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♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END

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MessageSujet: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END Mar 13 Jan - 23:51

God makes me
I'm the savior of this shitty place



Kyoku Kogami  ♠ Fin Vingtaine ♠ Rang S ♠ Le monde est mon domicile ♠ Mokuton | Doton | Suiton  ♠ Ninjutsu | Kekkai | Genjutsu | Fuinjutsu ♠ Nibi no Jinchuriki

Knowledge is nothing without imagination

▽ Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?




Ambitieux:Déjà là, j'oserais même dire mégalomane. Je vois gros, trop gros. Je suis le genre de gars qui va toujours vouloir plus, car vous voyez même si je battais l'homme le plus fort au monde, je continuerais mes recherches pour en trouver un autre plus fort. Jamais je vais m'arrêter, soit je deviendrai le plus fort, soit je mourrai, point. Des buts, des plans, on en possède tous, mais moi la différence avec vous, c'est que même si ça paraît impossible, je vais y croire. Seuls les hommes qui sont assez fous pour  croire pouvoir réaliser l'impossible le font, comme le dicton dit si bien. Moi mon but, détruire ce monde où le sauver, ce n'est pas rien hen. Le choix que je vais prendre ? Un putain d'hasard. En fait non, la réponse est déjà présente quelque part, me reste qu'a la trouvé cette coquine, après ça sera soit le jugement dernier soit une orgie de paix.

Prétentieux: On est le meilleur ou on ne l'est pas non? Je crois profondément que je suis unique et que je possède les capacités pour vaincre n'importe qui qui oserait se dresser devant moi. Je suis façonné par Dieu ça se voit non? Un corps digne d'un spartiate et une gueule d'acteur couplée d'un charisme indéniable, je ne peux être que l'oeuvre d'un dieu! Jamais personne ne m'a réellement vaincue et personne ne le fera. En fait, je souhaite me faire battre, mais j'y crois pas.

Pessimiste: Je suis le genre de gars qui croit que l'homme est fondamentalement mauvais, en fait, il est peut-être né bon, mais cette société de merde le corrompt. Comment devenir quelqu'un de bien quand on nous conditionne toute notre vie à suivre un moule qui représente les idéaux débiles et non pouvoir laisser libre cours à notre propre personne? J'aimerais croire que ce monde est bon, mais je n'y parviens pas, toute ma vie, je fus témoin des pires merdes que vous pouvez imaginer et je ne peux tout simplement pas me résoudre à voir la lumière au bout du tunnel.

Sadique: J'aime le sang. J'aime entendre ma victime crier de douleur. Vous savez ce sentiment que vous avez lorsque vous enlevez la vie de votre proie et que vous la sentez la quitter peu à peu, c'est jouissif. Bizarrement, c'est en enlevant la vie que je me sens vivant, c'est pendant ces petits moments que je réalise que la vie n'est qu'un privilège qu'on peut se faire enlever à tous moment et qu'il faut y faire attention.

Schizophrène: Mon petit minou comme j'aime bien l'appeler, il est mon meilleur ami et mon seul d'ailleurs... Il est une petite voix dans ma tête qui me dit quoi faire, qui m'insulte et qui me compte un paquet de trucs, en fait ce n'est pas vraiment une maladie mentale mais rendue à mon niveau de folie, on pourrait presque appeler ça ainsi.

Manipulateur: Tiens tes ennemis plus proches de toi encore que tes amis comme on dit hen... Je suis le roi de la manipulation, sans vous en rendre compte, je vous pousserai à faire ce que je veux à votre insu. Je connais l'humain, ses forces et ses faiblesses je sais comment jouer dans sa tête. C'est méchant de faire ainsi mais haut combien plaisant ! De plus, cela me permet d'accomplir certains buts.

Flemmard: Ce n'est pas pour rien que j'ai en moi le démon à deux queues, Nibi, le petit minet. J'adore dormir me reposer, glander et rien faire. L'entrainement ? Je m'en fous désormais, je suis déjà à un niveau bien plus supérieur à la majorité des gens... J'adore passer mes journées couchées quelque part à regarder l'horizon en fumant une clope tout en philosophant sur tout et n'importe quoi, ça c'est la vraie vie, il n'y a rien de mieux.

Suicidaire:La vie, j'y tiens, mais pas du tout en même temps... J'aime prendre des risques, faire des trucs de dingues sachant très bien que je risque de pas m'en sortir vivant. Je suis à la recherche de l'adversaire ultime, celui qui saura me pousser dans mes derniers retranchements et me tuer, celui qui me fera souffrir à un point tel que je le supplierai de m'achever. Je veux vivre, j'aime vivre, mais la mort m'attire énormément, je la côtoie chaque jour, je flirte avec elle, mais je n'ai pas encore fait le grand pas...

Body is the mind prison


▽ Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?


Je pourrais vous faire des milliers de mots sur mon physique mais ça donnerais quoi? Regardez mon avatar et vous verrez ma gueule!



Start from the bottom now we're here


▽"On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes"



►Chapitre I | T'es qu'une grosse merde.





Il y a de ses enfants qui naissent sans parents, sans famille, sans nom, sans avenir... Non-désiré et mauvaise surprise, ils ne valent pas plus qu'un tas de merde pour cette société. Loin de la richesse et du luxe, ils font éruption dans ce monde, au lieu d'avoir un paquet d'amour lors de leur arrivée, ils sont victimes de haines et de mépris, car de leurs fautes des chicanes se créent, des couples se brisent. Ces enfants, ils sont les déchets de ce monde, ceux dont personne ne veut, mais dont on ne sait pas quoi faire. Les tuer ? Non ça serait bien trop inhumain... Vaut mieux les condamner à une vie de misère, de tristesse et de désespoir... Bien sur... Foutaise. En ce bas monde c'est la loi de la jungle qui règne, mais ces petites bêtes qui étaient jetées en pleine nature, avaient-elles réellement une chance ? Aller, laisser moi rire. Ce n'est qu'une question temps avant qu'on ne les écrase comme les vermines qu'ils sont. Les gens n'ont pas de pitié, l'empathie et la générosité des valeurs de notre société ? Mon cul. Pourquoi je vous dis tout ça hen? Tout simplement par ce que je suis un de ses enfants. Je suis un bâtard et voici mon histoire.

Tout a commencé à une époque pas si lointaine que ça, même si je tente de l'oublier je vais vous la compter, car de toute façon on se doit de se souvenir d'où on vient, car au final c'est ce qui fait ceque nous sommes. Au commencement, j'étais rien, mais quand je ne dis rien, ce n'est rien. J'étais assis sur le sol, adossé contre un bâtiment quelconque, j'avais faim, tellement que mon ventre criait le martyre. Je grelottais, je n'avais que quelques loques qui me servaient d'habit pour me protéger de cette pluie qui me martelait. Tous ces gens qui passaient devant moi, pour eux, je ne représentais absolument rien, je n'étais qu'un fantôme, une ombre à l'horizon. La plupart ne détournaient même pas le regard vers moi, les rares qui le faisaient riaient de moi, mais honnêtement, je m'en battais les couilles. Ils avaient bien beau me fixer, se moquer de ma gueule, me cracher dessus, peu importe, je ne bronchais pas. Mes yeux reflétaient mon état d'âme, ils étaient vides, à un tel point qu'on ne pouvait même plus remarquer ma peine en eux. Je m'étais construit un masque, une façade, je voulais passer incognito, je voulais être celui qui passait entre le mur et la peinture, pourquoi ? Tout simplement par ce que dans cette idéologie de pourri dès que quelqu'un sortait du lot, on lui tapait dessus, on l'écrasait jusqu'à temps qu'il se fonde dans la masse et qu'ils suivent le troupeau d'abrutis de moutons. Parlant de se faire cogner, je vais vous compter une petite anecdote.


Pas besoin de vous dire que j'étais sans le sou, plus pauvre que moi, tu meurs. J'essayais tant bien que mal de mendier pour avoir quelques ryôs mais en vain... Avec ma tronche de débris humain, je faisais plus peur qu'autre chose. Trouver un boulot me direz-vous ? Vous voulez rire de moi ? À mon âge quasi-impossible d'avoir un boulot, sans énergie comment voulez-vous que je travaille ? J'étais pris dans un cercle vicieux, je tentais tant bien que mal de m'en sortir, mais chaque fois, je mangeais une claque à la figure, cette claque, elle s'appelait "vérité". J'avais la dalle, comme d'hab. Je sentais mes forces s'amenuiser encore plus qu'à l'habitude, ça faisait combien de jours que je n'avais pas mangé? J'en avais foutrement aucune idée... Tellement j'étais faible je perdais des capacités cognitives, j'étais en mode survie et  malheureusement je n'étais pas équipé de l'option "vie"... M'enfin, je m'écarte là... Revenons en au vif du sujet. Je voulais de la bouffe, je n'avais pas d'argent donc le choix qui me restait? Le vol. Ouais, c'est mal, je le sais, mais je vous garantis que dans ma situation, vous vous foutriez de tous ces pseudos règles de merde qui supposément régissent notre société. Le vol. Ouais, c'est mal, je le sais, mais je vous garantis que dans ma situation, vous vous foutriez de tous ces pseudos règles de merde qui supposément régissent notre société. Je vais couper court sinon je vais encore une fois divaguer, au loin, je voyais mon Saint-Graal, une pomme. Même si j'avais déjà fait ce petit jeu quelques fois, mon cœur battait la chamade, je suintais de sueur, l'adrénaline dans le tapis je m'approchais doucement de ma cible, essayant de ne pas me faire remarquer, c'est étrange hen, quand je voulais qu'on me voit, personne ne me voyait, mais que je voulais être invisible c'est comme si un géant panneau lumineux m'entourait disant: regardez-moi je m'apprête à faire un mauvais coup hé hé. Bref, la foule était nombreuse, heureusement pour moi. Planté à quelques mètres du stand de fruit, j'attendais le moment propice, tel un prédateur affamé, je regardais ma proie, elle était à moi, oh oui... Je salivais à la simple idée de la manger. C'est alors que je saisis ma chance prenant mes jambes à mon cou, je courus comme jamais je ne l'avais fait, prenant quelques pommes au passage. Il m'avait vu, je le savais. Il me cria, je ne sais quelle injure et il partit à ma poursuite. Fuck. Mes jeunes jambes n'étaient pas très grandes donc je ne pouvais courir bien vite... Je le sentais qui s'approchait de moi de plus en plus, seul truc à mon avantage, étant un enfant de la rue, je la connaissais comme le fond de ma poche. Après une course effrénée de plusieurs longues minutes qui me parurent interminables, je réussis à le semer, enfin ! Pour la première fois depuis des lustres, je savourais le délice de la nourriture, c'était si bon, j'avais à ce moment précis un orgasme buccal. Bientôt mon orgasme se transforma en cauchemars... J'étais tellement obnubilé par mes petites boules rouges que j'avais complètement baissé ma garde. Le goût si succulent du fruit dans ma bouche se transforma en goût de sang assez vite, je vous avais dit que c'était la jungle ici hen? Bah en voici la preuve. Sans que je m'en aperçoive d'autres petites merdes comme moi avaient convoité mon butin. C'est alors qu'ils me battirent avec une violence que je vais vous épargner. Je ne vous dirai que qu'au final, j'étais couché dans une mare de sang inconscient avec probablement plusieurs os brisés, mais bon, ce n'était que la routine pour un caca de la société comme moi.

Un jour, l'inévitable arriva. On fait quoi avec un cadavre ? On les jette. On fait quoi avec un cadavre ? On l'enterre. Cependant vu que je ne possédais ni richesse, ni gloire, ni famille, on n'allait pas m'enterrer, non, perte de temps hen... Une vie humaine, on s'en balance, l'important, c'est le blé. Là, vous allez me stopper et dire, j'ai manqué un bout putain ? Non, vous n'inquiétez pas, je vais vous dire la suite de ce pas. Mon seul moyen de survivre, c'était le crime, je faisais ce que je pouvais pour tenir jusqu'au lendemain, cette vie, c'était très risqué pour un petit garçon comme moi, je devrais être en train de téter les tétons de ma daronne à mon âge et non téter les gouttières pour avoir un peu d'eau... Pour en revenir à ma petite histoire, comme à ma triste habitude, je devais me démener pour un bout de pain, comme à chaque putain de fois, je passais proche d'avoir une crise cardiaque tellement c'était stressant. Imaginez-vous, des mecs qui vous courent au cul avec la seule idée de vous buter tandis que vous, vous ne voulez que manger un peu... Non laissez faire, vous ne pouvez même pas imaginer, imaginer toute cette souffrance, tous mes muscles me faisaient souffrir, mon âme criait sa douleur chaque PUTAIN de jour, mais je n'y pouvais rien, je voulais m'aider, mais je n'avais aucun moyen. Bref, je commence à prendre la mauvaise habitude d'aller trop loin, pardonnez-moi... Je croyais enfin être tranquille, pouvoir avoir un petit repas en tête à tête avec les rats qui venaient me tenir compagnie, non pas par ce qu'ils m'aimaient, non... Juste pour profiter de ma bouffe... C'est à ce moment précis que ma stupidité me frappa en pleine figure. Soudainement, un de ces maux de tête venait de me rentrer dedans comme un train rempli de grosses madames, je vous dis ça été du lourd, très lourd. En réalité, je venais de me prendre un coup de bâton derrière le crâne. La tête qui tourne et déjà à moitié assommée, je tentais tant bien que mal de me défendre, je me souviens que j'avais défoncé le nez d'un de ces enculés. Ça s'était bien mon seul bon coup... Car le reste de ce "combat" si je peux appeler cette dégelé ainsi, fut un vrai massacre loin de me faire honneur. Ils me fouttèrent une de ses raclées! J'en garde comme souvenir que de courts flashbacks de poing venant se cogner à mon visage. Je me sentais comme un vrai sac à merde qu'on cognait par plaisir... C'est alors que mes yeux se fermèrent. Était-ce la fin ? Non pas déjà..


►Chapitre II | Sortir de ce merdier




Vous vous doutiez bien que je n'étais pas mort hen... Vous en avez pas fini avec moi malheureusement! Je croyais être mort, j'avais senti mon corps s'affaiblir à un tel point que je ne pourrais même pas vous le décrire, je n'imagine même pas à quoi je devais ressembler... Ce n'est pas juste mes vêtements qui étaient en loques, ma peau également surement. J'étais tellement dans un piteux état qu'on me prit pour mort. Mes assaillants après m'avoir bien arrangé le portrait décampèrent à la vitesse de l'éclair, ils devaient être sûr de m'avoir tué. Ils ne voulaient surement pas aller en prison, je les comprends, se faire enculer quand tu échappes le savon, ce n'est pas doux. Je ne devais pas avoir l'air si mort que ça en fin de compte, car vu l'odeur qui se dégageait de moi, on avait pris des jours à ramasser ma dépouille. On devait me confondre avec un vieux clochard trop bourré pour se lever. Non mais, c'est quoi leur problème merde ? J'étais qu'un putain de gamin! Laisser se décomposer un petit garçon, c'est dégueulasse. Quand les plaintes furent trop nombreuses au lieu de tenter de m'aider, on ne fit que ramasser mon petit corps frêle et on me balança quelque part dans une forêt loin du village, bravo le geste humaniste. Bande de pd, un jour j'aurai votre peau.

Il faisait un froid de canard, il faisait sombre à un tel point que je ne voyais même pas à quelques mètres de moi. La forêt, la nuit, c'est un endroit à vous foutre la chair de poule. J'étais tout seul, adossé contre un arbre, je n'avais pas plus de vêtements sur le dos, j'avais mon sang tout croûté sur moi, j'avais la frousse. On croit que la nuit est silencieuse, mais non, elle ne l'est pas. Le vacarme de la nature est effrayant, vous entendez un paquet de bruits, mais vous ne savez pas d'où ils viennent. Des craquements de branches qui vous laissent à croire qu'on va vous sauter dessus dans la seconde qui suit, des cris d'animaux qui ont comme seul envie de vous bouffer. Comment voulez-vous dormir là-dedans hen? On ne peut pas. Même quand je n'entends rien, je deviens fou, le silence ça vous tue à petit feu, je vous dis. Je n'avais rien d'un homme fort et courageux, je n'étais qu'un pré-pubère qui pleurait comme un gros bébé en pleins milieux de nulle part. Vachement cool ! J'étais une grosse tapette, la nuit allait être longue, trop longue... Je crois même que je venais de me pisser dessus.

Les jours qui suivirent se ressemblèrent trop. Je tentais de tenir un peu plus, je me retrouvais encore dans la même situation que dans la grande ville, mais un truc différait. J'étais vraiment seul, en ville, j'avais des marchands à cambrioler, d'autres perdants de la vie comme moi avec qui me tenir, des bâtiments dans lesquels m'abriter, ici, rien. Vachement cool ! Même si ma vie était de la merde en canne, je voulais la vivre, c'est le plus beau cadeau qu'on peut avoir, un jour, je me sortirais de ce profond merdier dans lequel on m'avait projeté à ma naissance, je vous le jure. C'est alors qu'un changement de mentalité s'opéra dans ma tête, soudainement, je ne voulais plus être une victime de ce monde, j'allais devenir l'agresseur. L'instinct de survie venait de renaître en moi. Il n'était plus question de se lamenter, j'allais devenir plus fort. J'étais rentré dans cette forêt en tant que môme, j'en ressortirais en tant qu'homme.

Prenant mes petites couilles à deux mains, je me construis un abri, rudimentaire et minable, mais un abri. J'étais con ou quoi ? Je crevais de faim, mais à y penser, la forêt regorgeait de nourriture, les animaux étaient roi et maîtres ici, je n'aurais pas de misère à trouver un festin. De plus, les arbres à fruit étaient omniprésents. C'est alors qu'un sourire se dessina sur mon visage, le premier depuis des lunes. Pour la première fois de ma vie, je me sentais libre. Mon destin m'appartenait, à moi de pas tout foutre en l'air. Je ressentais l'appel de la nature en moi, je ressentais une énergie, une force qui semblait vouloir sortir de moi, je sentais mes forces revenir, c'était... Magique. Pour pas me faire surprendre la nuit, je construis mon refuge en hauteur, pour la première fois, j'avais une maison. Un sentiment unique parcourut mon âme, j'étais heureux?! Cette haine qui m'accompagnait depuis tout ce temps semblait disparaître peu à peu pour laisser place au courage et à la sérénité. La forêt, c'était ma nouvelle demeurée, j'allais apprendre à vivre avec elle, à l'aimer, la protéger.

J'étais assis en indien devant mon feu, même si je me plaisais ici, faut se l'avouer, y a foutrement rien à faire parfois dans la forêt, j'étais seul avec ma personne. Les arbres faisaient changement des rats et des vermines. Soudainement, j'ai eu un de ses fixes, j'étais fasciné par une petite racine au sol, ouais une petite racine. On dirait qu'elle bougeait, elle semblait grossir à vue d'œil. Ce petit bout d'arbre, il était comme moi au final, il se battait pour survivre, minuscule dans ce monde de géant, il ne demandait qu'à grandir et à devenir fort. Bizarrement, on dirait que j'influençais les mouvements de ces petites racines, à ce moment, je ne savais pas ce qui se passait, mais ce petit moment que je passais avec cette petite racine, il allait changer ma vie. Peu à peu, je me rendis compte que j'avais une certaine affinité avec les plantes, j'avais fait de la forêt ma maison, elle m'habitait, j'avais appris à vivre avec elle, je la côtoyais et je la ressentais en moi. Quand j'étais arrivé dans cet environnement inhospitalier, tout me foutait la trouille... Mais maintenant, je m'y sentais bien, j'avais confiance en la nature, elle me fournissait nourriture, eau, abris et un si précieux sentiment de réconfort. C'est ainsi que le jeune adolescent que j'étais grandissait, seul dans une putain de forêt.

Depuis que j'avais découvert ma capacité spéciale, si je peux me permettre de l'appeler ainsi, je passais mes journées entières à travailler dessus. Je crois que ça s'appelle le chakra ce que j'ai en moi, j'en ai vaguement entendu parler. Depuis tout ce temps, je croyais que je n'avais rien de particulier, on m'avait rentré dans la tête que j'étais une sous-merde, un déchet, un moins-que-rien... Toutes ces enflures, s'ils avaient su... Mais bon, peut-être que je divaguais aussi. Qui sait, contrôler le bois ça ne vaut peut-être rien... Au moins ça me permettait de survivre, de grandir et de devenir fort. Les ninjas... Pour moi, ils étaient des super-héros quand j'en voyais passer dans mon petit ghetto, il semblait si fier, si puissant, si glorieux... Ils étaient le soleil, la lumière ; moi, la lune, les ténèbres... Tous ceux que j'avais connus, ils se foutaient de ma gueule, ils m'avaient oubliée, le fantôme que j'étais assis sur son coin de rue avait probablement été remplacé par un autre enfant sans nom ni avenir comme moi. Pauvre lui, je le plains.

Des jours, voir des semaines passèrent depuis que j'avais découvert que je pouvais faire joujou avec la nature, je semblais regagner goût à la vie, tout avait changé en moi, ma façon de penser, mes objectifs, mes désirs, tout. Je jne voyais plus ce monde comme un gros tas de merde, mais bien plutôt comme un attardé mental qui avait juste besoin d'aide. Parlant d'assisté, c'est alors que lorsque je m'abreuvais tranquillement à la rivière, je ressentis une perturbation sur mon territoire. Je pouvais ressentir toute présence sur ma zone, car je l'avais parsemée de graines que j'avais reliées avec mon énergie spirituelle. Je stoppais net ce que je faisais, c'était le temps de la chasse. Je n'avais aucune idée de ce que ça pouvait être mais un bon petit repas ne ferait pas de mal ! J'attendis donc qu'ils s'approchent de moi, lorsque je sentis leur présence non loin de ma cachette, je fis sortir du sol des racines qui les prirent au piège, voilà le tour était joué. Je sortis donc de ma tanière, mais lorsque j'aperçus mes proies, la bouche me tomba, je venais de capturer des humains. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas rencontré personne... Ça me prit quelques secondes me rappeler comment enchaîner un mot à la suite d'un autre correctement... Leurs visages semblaient terrifiés et stupéfaits. C'est alors que j'engageais la conversation avec eux, leur révélation me bouleversa au plus haut point. Ils m'annoncèrent que je possédais un don unique et très puissant, que je serais de sang divin et plein de trucs de ouf.. Suite à une longue discussion, ils m'invitèrent à rejoindre leur village pour me faire examiner. Après une longue hésitation, j'acceptais leur offre, qui sait, le monde avait peut-être changé depuis mon absence ? À ce moment, je rêvais d'espoir d'un monde meilleur, mais je ne faisais que me foutre un doigt dans l'œil....

►Chapitre III | Le couloir de la mort



Je trouve ironique le fait qu'avant pour tous ces gens, je ne représentais absolument rien, il pouvait me cracher dessus sans remords, se moquer de moi, m'humilier... Ils se croyaient pour les rois du monde face au petit garçon que j'étais, mais depuis maintenant quelques années tout étaient diffèrent... Je n'avais pas tort quand j'étais jeune, ici, c'est une vraie jungle, c'est manger ou être mangé, sauf que maintenant, les rôles étaient inversés, je mangeais. Je faisais partie de l'élite de ma nouvelle "maison" même si pour moi ça ne représentait pas grand-chose ce mot, je m'étais senti une fois réellement chez moi et c'était dans la forêt. Je n'avais pas tort quand j'étais jeune, ici, c'est une vraie jungle, c'est manger ou être mangé, sauf que maintenant, les rôles étaient inversés, je mangeais. Non. Il faut vivre sans regret et continuer d'avancer peu importe, jamais baisser les bras, je prenais ce nouveau défi avec une profonde envie de me prouver à moi-même que je valais quelques choses. Vous savez, je n'ai jamais eu de réels amours, je n'ai jamais été félicité ou bien encouragé pour quoi que ce soit... C'est dur sur le moral. Je n'approuvais pas la philosophie de ces gens, de ceux qui s'amusait à s'appeler mes collègues, mais il me donnait une chose que je ne pouvais tout simplement pas acquérir seul, la puissance. Cette putain de puissance que nous recherchons tous.

Moi, le petit garçon qui venait de la rue, qui s'habillait avec des loques, je vivais maintenant dans un luxueux appartement et on me fournissait de nouveaux habits tant que je le voulais, je sais que je vous casse les oreilles avec ça, mais merde je n'en reviens pas. Même si je devenais un adulte, je possédais encore un cœur d'enfant, moi qui n'aurais jamais de parent, je garderais toujours ce petit côté en moi. Je me donnais entièrement à mon nouveau boulot, j'enchaînais les missions les unes à la suite de l'autre, j'étais une vraie machine, ma seule motivation à accomplir tout ça, c'était simplement le "Bravo, encore une fois, tu as accompli ta mission avec succès" qu'on me disait après ma mission. Ça me touchait de savoir qu'on m'appréciait, m'estimait. Je ne suis pas con cependant, je sais qu'il m'utilisait, que je n'étais que de la chair à canon comme tous ces autres cons qui se croient importants, mais au moins, j'avais une certaine forme d'amour... Mon petit cœur froid se réchauffait un peu à chaque réussite, mon corps lui devenait de plus en plus fort. Les vieux du village me prenaient de temps en temps à part pour m'apprendre davantage sur ce que je semblais posséder en moi. Non mais avouez qu'ils sont pd hen, ils m'avaient sous leur main tout ce temps mais ils me rejetaient, mais désormais qu'ils savaient que je pouvais être utile, ils m'aimaient... Mais quelle société de deux faces de merde...

Je vais vous conter un des petits cours d'histoire qu'on s'amusait à m'enseigner. Il paraît que je suis un descendant d'un illustre clan, ils veulent rire de ma gueule ou quoi ? Moi le petit bâtard qui serait l'héritier d'un pouvoir énorme ? Pouhahaha. J'avais de la misère à les cerner, mais en fait c'était peut-être vrai? Je n'ai jamais eu personne pour me compter d'où je venais. Je ne sais même pas le nom de mes parents, peut-être, ils étaient d'illustres ninjas ? Au fond de moi je croyais que ma mère était une pute et mon père un junkie, mais ça c'est une autre histoire... Car qui serait assez rat pour abandonner son enfant seul dans la rue? Hen dites-moi... Le truc que j'aimais faire avec le bois ça s'appellerait le mokuton et cette énergie que je sentais en moi, c'était le chakra, des trucs d'ouf! J'étais plus fort que la majorité des gens de ce village, mais j'étais un inculte, je ne savais ni écrire ni lire. Ce n'est pas ma faute si on ne m'avait jamais éduqué normalement... Dans la rue on apprend à survivre et non à vivre....

Plus le temps passait plus je me sentais devenir ce que je haïssais, je devenais de plus en plus fort certes, mais je devenais un pourri, un enculé. Je sodomisais cette vie, je lui riais en pleine face en tuant sans pitié et sans remords ses enfants. Comme le dicton dit, c'est en donnant du pouvoir à des hommes qu'on voit qui ils sont réellement et moi, j'étais un putain de truc d'ouf. Je perdais le contrôle, quand on m'avait recueilli de mon foret, j'étais un bon petit gars, sympathique et tout malgré un petit côté sauvage... Mais depuis... Sans m'en rendre compte j'avais rentré dans le moule de la société, j'étais rendu un tas de merde parmi tant d'autres, seul truc différent, j'écrasais les autres merdes, mais au final de la merde par-dessus de la merde ne fait que donner plus de merde...

.Malgré tout, je continuais d'avancer, je savais très bien que bientôt ça serait un crash monumental, mais on dirait que je m'en foutais. La puissance, j'aimais tellement ça, me faire prendre pour un dieu, les félicitations et les honneurs à n'en plus finir, mais qui n'aimerait pas ça en fin de compte ? Je n'avais plus la tranquillité de la forêt, mais j'avais la gloire de la ville. Cependant, cette forêt semblait vouloir se déchaîner en moi, cette énergie, ce chakra plutôt que j'avais découvert lors de mon expédition involontaire, il n'était plus calme, il bouillonnait de rage. Je vais vous conter le moment où il a explosé, vous aller bien vous marrer... ou pas... M'enfin c'est ce qui a fait de moi qui je suis à l'heure actuelle donc... Bref voilà, admiré le spectacle les keupins.

C'était un mardi si je me souviens bien. J'étais en mission avec des membres de mon escouade, jusque-là, rien de bien spécial. On traversait les ruelles d'un coin paumé, mais c'est alors qu'un de mes coéquipiers s'arrêta, il avait aperçu un petit gars adossé contre le mur, il semblait dans un piteux état, il voulut lui donner quelques ryôs mais au même moment un autre de mes collègues lui dit qu'on devait continuer et se foutre de ce petit gars car il n'était rien d'autre qu'un déchet humain. À ce moment précis, une énorme colère monta en moi, car il n'y a pas si longtemps, j'étais ce petit gars... Je réussis toutefois à me contrôler un certain temps, mais lorsque mon compatriote insista pour aider le pauvre garçon, l'autre le poussa et lui dit, regarde ce que j'en fais, son poing s'alignait droit vers le petit bonhomme. L'enculé. Au même moment, ayant perdu tout contrôle, une racine sortie du sol et agrippa son bras. Puis d'autres racines vinrent l'agripper et l'immobiliser, je le regardai dans les yeux, le regard vide mais à la fois plein de rage, j'avais devant moi le symbole de la méchanceté humaine, il allait payer pour tous les autres. Les autres membres de l'escouade ne bougèrent pas, par peur, par surprise ou par accord, je ne savais pas, mais il me regardait. Mon visage a deux pouces du sien, je fis sortir une fine liane de mon bras, ce petit bout de bois, il s'enroula autour du cou de ce salopard et se resserra de plus en plus. Je ne bronchais pas, je le regardais suffoquer, personne ne bougea, ils étaient subjugués par la scène. C'est alors que je sortis un kunai et que froidement et d'un geste rapide je lui plantai dans le torse, sans le tuer, mais juste assez pour le faire monstrueusement souffrir. Mes équipiers sortirent alors de leurs torpeurs et ils tentèrent de me sauter dessus, malheureusement pour eux je les ai retenu avec le même stratagème que pour ma victime, c'est alors que dans un dernier élan de rage, je lui coupa lentement l'aorte, faisant couler sa vie de son corps sous les yeux effrayés de mes compagnons.

Soudainement, je m'écroula au sol, l'emprise de mon jutsu se relâchant également sur mes "amis", l'adrénaline redescendait, le petit garçon que je voulais défendre était parti en courant et en criant d'effroi, mais putain je venais de faire quoi? J'étais perdu et dans la merde. C'est alors que mes coéquipiers restant me saisirent et m'empêchèrent de bouger. La suite est simple et merdique. On m'amena devant un genre de tribunal pour me juger. On m'accusa d'avoir mis la vie de mes coéquipiers en danger, d'avoir fait échouer une importante mission et d'avoir tué un ANBU du village, ma sentence, la peine de mort.

►Chapitre IV | Une offre que tu ne pourras pas refuser...






Je me sentais revenir en enfance, j'étais assis sur un plancher froid, dos au mur et je ne foutais rien, je fixais le vide. J'étais en taule et putain que c'était merdique. Je n'avais rien à faire à part me battre avec les autres détenus, ça me permettait de m'amuser un peu, de péter des gueules de mec qui se croyaient balèzes. Sauf que je ne pouvais que sortir une heure par jour, ce qui me laissait à peine le temps de faire quelques coucous si vous voyez ce que je veux dire... Au moins les gardes me foutaient la paix, le dernier qui avait voulu me torturer, je lui avais cassé quatre cotes à ce peday. Je m'emmerdais royalement dans ma cellule, ils me trouvaient dangereux ces cinglés, donc ils m'avaient foutu dans une cellule avec quasi-rien dedans. Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne tentais pas de m'évader ? Tout simplement par ce qu'un sceau bloquait tous mes tenkentsu, je ne pouvais utiliser aucun jutsu, hormis mes poings je ne pouvais me défendre... Au moins, je me motivais en me disant qu'il m'en restait peu, mon heure allait venir bientôt, je serais enfin libéré, c'est drôle de savoir que j'allais mourir et que je pouvais rien y changer... Non en fait, c'était merdique.

Il me restait quelques heures à vivre désormais, je ne rigolais plus, j'aurais pu massacrer une armée entière, je n'aurais pas eu une autre réaction que l'angoisse. Vous ne pouvez même pas imaginer ça fait quoi de savoir que tu vas mourir dans moins de 60 putains de minutes. Je flippais grave, je me demandais ce qui allait arriver, de mon âme de mon corps, tant de questions... Non mais est-ce que ça fait mal, mourir ? Je tournais en rond sans cesse, je marchais, je m'assisais, je me couchais, j'arrivais pas à me calmer, moi qui suis de nature plutôt posé et sereine là j'étais un vrai paquet de nerfs. Devais-je crier ? Tout détruire ? Non, ça servait à rien j'avais déjà essayé et la seule chose que ça faisait c'était de me détruire les os contre ses parois dures comme la bite de Chuck Norris en érection! À ma place, vous feriez quoi ? Un homme à la porte de la mort, seul, quoi faire d'autre que de broyer du noir... Je ne pouvais même pas m'asseoir et me remémorer mes bons moments de vie... Je n'en avais même pas vraiment eu... Quelle existence pathétique... En fin de compte, ces cons qui me crachaient dessus, ils avaient raison, on allait enfin m'éliminer, car je ne suis qu'un déchet humain, une pourriture.

L'heure était finalement arrivée, on allait m'offrir ma dernière volonté et tout ça et on m'amènerait au bourreau, la fin était venue mes amis... Un homme vêtu tout de noir pénétra dans ma cellule accompagnée de deux gros gaillards à qui il ordonna de foutre le camp, peu orthodoxe ce mec... Je m'attendais à ce qu'il dise des trucs barbants sur la vie et la mort et blablabla, je dors, mais non. Au contraire, ce qu'il me dit me déstabilisa complètement. Il me proposa une offre, une offre que je ne pouvais refuser. Il m'annonça qu'il était prêt à payer une astronomique somme pour soudoyer le directeur de la prison et me faire sortir en tuant un autre homme lambda à ma place. Lorsqu'il me dit cela, je n'en crus tout simplement pas mes oreilles. Il m'offrait la vie ? Il devait surement avoir une arnaque... C'est alors qu'il poursuivit, en effet, il avait certaines conditions à cette "entente'. S'il me sortait d'ici, il m'amenait avec lui dans un lieu secret et on scellerait en moi le démon à deux queues, le prince des morts, le chat Nibi. Il fut direct et sensiblement honnête avec moi, son but, faire de moi une arme, pourquoi ? Tout simplement par ce qu'il avait eu connaissance de mes capacités et que celles-ci sembleraient pouvoir permettre un certain contrôle sur les démons à queues. Mon choix était facile, mourir maintenant ou peut-être mourir d'ici quelques jours lors du rituel. C'est ainsi que j'acceptais son offre pour foutre mon camp au plus rapidement de cet endroit que je maudissais tant. Laissant derrière moi un pauvre homme qui serait injustement sacrifié, mais la vie est injuste, comme je dis c'est bouffer ou être bouffé.



Le voyage avait été plutôt divertissant, il avait duré plusieurs longues journées, mais on me traita aux petits oignons, je fus bien nourri et logé et tout et tout, ça se voyait qu'ils me slurpaient, mais j'allais les laisser faire et en profiter un peu, pour une fois que ça passait... C'est alors qu'en plein voyage, on s'arrêta et on bifurqua dans une forêt très dense. On s'enfonça profondément dans celle-ci, il ne semblait plus avoir aucune civilisation dans ce coin reculer du monde. C'est alors que je compris ou que ça allait se passer, au loin je remarqua un temple à l'allure ancienne. On débarqua du carrosse et marcha jusqu'au apparemment mythique bâtiment puis on s'y engouffra. Au moment où on commença à descendre plus en profondeur, je commençais à entendre des rugissements, ils faisaient froid dans le dos, on ressentait la puissance de ce monstre dans son simple rugissement. Au moment où on commença à descendre plus en profondeur, je commençais à entendre des rugissements, ils faisaient froid dans le dos, on ressentait la puissance de ce monstre dans son simple rugissement. Plus j'avançais plus je me demandais dans quel merdier je m'étais embarqué... C'est alors que je tournais le coin, mes sauveurs n'avaient même pas besoin de me guider, je voulais le voir, il me surprenait, m'intriguait... C'est alors que je le vue. Un immense chat, le roi des félins, il était si majestueux, si impressionnant, une aura d'une puissance que je n'avais jamais vue se dégageait de lui. Je ne pouvais pas me retenir, mes jambes se mouvaient seules vers lui, j'étais subjugué par cette bête. La bête se tue, je la regardais j'étais plutôt proche d'elle, les autres personnes dans la pièce ne savaient pas trop comment réagir mais ils me laissèrent aller car de toute façon, le bijuu était retenu par de puissants sceaux qui l'empêchait de bouger. C'est alors que rompant un silence total, Matatabi émit un rugissement d'une puissance colossale qui me fit tomber au sol, il semblait rire de moi ce connard.

On me releva et m'installa sur une table, on m'attacha les bras, les jambes et le torse très solidement, ils avaient peur que je m'évade ou quoi? C'est alors qu'un des hommes s'avança vers la bête, il semblait plutôt âgé, il composa une série de mudras et il apposa ses mains sur le monstre, il devait être un maître dans l'art des sceaux pour pouvoir effectuer cela, ce qui se passa révéla de l'impossible, la bête sembla emportée par le sceau, la puissance que cet homme avait entre ses mains était énorme et elle allait droit dans mon bide... Il s'approcha de moi, putain que j'avais les boules... Ma tension monta d'un cran, mon cœur semblait vouloir sortir de ma poitrine. Au moment où je sentis ses mains sur moi ce fut l'extase, le nirvana... L'utopie de la douleur. Au moment où je sentis ses mains sur moi ce fut l'extase, le nirvana... Je ne pourrais même pas vous expliquer le sentiment qui parcourut mon corps, c'est le genre de truc qu'il faut vivre pour comprendre, mais simple comparaison, imaginez vous accoucher, mais de l'intérieur. Puissance fois mille.

Je me réveilla dans une chambre quelque part perdu je ne sais où. L'homme en noir venu me voir et m'annonça que le scellement avait été un succès malgré le fait que je me sois évanoui comme une grosse tapette, mais bon il paraît que ça fait cet effet à tout le monde. Il m'annonça également que j'allais pouvoir entamer le second parti du contrat. Le plaisir allait commencer. Pendant les semaines, même les mois qui suivirent je passais mes journées entières à m'entraîner à contrôler cette puissance qui sommeillait désormais en moi, cependant leurs moyens n'étaient pas très... Disons, gentils. Il m'avait enfermée dans une cage, ouais une putain de cage, comme un animal, on me battait et tentait de me faire sortir de mes gonds, de me pousser dans mes derniers retranchements. Il me faisait souffrir par plusieurs moyens, il me privait de nourriture, d'eau, de sommeil... Quand je m'endormais on prenait des bâtons pour cogner contre la cage et éviter que je m'endorme, quand je réussissais tout de même à faire dodo, on me cognait avec ce même bâton pour m'empêcher totalement de me reposer. Cet enculé, il désirait qu'éveiller le monstre en moi... Pendant tout ce temps, Matatabi riait de ma gueule, comme à son habitude, il se faisait un vilain plaisir à se moquer de moi, l'enculé.

Mon enfer se poursuivit pendant encore je ne sais combien de temps... J'en avais marre et cet enculé de chat ne voulait pas m'aider. J'étais désespéré, j'aurais préféré mourir, mais ce n'était pas son but... Il me torturait mais juste pas assez pour me tuer. C'est alors que pour la première fois depuis que je possédais Nibi en moi, il m'invita à une discussion et il semblait compatissant, c'était temps merde... Il m'avoua qu'il voulait me tester, voir si j'avais des couilles et il fut satisfait, il m'avoua qu'il n'avait pas vu quelqu'un d'aussi résistant depuis des lunes. Il me dit également que je ne possédais pas encore son respect, mais qu'il m'aiderait à se sortir de ce merdier à une condition, que je lui laisse le plaisir de détruire l'enculé qui nous faisait mal, je dis bien nous, car désormais, on était une équipe, une équipe bizarre et tordue, mais une équipe tout de même.

La suite des événements furent d'une jouissance extrême, je laissa mon petit minet prendre le contrôle de mon être, je ressentis une puissance phénoménale me parcourir, c'était magique! Je sentis mon chakra se décupler et soudainement je commença à perdre le contrôle de mon corps, de mon esprit, je n'étais plus qu'un spectateur de l'orgie de violence qui se déroulait. Mon corps se recouvrait d'une épaisse couche de chakra et de flamme, je ne pouvais même plus me reconnaître. L'homme semblait jubiler de voir enfin la bête émaner de mon corps, il hurlait de joie, le pauvre, il ne comprenait pas ce qui se passait... C'est alors qu'un d'un puissant coup de griffe, mon démon brisa la cage qui nous séparait de la liberté. Le sourire de l'homme se transforma en expression d'un gars qui venait de se pisser dessus. La suite, vous devinez... L'homme en noir, il finit en mille morceaux, calciné, mort. C'est alors qu'on s'échappa du complexe en prenant bien soin de tout péter question qu'ils gardent un joli souvenir de nous puis on s'engouffra dans la forêt le plus loin possible, le duo de l'enfer était maintenant libre prêt à faire connaissance et à foutre la merde.


►Chapitre V | Go fuck yourself ♥




Les mois qui suivirent furent probablement les plus fous de ma vie mais aussi les plus agréables, je me sentis vivre réellement ! Ce fut l'époque fofolle de ma vie, avant je n'avais jamais vraiment profité de la vie... C'est elle qui profitait de moi, comme on dit la vie et une pute, bah là, c'est moi qui la baisais, j'oserais même dire que je l'enculais à sec. Ce fut la déchéance totale ! Moi et mon petit ami le minou, on fit les cent coups, on s'amusa à foutre le bordel un peu partout, mon animal de compagnie avait une folle envie d'âme, il adorait quand je tuais quelqu'un, ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme le chat des enfers. Moi et lui, on s'était vraiment rapproché, un lien nous unissait, on haïssait chacun autant l'homme que l'autre, on avait été victime de ses bassesses et de sa cruauté donc quand on croisait un trou du cul, on se faisait un malin plaisir à lui faire la peau à ce salaud. Bah moi j'avais trouvé comment l'atteindre et putain l'effet que ça vous fait quand ça vous traverse le corps, on devient une vraie machine à tuer, nos sens sont allumés comme jamais et notre adrénaline dans le tapis, je pouvais massacrer un nombre de mecs impressionnants et aller me taper toutes les gonzesses d'un bordel sans problème ! Pour la première fois de ma vie, j'avais un vrai ami.

Ce ne fut pas qu'une orgie de sang, non... La drogue aussi venue nous accompagner durant ce périple digne de lendemain de veille ! Vous imaginez être sous l'influence de drogue dur mais avec des pouvoirs comme les miens? Je ne vous conterai pas tous les trucs que j'ai faits car je vous ferais péter des barres ! Je développa aussi une dépendance à la cigarette pendant ce moment car avouons le, un bon petit verre d'alcool, ou plusieurs, avec une clope, c'est bon en tabarouette! Mais j'étais par compléter timbré hen... Toute cette merde que je m'injectais, que j'inhalais, que je sniffais, elle me permit d'acquérir de nouvelles capacités. Comme un célèbre mafieux que je ne nommerai pas, parfois, je me croyais invincible ce qui me permettait de me battre comme un malade sans ressentir de douleur. Vous savez ce rush tant recherché par tous les consommateurs de drogue dur ? La drogue aussi venue nous accompagner durant ce périple digne de lendemain de veille !


►Chapitre VI | Aller, tuez moi quelqu'un...



Nous voici quelques années plus tard, je suis sortis de mon trip d'adolescent en ruthe voulant fourrer partout et tout essayer les drogues du monde, maintenant j’étais devenu un sage. Eh ouais, croyez- moi pas si vous le voulez mais je vous le dis. Voir le monde d'un oeil nouveau ça change un homme, avant j’étais trop con pour comprendre bien des choses, mais l'expérience de vie nous ouvre les yeux sur la vérité, j'en étais entourée depuis toujours mais je refusais de l'avouer, quand je me regardais dans l'un miroir, je vois un monstre, un beau monstre, mais un monstre tout de même. Je suis devenu un tueur, psychopathe, mégalomane qui se prend pour un dieu... En plus j'ai développé une certaines schizophrénie suite à certains abus et à force de causer avec ma boule de poils. Cette boule de poils je l'aimais bien, elle me contait parfois des récits venant d'une autre époque, c'était intéressant, c'est dernier temps j'avais calmé mes pulsions meurtrières, Matatabi n'aimait pas tant mais il se devait de comprendre qu'agir ainsi était mal, même si c'est relatif le mal, je crois que la vie est un truc bien, on ne devrait pas l'enlever sans raison. En fait j'en sait rien, je vous dis, je suis tellement confus, qu'est-ce qui est bien ou non? Qui suis-je pour décider de qui se doit vivre ou non? Des fois je me réveille le matin et je demande pourquoi moi? Pourquoi j'avais eu toutes ses chances dans ma vie? Non mais vous voyez le nombre de fois où j'ai failli y passer? Tout d'abord survivre seul dans la rue quand tu as quelques années ce n'est pas de tout repos. Par la suite survivre seul en forêt après avoir été déclaré mort, c'est par merveilleux non plus... Puis finalement survivre à un scellement de bijuu et à son raide entrainement n'est pas une mince tache. En fait quand j'y pense... Je suis un putain de guerrier, un homme, un vrai! Je haiis la vie par ce que je l'aime. Elle est une pute mais j'aime les putes. Je sais que je ferai pas long feu en ce monde, je vis à un rythme effréné, je suis conscient que la vie est si courte, que comme une étoile filante, on fait que passer... Je vais donc tenter de laisser ma marque en ce monde, question que mon nom se fasse entendre pour les générations à venir. En bien ou en mal? Ça je le sais pas encore mais je suis sur que je ferai quelque chose de bien, je n'ai pas le choix. Je veux mourir, je vais mourir, j'ai hâte au jour ou je rencontrerai quelqu'un ayant la force de me tuer, j'en rêve. Car, jusqu'à présent même la faucheuse n'est pas capable de venir à bout de moi. Mais bon j'en retire quoi au final? Je vais vivre la pédale au plancher, faire souffrir ceux qui le méritent et j'espère trouver une raison qui me prouvera que j'ai tort, qui me prouvera que l'homme est bon. Sauf que pour le moment, je crois le contraire, donc celui qui me fera changer d'idée, bah ce mec ou cette meuf, sera quelqu'un d'unique. En fait c'est ce que je recherche, quelqu'un qui sort du lot, qui comprend que suivre le troupeau de moutons ne donne absolument rien. Ce que je veux au final, c'est de faire ouvrir les yeux aux gens et à moi-même. Parlant des yeux, je crois que je vais fermer les miens, j'en ai assez dit pour le moment.


Je m'appel Kyoku Kogami et c'est ma petite histoire.




« C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises » ► VERLAINE
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Dernière édition par Kyoku Kogami le Lun 26 Jan - 6:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END Dim 25 Jan - 12:41

La présentation est-elle terminée ?

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MessageSujet: Re: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END Lun 26 Jan - 6:07

On peut dire ainsi, elle est terminée depuis des mois Hap
Mais, bon, cette présentation révèle mon niveau d'il y a un certain temps, j'ai progressé depuis comme tu as pu le lire dans le petit texte de l'autre fois^^
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MessageSujet: Re: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END Lun 26 Jan - 14:23


L'évaluation












× L'heure du jugement est arrivée ♪ ×


Bienvenue ou encore welcome back.

Les +
La longueur du récit est plus que respectée, même les descriptions. Ton protagoniste est très bien décrit, comme d'habitude on ne s'attend pas à autre chose qu'une description complète, continues ainsi. Quelques phrases sont dérangeantes, mais ça ne gâche pas la fluidité du récit.

La narration nous plonge bien dans l'épopée, on y rentre assez facilement. Nous avons aussi une belle image du personnage, bien mis en avant, même si quelques phrases sont futilités.



Les -

Tu mélanges plusieurs temps, utilises seulement l'imparfait et le passé simple.
Des fautes : une relecture est suffisante pour les corriger.
La syntaxe est à revoir.
La ponctuation est, parfois, mal placée.
La première personne du singulier est à éviter.


Verdict

Même si les points négatifs se font plus nombreux, j'ai bien aimé ta présentation. Il faudrait juste corriger quelques points pour que ce soit très bien. Donc, ton rang s'élève à celui d'un Jônin voire un homme de l'élite soit A . Poursuis tes efforts.

La Suite

Maintenant que tu es validé, tu peux enfin passer à la suite des choses ! Voici quelque liens qui te seront des plus utiles pour poursuivre ton aventure parmi nous!

-Avant de partir au combat, tu pourras faire ta fiche technique ICI

-Une fois le tout fait, si tu n'as pas de partenaire avec qui rp, tu peux en faire la demande ICI

-Quand le rp sera terminé, tu pourras le faire corriger et ainsi avoir ton expérience en faisant une demande ICI

-Après cela, si tu veux, tu pourras venir te détendre ICI et ICI

-Finalement, si tu as des questions, ne te gènes pas et viens les poser ICI




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MessageSujet: Re: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END Dim 1 Fév - 20:50

Yop ! J'passe pour un deuxième avis.
Personnellement, j'opterai pour un rang S. Pourquoi ? Je m'explique.
Outre la longueur, et bon nombre d'entre nous savent que la longueur ne compte pas. La qualité est plus indispensable. Et la on a les deux. Certes il y a quelques fautes mais la qualité y est. L'histoire est bien raconter.
Moi j'aime ta plume et le comment tu nous raconte ça.

"La première personne du singulier est à éviter." > Pour ceci, ça appartient au style du joueur. Beaucoup de livres sont écrits à la première personne et se lise très bien. Je ne vois pas en quoi cela dérange.

Pour moi c'est donc un rang S.

Pour la suite, tu la connais Wink

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MessageSujet: Re: ♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END

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♠ Vivre ne veut pas dire être en vie | Kyoku ♠ END

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