. J’ai fini par me rebeller à seize ans, où j’ai tué chacun de mes geôliers, ainsi que ma propre mère. C’est alors que je t’ai rencontrée, Kaori, et que j’ai caché ma nature pendant quatre longues années. Mais je suis un prédateur et ma faim avait que trop longtemps duré. » Il se leva, achevant son histoire.

Alors qu’il passait à côté de celle qui fut si longtemps sa partenaire, il planta le kunaï dans la jugulaire. Elle eut le temps de se tourner vers lui, de le regarder dans les yeux, implorant de comprendre la raison. « Tu en sais trop maintenant. », avait-il seulement dit avant de retirer vivement la lame. La tête s’effondrait sur la table, le sang se mit à couler en abondance. Mordant à la gorge, suçant une partie du sang qui dégoulinait, il arracha une partie de la chair et le dévora naturellement. « Et en plus, tu n’as pas si bon goût … »





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Dernière édition par Kazuki le Ven 16 Jan - 23:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Ven 16 Jan - 21:40

Fiche complétée.
A vous les studios !
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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Sam 17 Jan - 20:56

Je réserve ce post pour la notation.

post-scriptum : le fait d'avoir comme sobriquets "mangeur d'hommes" (et encore ça ne me choque pas, car je veux une réponse sur les deux) ou le "démon sans queue" est expliqué ?

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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Sam 17 Jan - 23:32

Ceci n'est pas clairement exploité ni même expliqué tel quel dans mon Histoire. Je considère cela davantage comme sous-entendu. Après, si vous souhaitez que cette mention soit ajoutée (dans l'Histoire) ou retirée (des Surnoms), ceci peut se faire.
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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Dim 18 Jan - 20:14


L'évaluation












× L'heure du jugement est arrivée ♪ ×


Bienvenue ou encore welcome back.

Les +
Bonjour, bonsoir, cela dépend à quelle heure tu te connectes pour voir la notation. Je vais te donner les points positifs à propos de la présentation que tu as conçue :

- Ton style d'écriture -même si ce n'est pas extravagant- est correct voire plus. En réalité, on pourrait se plaire à te lire, mais il manque une touche de beauté sur tes écrits.
Le français est maîtrisé, très bien même, mais fais tout de même attention à ton vocabulaire qui, malgré que ce riche, peut être mal utilisé.
La ponctuation est, quant à elle, à moitié respecté, en fait ce n'est pas fou comme "fautes".
Je n'ai pas grand chose à dire sur les points positifs, nous ne pouvons dire que c'est mauvais, car tout est respecté.



Les -
L'introduction est inutile, à quoi bon nous sortir un petit paragraphe qui ne résume pas ton histoire ? D'ailleurs, ça aurait été un bon moyen de donner une raison sur tes deux sobriquets sortis de nulle part.

Fais attention, tu voulais écrire comme un écrivain ou un poète, mais ce n'est pas facile, ça ne sert à rien de s'avancer trop vite dans des écritures trop bien développées même pour les personnes qui occupent la notation.

Les points sont placées de façon aléatoires, ce qui ne rend pas le texte fluide ; on s'arrête souvent pour des futilités.

Rien d'autre de repéré, excepté le fait que tu n'as pas survolé ta présentation puisque j'ai repéré de nombreuses fautes qui auraient pu être effacées.


Verdict

C'est régulier. Nous avons ici une présentation de très bonne qualité, surtout pour les rangs que tu demandes. Fais attention à ce que tu fais. Parfois on n'arrive pas du tout à comprendre ce que tu places. Pour moi, tu frôles le rang S, mais je te mets A+ voire A tout court, ça dépend de ce que le deuxième avis donnera. Mais avant, fais une réponse organisée pour clarifier les choses sur le fait d'avoir deux sobriquets comme ça. Pourquoi es-tu nommé comme le "démon sans queue" ?

La Suite

Maintenant que tu es validé, tu peux enfin passer à la suite des choses ! Voici quelque liens qui te seront des plus utiles pour poursuivre ton aventure parmi nous!

-Avant de partir au combat, tu pourras faire ta fiche technique ICI

-Une fois le tout fait, si tu n'as pas de partenaire avec qui rp, tu peux en faire la demande ICI

-Quand le rp sera terminé, tu pourras le faire corriger et ainsi avoir ton expérience en faisant une demande ICI

-Après cela, si tu veux, tu pourras venir te détendre ICI et ICI

-Finalement, si tu as des questions, ne te gènes pas et viens les poser ICI




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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Dim 18 Jan - 21:07

Concernant le premier des deux surnoms, celui de « Mangeur d'Hommes », il provient uniquement de son cannibalisme. Il mange des êtres humains, des hommes, des femmes, des enfants, ce que tu souhaites. Ce n'est pas quelque chose d'extra-ordinaire et ce "titre" ne concerne que son goût prononcé pour la chair humaine, cela s'arrête là.

Celui de « Démon Sans Queue » dont le lien évident est celui des Bijûus concerne non pas son affection pour la viande humaine pour le nombre de cadavres qu'il laisse derrière lui. Après son départ, comme la nuit de son évasion, il a laissé sa faim le consumer. Mais plus que sa faim, il s'est aussi laissé consumer par son désir enivrant de tuer. Il a laissé de larges traînées de sang et a laissé de nombreuses familles amputées d'un membre (comme les cadavres). Ce "carnage", ce bain de sang, s'achève quand il rencontre Kaori et une fois qu'il reprend sa faim, sa chasse est plus méticuleuse, plus soignée. Ce titre de « Démon Sans Queue » concerne davantage un temps donné, une période propice où Kazu' se laisse aller à une folie meurtrière et cannibale.
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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over; Dim 18 Jan - 23:35

Encore une fois, je partage l'avis de mon correcteur, je te valide ainsi Vagabond de rang A. Bon jeu mon petit cannibale favori!
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MessageSujet: Re: Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over;

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Kazuki φ Veux-tu être mon prochain repas ? φ Over;

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