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[EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu]

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Élite d'Iwa
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MessageSujet: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Mar 10 Fév - 3:30



A vous de jouer, docteur...
ft. Shodaime Tsuchikage
La guerre était lancée, et le pays de la Terre n’avait jamais semblé être aussi guetté qu’aujourd’hui. Les mesures de sécurité infaillibles assuraient une protection optimale du territoire, alors que de vaillants hommes s’avançaient côte à côte, une furtivité assurant leur silence.  Le regard attentif, rien échappait à leur vigilance, pas même le bruissement d’un renard sauvage curieux. On avançait dans un paysage rude et rocailleux, où la présence du sol sec faisait craquer doucement les cailloux au rythme des pas. Les hautes montagnes s’harmonisaient, en cachant l’horizon et le soleil derrière des pics familiers que l’on avait tant eu l’habitude d’explorer. Tout paraissait être vide de présences vivantes, à l’exception de cette armée qui s’avançait avec détermination vers les régions de l’Ouest.

Les hommes, bien que concentrés, pensaient à leur famille ainsi qu’aux raisons pour lesquelles ils venaient de s’engager dans un conflit au bout de lequel ils ne reviendraient peut-être pas indemnes. Toutefois, ils étaient assez confiants envers leur dirigeant pour pouvoir estimer qu’il était possible de remporter la bataille. Après tout, Akainu n’était pas un usurpateur en terme de leadership ; il savait mener ses troupes sans anicroches, et s’imposer parmi tous sans connaître la moindre opposition bien longtemps. Cet homme de poigne inspirait autant la crainte que l’admiration, et sa droite stature ne fléchissait jamais, et surtout pas en ce jour où il irait certainement prendre le plaisir d’assouvir une fois de plus son besoin de domination. Telle était la vision inébranlable d’une jeune femme, le blé de ses cheveux ressortant parmi le décor terne.

Aux côtés de son ancien maître, la sécurité l’entourait, et elle restait attentive à tous les stimulus extérieurs. Ses ordres avaient été clairs ; il s’agissait de faire connaître à l’ennemi le regret total de leur riposte, et d’oublier la notion de compassion envers ces pauvres vermines. « Oublier » était même un bien mauvais terme, quand on savait que la pitié en soi n’était pas un mot appartenant au vocabulaire des Iwajin. L’univers utopique de la paix n’avait jamais trouvé sa place au beau milieu de ces rochers menaçants. Imaginer la terreur et les souffrances que les forces de l’Etoile essuieraient esquissa un mince sourire au visage sarcastique de la dénommée Riona ; cela faisait si longtemps que les choses n’avaient pas suffisamment été excitantes à son goût qu’elle était prête à déguster délicieusement ce spectacle futur bien fourni.

Dans l’attente de cet événement palpitant, la course qui menait à destination s’avéra bien longue et tortueuse, entre les différents obstacles de la nature qui entouraient tout le pays. Ce ne fut pas spécialement ardu d’aborder les pentes abruptes des montagnes de la Terre, mais la chaleur inhabituelle qui les submergeait ne jouait pas en leur faveur. Leur force d’esprit fut donc une variable essentielle à leur progression, et nulle jambe ne fléchit au bout de ces nombreuses heures d’activité. La soif était également un fléau inéluctable, mais aucun d’eux n’osait prendre l’occasion d’ouvrir sa gourde pour se rafraîchir, puisque cela ne constituerait qu’une perte de temps inutile. Cette fameuse opportunité ne se proposerait qu’au terme de ce périple interminable.

Dès lors que l’avant-post 476 fut atteint par les premiers soldats, Riona sut que la prochaine phase du plan reposait en partie sur sa mission, en compagnie du Ryotenbin. Ce qu’elle allait entreprendre n’était rien d’autre qu’un grand honneur à accomplir ; elle aurait l’occasion de prouver une fois de plus sa valeur auprès de son supérieur, et l’échec n’était jamais permis dans une mission confiée. Se souvenant encore des échos à propos des déchets ratés de l’équipe chargée de surveiller le territoire – régie par Atsuji Matsuda-, elle ne manqua pas d’afficher un léger rictus. Ces incapables l’avaient bien mérité, cette condamnation à mort… Après tout, il n’était tout de même pas compliqué de garder un territoire, et d’empêcher des faiblards venus d’un pays minable de parvenir jusqu’aux frontières.

Au point d’arrivée, la pause parut être un cadeau divin pour ces hommes loyaux. Ce n’était pas pour autant qu’ils allaient se détendre, surtout lorsque l’on se situait dans la formation du Kage. Dans l’attente de ses ordres, la cadette des Shimazu  appela ses  quelques accompagnateurs à la rejoindre. Ils auraient certainement besoin de bras pour porter les différents instruments médicaux qui lui permettraient de déjouer l’infâme poison qui entourait les canyons du pays de l’Ours. Si la tâche ne serait pas forcément aisée, il ne leur faudrait néanmoins pas une éternité pour concocter l’antidote. Les nouvelles technologies accéléreraient les analyses, et les rendrait plus hétérogènes qu’antan.

Alors que la prétentieuse vérifiait minutieusement qu’aucun matériel n’avait été omis par inadvertance, l’ombre de trois paires d’ailes attira les regards. Survolant les alentours avec douceur et discrétion, trois vautours vinrent se poser sur l’un des rochers à proximité de l’avant-post. Leur présence n’avait rien de déraisonné ou d’étrange : le Kuchiyose de Riona leur avait permis de pouvoir s’avancer en s’assurant qu’aucun ennemi ne les attendait autour d’un certain périmètre. Au moindre compromis, ils avaient eu l’ordre de revenir auprès de leur détentrice au cours du trajet. Toutefois, au plus grand bonheur des Iwajin, le fait de ne les voir qu’à l’arrivée de l’avant-post signifiait qu’aucun imprévu ne s’était rendu perceptible jusque-là.

« Rien à signaler, il n’y a aucune présence parasite jusqu’à la nappe de poison. » annonça le plus grands des trois volatiles.

Pour l’heure, l’opération semblait se diriger vers le bon chemin et peut-être que les prochaines étapes s’effectueraient efficacement par conséquent. Désormais, il n’y avait plus qu’à attendre le signal du Tsuchikage, pour se diriger  vers la zone de danger.
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Dernière édition par Riona Shimazu le Mer 18 Fév - 15:05, édité 3 fois
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Shodaime Tsuchikage
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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Mar 10 Fév - 9:35

... ... ...

Conquête  de  l'Ours






Feat. Riona Shimazu



Les guerres débutent toujours par une poignée de personnages pervers, ayant le pouvoir et pour qui la vie humaine n'a que peu de valeur, mais aussi et surtout par d'autres, beaucoup plus nombreux, et suffisamment bêtes pour aller risquer leurs vies sur le champ de bataille. Pouvait-on dire que c’était le cas pour celle-ci ? Assurément oui, sans aucun doute. Qui du Tsuchikage ou de l’Hoshikage était le plus misérable ? Akainu qui partait en conquête d’un pays qu’il avait préalablement provoqué ? Ou bien son opposant qui avait eut la stupide idée de lui répondre ? Quelle que soit la réponse, il était évident qu’aucun des deux hommes ne valait vraiment mieux que l’autre. Malheureusement pour les forces de l’Étoile, le Tsuchikage était mu d’une idéologie conquérante à toute épreuve et il rien ne l’empêcherait d’atteindre ses objectifs. Une fois ses troupes mobilisées, le kage les divisa en plusieurs groupes qu’il éparpilla sur les trois fronts du conflit. Il prit d’ailleurs personnellement la gestion de celui le plus au nord. Accompagné d’environ 2 000 ninjas, il prit donc la route de l’avant-poste 476.


Pourquoi partir avec si peu d’hommes ? Pour la simple et bonne raison que les troupes l’accompagnant ne seraient pas celles qui scelleraient le sort d’Hoshi. Son rôle durant la première partie de cette guerre n’était pas de conquérir mais de placer ses hommes en position de force. De plus, les espions du village lui avait fait parvenir une information d’une importance capitale. Hoshi était entouré d’un canyon meurtrier. En effet, le village ennemi se trouvait en plein milieu d’une zone où des gaz mortels ne cessaient de flotter dans l’air. En somme, les ninjas d’étoiles étaient donc en position de force pour tenir un siège. Cela faisait à la fois leur force et leur faiblesse. En effet, comptant sur cela, ils ne postaient leurs hommes qu’à la frontière avec Tsuchi no Kuni mais laissaient leur territoire désert en dehors du village. Cela signifiait qu’une fois au pays de l’Ours, la résistance ennemie sera négligeable tant elle serait faible jusqu’à ladite vallée de la mort que formait ce canyon. Ainsi, si Akainu se trouvait en compagnie de si peu d’hommes, c’était parce que c’était amplement suffisant pour arriver jusqu’à destination.


En revanche, il était rigoureusement impossible de prendre Hoshi avec seulement 2 000 hommes, cela, le Tsuchikage le savait pertinemment. Bien heureusement, tout était déjà prévu. Une fois sa mission accomplie, les forces du front B pourraient alors venir lui prêter main forte et prendre le village ennemi sans grande peine. Parlant justement de cette mission, quelle était-elle au final ? Eh oui, je vous en parle depuis tout à l’heure après tout. Figurez vous qu’Akainu se trouvait être à la base un médecin ninja. En plus d’être le plus grand utilisateur de suiton que ce monde ait jamais connu, le kage excellait comme personne dans l’art de confectionner des antidotes. Il n'existait absolument aucun poison qui soit en mesure de lui résister. Sa venue sur le front A n’était donc en rien dû au hasard.  Ce n’était pas pour rien non plus que la troupe dudit front avançait avec un véritable arsenal de machines médicales. Akainu devait se placer au niveau de la vallée de la mort pour confectionner très rapidement un antidote en série. Sur les 2 000 hommes présents à ses côtés, près de 500 étaient des médecins qui auraient pour mission de l’assister. Pour être certain que le travail serait fait vite et bien, il avait même fait venir son ancienne disciple Riona Shimazu, actuelle trésorière d’Iwa.


Akainu avait toute confiance en son élève, après tout il lui avait bien apprit tout ce qu’elle savait en terme d’Iroujutsu. Certes elle excellait moins que lui en la matière c’était évident, mais il fallait prendre en compte qu’elle était encore jeune, il lui manquait le talent venant de l’expérience qu’elle acquerrait sans aucun doute plus tard. Tout le contingent de la Terre avançait lentement vers la frontière. Il fallut un total de quatre jours pour qu’ils y parviennent. Les hommes commençaient déjà à fatiguer, mais Akainu ne leur laissa pas le moindre répit. L’une des invocations de Riona informa le kage que très peu de monde se trouvait après la frontière. Les renseignements des espions disaient donc vrai. Une fois qu’ils auraient percés la frontière, tout irait très vite. Conformément aux ordres du Tsuchikage, les hommes passèrent en position de combat. Les médecins avanceraient à l’arrière avec le matériel pendant que les combattant s’occuperaient de venir à bout de la résistance ennemie. Bien que d’ordinaire il n’aimait pas combattre, Akainu se décida à passer devant. Après tout, il fallait avancer vite et ses hommes n’étaient pas très nombreux. Désireux de garder quelqu’un pour protéger le convoi, le kage donna l’ordre à Riona de les accompagner. Avant qu’elle ne s’exécute, il lui remit son chaton: Oppai.


« Garde le pour moi Riona, prends soin qu’il ne lui arrive rien, il compte plus à mes yeux que ta vie.... »


Pourquoi emporter son chat à la guerre me direz-vous ? Cela peut sembler fou, mais la petite boule de poil a un immense pouvoir sur Sanbi. Sans qu’Akainu se sache pourquoi, le fait de garder son animal avec lui suffit généralement à calmer le bijuu. Pour cette raison, Oppai se trouve presque toujours sur lui, caché sous son kimono ou sur son épaule. Évidemment, pour combattre l’animal ne pouvait pas rester. Surtout que le kage allait d’ici peu avoir besoin du pouvoir de son démon. Passant devant avec les meilleurs combattants de son contingent, le médecin de la mort se mit à contempler l'horizon. Droit devant se trouvait le pays de l’Ours. Akainu pouvait voir le visage des ninjas adverses. La peur se lisait en eux alors que certains commençaient à prendre la fuite. Les forces de l’étoiles chargées de défendre la frontière faisaient face aux hommes de la Terre. La tension était palpable, plus un son ne faisait entendre en dehors du souffle du vent. Le temps semblait figé. Jusqu’au moment où Akainu baissa le bras...


En une fraction de seconde, tout se déclencha, la guerre commençait véritablement. Alors que les hommes du Tsuchikage fonçaient droit vers l’ennemi pour le tailler en pièce, il se contenta de rester sur place. Fermant les yeux, il concentra son chakra. En son fort intérieur, il demanda à Sanbi de lui remettre un peu de chakra. Plus les secondes passaient, plus l’aura d’Akainu changeait. Le chakra rouge du démon l’enveloppa lentement jusqu’à recouvrir toute sa peau. Maintenant que le manteau était en place, il passa à la vitesse supérieur en épaississant le chakra de Sanbi,jusqu’à finalement revêtir sa forme de proto-bijuu. Le criminel se mit alors à quatre patte et un instant, il bondit sur les troupes adverses. Virevoltant à une vitesse inhumaine, l’homme exécutait les ninjas adverses en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. La bataille ne dura pas bien longtemps. En seulement quelques heures, les troupes mobilisées à la frontière furent terrassées sans aucun mal. Évidemment, certains hommes prirent la fuite.


Durant les deux jours qui suivirent, Akainu et ses hommes avancèrent lentement jusqu’à la vallée de la mort. Sur leur passage, ils terrassèrent les sots qui eurent la mauvaise idée de vouloir les ralentir. Une fois arrivé sur place, il était clair que les reste des forces de l’étoile se trouvait à présent retranché au sein d’Hoshi. Le Tsuchikage donna donc l’ordre à ses hommes de mettre en place ce qui lui servirait de laboratoire. Alors que Riona le rejoignit, l’homme s’empara de son chaton. Tout en se mettant à siffler, il observait la vallée en caressant Oppai. Akainu était admiratif de cette défense naturelle. Un canyon rempli de poison pour empêcher l’adversaire de passer. D’une certaine manière il était jaloux de ne pas compter une telle chose à Iwa. Serait-il possible de recréer une telle chose ? Bonne question. Quoiqu’il en soit ce n’était pas l’heure de penser à cela. Une fois que tout fut mit sur pieds, le Tsuchikage s’adressa à sa disciple.


« Je vais me reposer quelques heures dans ma tente. Commence à effectuer des prélèvements du poison qui flotte dans l’air. Oh, et essaie de pas crever si c’est possible, tu vas m’être utile. »




© .JENAA

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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Mar 10 Fév - 22:53



A vous de jouer, docteur...
ft. Shodaime Tsuchikage
Les ordres de l'autorité suprême ne tardèrent pas à parvenir jusqu'aux oreilles attentives des Ninjas réunis. Ils soufflaient à peine l'oxygène de leurs poumons, qu'ils se voyaient déjà confiés à une nouvelle marche vers les territoires inconnus. Ils restaient néanmoins en forme, la volonté de protéger leur dirigeant les animant même bien plus qu'une malheureuse gorgée d'eau.

Une fois l’information des vautours prise en compte, ils surent que le danger en question serait moins semé d’embûches que prévu ; le terrain serait ainsi beaucoup plus accessible. Et s’il ne s’agissait que d’un petit troupeau de Ninjas éparpillés près de la zone de poison, l’avantage leur reviendrait bien vite. Ils étaient certes peu nombreux, mais la qualité de ces valeureux hommes n’était pas à sous-estimer. Ils ne faisaient pas partie de l’armée sans raison, et quand bien même on se servait parfois des plus étourdis comme chair à canon, tout le monde avait son utilité dans le déroulement des choses. Certains risquaient de ne plus voir le jour d’ici quelques heures, mais leur sacrifice ne serait sûrement pas vain. La doctrine d’Iwa était une manipulation parfaite, consistant à ne pas fléchir face à ses sentiments, devant les pertes humaines.

D’ailleurs, Riona – au même titre que la plupart des autorités – savait parfaitement que les pensions censées être attribuées aux veuves, ou encore ces idioties de primes de risques n’étaient pas forcément respectées. Ces décrets officiels qui promettaient des ressources monétaires aux familles des victimes ne servaient qu’à encourager bien plus les hommes à s’engager dans les forces militaires.
Ouvrant la marche, le Tsuchikage lança ses dernières directives avant de mener la troupe derechef. Les bras de Riona accueillirent de manière inattendue, une boule de poils chaude qui vint s’immiscer calmement dans un miaulement adorable.

« Compris, maître Tsuchikage. » répondit-elle, calmement.

Du moins, seuls ses petits bruits ainsi que son physique étaient attachants car la jeune femme se rappelait que ce chaton était encore pire qu’elle, en matière d’orgueil. Les plus vieilles mythologies dressaient le chat comme étant un animal sacré et vénéré, toutefois, elle n’avait jamais rencontré un chat aussi snob et méprisant que ce petit Oppai. Elle ne dit rien et accepta de garder la noble bête, mais en son for intérieur, l’idée que sa propre vie valait moins que celle de cette bestiole la répugnait. Etre comparée à un animal était la pire des insultes, mais d’un autre côté, Oppai n’était pas comme les autres…

Sa présence était essentielle, et la Shimazu avoua qu’elle était bel et bien obligée de le protéger au péril de sa vie. Refermant la file en compagnie des médecins, elle paraissait bien mignonne et rajeunie de quelques années en tenant le chaton du Tsuchikage comme s’il s’agissait d’une précieuse peluche à ne pas salir. Quand tous repartirent, le pays de la Terre semblait n’être qu’un vilain souvenir alors que le froid du pays de l’Ours vint faire frémir la peau de tous. Les cheveux au vent, notre médecin regretta de ne pas pouvoir profiter de sa longue chevelure plus longtemps ; ses mains n’étant pas valides, elle chargea une autre Kunoïchi médicale de lui attacher les cheveux en un chignon bien serré. Mieux valait travailler en étant libérée d’une masse capillaire encombrante. Au fur et à mesure que le paysage défilait au même rythme que ce vent glacial, les sens aiguisées des Iwajin situèrent les différents ennemis qui les affronteraient.

En position, le temps sembla se stopper durant quelques secondes, avant que le déclenchement des batailles ne se fasse. La blondine restait bien à l’écart, protégeant Oppai de ce spectacle barbare et sanglant. La pitié n’avait nullement sa place ici, et les différents cris de douleur poussés par les étrangers de ce pays décrochaient de minces sourires de sa part. Adossée contre un arbre, elles observaient les autres médecins qui se chargeaient de soutenir leurs camarades quand ils en avaient le besoin. Il fallait avouer que la constitution de ces deux-mille Shinobis ne tenait en rien du hasard ; un quart était des soigneurs qualifiés, et le trois-quarts des combattants hors pair. Cela signifiait qu’il y avait un soutien pour trois attaquants, et qu’il serait plus facile de tenir sur le champ de bataille.

« Très cher Oppai, tu dois sûrement trouver l’amusement dans toute cette férocité, n’est-ce pas ? » demanda la jeune adulte, sur un ton presque ironique.
Ce n’était pas qu’elle s’ennuyait, mais elle n’aimait pas rester inactive durant ces instants palpitants. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, comme parler. Evidemment, le chaton n’était pas l’interlocuteur rêvé, mais il n’y avait que lui à proximité puisque les autres étaient occupés. En guise de réponse, elle n’obtint qu’un regard dédaigneux de sa part, avant qu’il ne détourne son attention sur son maître. Ce dernier était en train de commettre une vraie boucherie, son aura devenant plus menaçante et impressionnante qu’elle ne l’était de base. Ce fameux chakra rouge était bien fascinant, et durant de nombreuses secondes, la jolie Riona ne cligna pas les yeux. Manquer ne serait-ce qu’une miette de cette scène serait du gâchis, et son regard luisant traduisait son profond respect ainsi que son admiration envers son ancien Senseï.

Les heures passèrent dans la détonation de l’assaut mené par l’agressivité sans égale des Iwajin. Les corps adverses s’effondraient au sol comme des pétales de fleurs fanées, et aucun renfort ne venait renouveler leur nombre. Alors que les derniers ennemis allaient être éradiqués, une jambe fut projetée en l’air, avant de s’écraser pour rouler jusqu’aux pieds de la cadette des Shimazu. Le réflexe de ne pas vouloir salir sa tenue de médecin la força à faire un pas de côté, mais la vue et l’odeur de la chair humaine n’échappa pas à l’odorat fin du petit moustachu. Riona le sentit bien plus stimulé et excité que jamais, à l’idée de vouloir profiter de cette bataille pour se remplir la panse. Les pattes presque tendues vers le bas, on eut l’impression qu’il désirait sortir de l’étreinte qui le retenait, afin d’aller satisfaire ses besoins.

« Non, ne mange pas ça ! C’est dégoûtant, voyons. On ne sait pas où ce gueux a pu traîner. »

A l’entente de ce refus, Oppai s’était peut-être senti froissé. Après tout, il ne voyait pas en quoi cette femme inférieure se conférait le droit de lui refuser son sobre repas. Il la scruta une fois de plus avec dédain, ne voulant plus la lâcher du regard jusqu’à ce qu’elle ne cède à ses caprices. Riona se sentit prise au piège, mais elle eut du mal à accepter le fait de toucher ce bout de cadavre de ses propres mains. Soupirant, elle déposa délicatement l’animal sur l’une de ses épaules, à laquelle il s’y agrippa joyeusement en vue du fait qu’elle venait d’abdiquer.
Munie de gants en latex et d’un scalpel, la doctoresse découpa un morceau de chair suffisamment grand pour satisfaire les désirs de Monsieur Oppai. Jamais, elle ne comptait refaire cela de nouveau. C’était tellement humiliant qu’elle était bien heureuse de ne pas avoir Yahiru dans les pattes. S’il avait été présent, il n’y aurait eu aucun doute au fait qu’il aurait trouvé la situation hilarante.

Une sale grimace à la lèvre, la bourgeoise captura le bout de viande humaine entre deux doigts, et le hissa jusqu'à la hauteur du gourmand poilu. Un miaulement d'exaltation se fit doucement entendre, et les crocs pointus du prédateur happa son menu.

«  Tu as au moins le mérite d'être mignon, même quand tu manges. » lâcha la tête blonde dans un murmure.

Après ces péripéties fatigantes, la troupe eut droit à son repos après tant d'efforts qui avaient mêlé sang et sueurs sur leurs accoutrements. Riona usa d'une lotion anti-bactéries pour nettoyer Oppai qui avait terminé de dévorer le trois-quarts du bras ennemi. Elle ne tarda pas à le remettre entre les mains de son Kage, avant de reprendre la route avec tous les survivants. Quelques blessés venaient d’être remis sur pied, et ils s’avançaient avec enthousiasme dans les profondeurs du pays de l’Ours.

Deux journées furent nécessaires pour parvenir jusqu’à la vallée de la mort. Ce lieu sombre et lugubre n’inspirait visiblement aucune confiance, et on se devait de faire très attention à où l’on posait les pieds. Normalement, aucun système de piège n’avait été installé selon des Ninjas sensoriels : il n’y avait que ce poison qui planait de manière omniprésente sur le canyon.  A son approche, on établit un périmètre de sécurité avant que les masques à gaz ne soient distribués à tous les médecins qui assisteraient à l’élaboration de l’antipoison. De sa voix grave, le grand Ryotenbin  confia les premières opérations à notre protagoniste. Acquiesçant, elle s’inclina vers lui avant de confirmer  d’une voix assurée :

« Ce sera rapidement fait, maître Tsuchikage.. »

Elle ne comptait pas mourir à cause d’une simple nappe de poison, là de loin. C’était bien pour cette raison qu’elle avait pris le soin d’emporter un bon nombre de masques à gaz, et de combinaisons épaisses de protection. Alors que l’ombre de la terre s’éclipsa à l’intérieur de sa tente, la blondine ordonna à des médecins de bien vouloir la suivre, ainsi que la présence de Ninjas offensifs pour patrouiller les environs. Personne ne devait franchir le périmètre de sécurité, et toute menace serait réduite à néant.

Sans plus attendre, la petite troupe arriva jusqu’aux premières brumes de poison, où l’air était dévorée par une substance nocive. Les instruments utilisés par les confrères de Riona laissaient échapper de faibles bruits sonores, indiquant différentes données au sujet des différentes molécules présentes, de la température, du niveau de corrosivité des substances en question, etc.

« Bien, comme vous le savez sûrement, n’enlevez en aucun cas vos masques, ni vos combinaisons. Par groupes de cinq,  nous prendrons chacun un échantillon du poison en question dans différents endroits. N’ayez crainte, personne ne devrait pouvoir s’en prendre à nous dans cette zone pour le moment. Chacun procédera aux étapes nécessaires en ce qui concerne les tests, puis nous comparerons les résultats. Soyez efficaces, et dépêchez-vous. Je doute fort que notre Tsuchikage soit aussi patient que vous ! » déclara-t-elle sur un ton ferme et autoritaire.

On ne le lui fit pas répéter une deuxième fois  puisqu’à la seconde près où elle resserra ses fines lèvres, les concernés étaient déjà partis.  En compagnie de son groupe, Riona s’activa sans plus traîner davantage. Sa combinaison ainsi que son masque s’avérèrent très utiles pour sa survie, et aucune défaillance ne semblait saboter l’opération.  De nombreux tubes à essais capturèrent les substances nocives. A première vue, le poison ne semblait pas si différent que ceux déjà inscrits sur la base de données d’Iwa.

Les cages à souris et à rats furent ouvertes pour pouvoir tout d’abord injecter le poison dans certains d’entre eux. En plus des expériences visant à séparer les différents éléments constituant la substance, il fallait en connaître les effets. Les analyses instrumentales et animales étaient utilisées à cet effet, et à l’aide d’Iroujutsu de haut niveau, on parvenait à accélérer grandement  la propagation du poison dans le corps des cobayes.  
Durant la première heure qui suivit les premières analyses, on put constater la présence d’un dérivé de cyanure mêlé à de lourds extraits d’Aconit Napel, une racine très toxique pour les hommes. Deux grammes suffisait à tuer.

D’autres sources d’empoisonnement en plus petites quantités firent l’objet d’une recherche plus approfondie. Il s’agissait véritablement d’un mélange bien sournois et meurtrier, méritant d’être utilisé par les Iwajin contre d’autres ennemis. Evidemment, si Riona comptait créer son antidote, elle savait certainement que le Tsuchikage souhaiterait que l’équipe médicale en conserve des échantillons pour pouvoir le recréer. Dans une des mallettes, elle plaça soigneusement les tubes à essais destinés à la reproduction, et elle utilisa l’autre moitié pour le contrepoison

Au bout de deux heures, on put établir le profil type de la substance, ainsi qu’un début du prototype du médicament.

« C’est un vrai trésor, un fléau horrible qui s’abat sur ses victimes par une hypothermie, l’asphyxie, des démangeaisons, et même des hémorragies internes précédés de convulsions, bradycardie œdèmes pulmonaires et délires paranoïaques. C’est un joyau précieux qui vous mange de l’intérieur, avant de vous achever horriblement, sans le moindre scrupule. Hahahaha… finalement, ces gueux de l’Etoile nous ont apporté un vrai trésor… Ce sera le poison Perfidiae !  » lança-t-elle, un rire dément accompagnant son rapport.

Les souris infectées étaient désormais en pleine agonie, et la souffrance se lisait parfaitement sur leur comportement misérable. Il leur fallut une heure de plus pour quitter ce monde, tandis que d’autres - étant plus coriaces – purent survivre à temps pour recevoir les premières injections. Le vaccin était à base de sel de cobalt pour combattre le cyanure, d’une pincée de la Perfidiae, et d’une grande variété d’herbage rare trouvables dans certaines zones précises du pays de la Terre et seulement en périodes  chaudes.

Il leur fallut au total un peu plus de six bonnes heures pour pouvoir établir à la fois – et dans l’ordre-  les tests, l’antidote prototype, le  compte-rendu de l’expérience contenant une vingtaine de pages descriptives, la réunion de toutes les informations des différents groupes médicaux, l’antidote final amélioré et les conclusions officielles à inscrire sur le rapport de mission. La tâche avait été bien plus ardue que prévu, mais rien n’échappait à l’œil expert des médecins d’Iwa. Après tout, leur pays était technologiquement bien avancé de ce côté-là. Il ne restait plus qu’à fournir leurs trouvailles au Tsuchikage.

Revenir au point de départ en quittant cette zone infectée fut plutôt soulageant pour tout le monde. Les masques à gaz couplés aux combinaisons n’avaient rien de bien confortables à long terme, et des perles de sueurs s’écoulèrent sur les joues des Ninjas. Les soupirs de fatigue se firent entendre dès qu’ils rejoignirent les autres, et Riona s’empressa d’aller apporter les bonnes nouvelles au chef des Ryotenbin. Elle attendit que les gardes ne le fassent sortir de sa tente pour s’incliner légèrement et lui rapporter sans attendre les événements récents.

«  Maître Tsuchikage, l’antidote vient d’être finalisé. Je vous apporte une copie du compte-rendu de la mission, et des seringues contenant le fameux remède de la Perfidiae. C’est ainsi que nous avons nommé le poison.  »
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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Mer 11 Fév - 12:12

... ... ...

Conquête  de  l'Ours






Feat. Riona Shimazu



Combats, fatigue, maladie, trois ingrédients de malheur qui une fois combinés mettaient très facilement un homme à terre. Akainu les cumulait tous, aussi prit-il la décision de partir se reposer. De toute manière Riona était présente, et après tout, s’il a avait fait quérir sa présence, c’était bien pour qu’elle se rende utile. Le kage avait pleine confiance en ses capacités médicales, après tout c’était lui qui lui avait apprit ce qu’elle savait. En un sens, même s’il n’était pas celui qui se chargeait en personne de confectionner l'antidote, cela revenait à la même chose. La kunoichi s’en sortirait très bien, et certainement en très peu de temps. De toute manière, la tâche qu’Akainu lui avait remit n’était vraiment pas compliquée à réaliser alors autant qu’il aille prendre un peu de repos. Après tout, qui allait l’en empêcher ?


De tout le campement Iwajin, la tente du Tsuchikage était la plus spacieuse et la plus confortable. Il y avait tout ce qu’on pouvait désirer. De quoi manger, un lit pour dormir, un bureau pour travailler et même un fauteuil pour se détendre. Les genins n’étant pas très efficaces en combat, il fallait bien qu’il se rendent utiles d’une autre manière. Ainsi porter le matériel du camp leur incombait. Le teint pale, Akainu pénétra au sein de sa tente en soupirant. Posant son chapeau sur le bureau, l’homme prit place sur son fauteuil. Oppai sentit que son maître n’était pas au meilleur de sa forme et se mit à ronronner pour le soutenir. La guerre lui avait manqué. Le médecin de la mort n’aimait pas combattre, en revanche conquérir lui faisait toujours autant de frissons dans le dos. L’annexion future des pays de l’Ours et de la Montagne suffisait à combler de joie le shinobi. Malheureusement pour lui, son addiction à ses médicaments se faisait de plus en plus grandissante. Après avoir pris quelques cachets, il commença à faire l’inventaire de son stock. Il ne lui en restait assez que pour deux semaines grand maximum.


Deux semaines ? Ainsi donc, il faudrait terminer cette guerre en peu de temps. Akainu ne pouvait pas se permettre de rester au front sans ses médicaments. Le cas échéant, ses hommes auraient vite fait de remarquer sa maladie et il ne pouvait pas le permettre. C’était hors de question. Mais que faire si la situation se présentait ? Quitter le front ? Possible, mais pas simple à justifier. Le plus facile était paradoxalement de finir cette guerre en peu de temps. Dans le pire des cas, il suffira de trouver une excuse relativement potable pour qu’il puisse s’en aller. Après tout il était Tsuchikage, il n’avait pas à se justifier.  Pour l’heure, la fatigue grandissante, il prit la décision de dormir quelques heures. Allongé sur son lit de fortune, il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver le sommeil. Pendant que l’homme dormait, Oppai jouait comme un petit fou partout dans la tente sans pour autant réveiller son maître qui dormait d’un sommeil de plomb. C’était comme si rien n’aurait pu le réveiller. Rien peut-être hormis la secousse vive d’un de ses gardes. Ouvrant les yeux, Akainu lui lança un regard interrogateur.


« Dame Shimazu souhaiterait s'entretenir avec vous Tsuchikage-sama. »


Pour seule réponse, le médecin de la mort laissa échapper un bâillement. Après s’être mouché, l’homme regarda l’heure. Quoi ?!? Déjà six heures ? Le temps passait à une vitesse folle. S’essuyant les yeux, Akainu se demanda ce qu’elle voulait. Avait-elle terminé la tâche qu’il lui avait confié ? Très certainement. Bon une seule manière de le savoir, sortir. Avant cela, il prit soin de remettre son chapeau sur sa tête comme toujours. Au moment où il sortit, Oppai se jeta sur son épaule pour fixer la kunoichi de ses petits yeux. Il était clair que le kage venait de se réveiller, mais Riona ne fit rien remarquer, fort heureusement. Après son habituelle révérence, la blondinette remit à son chef un rapport ainsi qu’une petite sacoche. Le rapport de mission ? Des seringues d'antidote ? Déjà ? Eh bien on pouvait dire que la petite n’avait pas chômé. Fait des plus rares et exceptionnels, Akainu laissa même échapper très bref rictus de fierté à peine perceptible.


« Entre Riona. »


A peine eut-il terminé que le Kage retourna immédiatement sous sa tente. Il fallait bien avouer qu’il y faisait bien meilleur qu’à l’extérieur, autant tenir la réunion ici. Comme il sentait la faim le tirailler, le Ryotenbin se prépara une assiette de viande sans en proposer à son ancienne disciple. Il lui avait apprit l'iroujutsu, il n’allait pas en plus partager ses victuailles avec. Une fois assis à son bureau, il fit signe à la tête blonde de prendre place. Tout en mangeant, il commença à éplucher le rapport avec un sérieux à toute épreuve. Une fois rassasié, il s’alluma un bon cigare sans quitter le papier des yeux. C’était du bon travail. Les tests étaient concluants, et out semblait parfait. Seulement un détail chiffonna Akainu. Tournant le rapport vers Riona, il pointa du doigt un mot en particulier.


« Agastache rugosa. Nous ne pouvons pas garder cette plante. Ce n’est pas du tout un mauvais choix ne t’en fais pas. Le problème, c’est qu’elle ne pousse qu’un été, et même là il est très difficile d’en acquérir de grandes quantité. Ce que je veux c’est faire un antidote que nous puissions produire en série rapidement. Cette plante n’est donc pas adéquate, on en a pas assez tu comprends. Tiens, regarde, c’est pareil avec la Pulsatilla chimensis. En temps normal je t’aurais félicité parce que l’antidote est parfait, mais là les conditions sont assez spéciales je dois bien l’avouer. Voyons voir... »


Il fallait trouver d’autres plantes afin de remplacer celles-ci. Trouver des substituts plus simples à trouver et surtout en grande quantité. Pour cela, le chirurgien de la mort s’empara de son livre de plantes médicinales personnel. Son contenu aurait fait pâlir de jalousie même les membres du clan Naara. Durant quelques minutes, le Tsuchikage se perdit dans les innombrables pages de l’ouvrage qui sentait le papier usé par le temps. Odeur très agréable soit di en passant. En simultané de ses recherches, Akainu écrivait sur un papier le nom de différentes plantes. Lorsqu’il eut terminé il le remit à son ancienne disciple.


« La Dichroa febrifuga ; la Forsythia suspensa ; l’Eucommia ulmoides ; la Pueraria lobata ; et enfin le Wikstroemia indica. Essaie de substituer tes deux plantes de bases avec celles-ci. Je sais pas bien lesquelles se marieront ou non donc tu vas devoir faire un paquet de combinaisons. Reviens quand t’auras réussi. Si rien ne marche je viendrai en personne m’en occuper. Tu peux t’en aller. »




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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Jeu 12 Fév - 1:06



A vous de jouer, docteur...
ft. Shodaime Tsuchikage
L’information parvenue jusqu’aux oreilles du Tsuchikage ne le rendit pas plus expressif qu’à l’ordinaire. Il restait dans son calme olympien habituel, s’attendant peut-être enfin à la venue de sa disciple. Souhaitant certainement en discuter dans le meilleur des conforts, il l’invita à entrer dans sa tente, ce qui réjouit la jeune femme qui se lassait du vent frais qui se frottait à ses joues. Pénétrer dans cette loge spacieuse força son regard à balayer les quatre recoins de ses yeux curieux. Elle croisa le regard fixe du petit Oppai, qui paraissait être en pleine forme ; après tout, il avait dû bien se régaler avec une jambe humaine. La créature restait silencieuse à proximité de son maître, et il était bien plus affectueux envers lui que les autres. Riona se demandait bien ce qui pouvait justifier un tel comportement, en plus du fait qu’il se prenait vraiment pour un Roi parmi l’ensemble des individus qu’il pouvait croiser.

Les animaux n’étaient pas vraiment la tasse de thé de la Kunoïchi. Il faut dire qu'elle n'avait jamais énormément pris le temps de s'occuper du chien familial lorsqu'elle était enfant, et qu'elle n'aimait en eux que leur doux pelage. Des pensées horribles lui avaient déjà traversé l'esprit, comme faire un business de fourrure véritable, mais elle n'avait jamais été plus loin que d'en spéculer.

Pendant que la jeune femme se faisait une joie de se réchauffer les mains, une agréable odeur de nourriture vint attirer son attention. Du coin de l'oeil, elle suivit l'assiette du Tsuchikage se déplacer jusqu'à une table. Son ventre manqua d'émettre le bruit de sa faim, et elle se rappela à quel point elle avait si peu mangé ces derniers jours. Pour ne pas surcharger les troupes, on avait pris simplement assez de provisions pour reprendre de l'énergie, mais rien ne valait un bon véritable dîner royal.

Tentant d'oublier sa faim, Riona concentra ses iris bleus sur le cigare qui occupait la bouche de son supérieur. Elle avait toujours trouvé cela horriblement écœurant et nocif pour la santé, mais elle n'avait jamais osé le lui dire. Peut-être qu'il s'en rendrait compte un jour…

Une fois qu'il eut terminé de jeter un oeil au compte-rendu global, il lui fit son verdict. Elle pensait en avoir enfin terminé pour la journée, mais c'était loin d'être le cas. Les plantes médicinales utilisées rendraient la production de masse du contrepoison bien ardue, voire impossible à cause de leur rareté. Il fallait en trouver des substituts plus abordables, et ce souci tiqua la chère Riona pendant quelques secondes. Il était vrai qu'elle n'avait pas pensé à ce problème avant, et elle s'en sentit assez idiote en y repensant.

Le doux parfum de pages livresques parvint jusqu'aux narines de la blondine qui, jusque-là, appréciait toujours un peu la senteur d'aliments. Le Kage possédait toute une bibliothèque à Iwa, qui contenait de précieux ouvrages vendus en édition limitée par de grands génies d’anciennes génération. Elle suscitait toujours la curiosité de ceux qui avaient la lecture pour passion, et la blondine en faisait partie. Son œil avide de connaissances se posa sur les fines inscriptions manuscrites, qui décrivaient avec précision les illustrations dessinées. Après un instant de réflexion, son ancien Senseï lui déballa la solution en quelques secondes. Il avait l’expérience nécessaire pour réagir bien plus rapidement qu’elle, et ce fut de manière très assidue qu’elle prit note de ses conseils. Il fallait qu’elle utilise cinq types de plantes qui parviendraient à remplacer les herbages peu communs, et elle devrait effectuer les meilleures combinaisons qui optimiseraient au mieux l’antidote.  Aussitôt dit, la prétentieuse accepta de revoir les composants du remède, et  quitta la grande tente du chef après une furtive révérence.  

Son équipe l’attendait à quelques mètres, impatients de connaître l’avis du Ryotenbin. Malheureusement, la « mauvaise » nouvelle parvint jusqu’aux oreilles de tous, et on ne tarda pas à se remettre au travail.

« Bon, nous allons suivre les nouvelles consignes de notre maître Tsuchikage. Je pense  qu’en étant simplement au nombre de dix, cela suffira à modifier les composants. Nous constituerons des binômes, et chacun d’entre nous se chargera de combiner un couple de plantes. Je vous les aie assignés sur ces parchemins. Allez, dépêchons-nous, le temps presse ! » dicta-t-elle, plus sérieuse que jamais.

Il était si mignon de les voir se bousculer ainsi,  à s’empresser de terminer le labeur comme de bons petits soldats obéissants. Riona comprenait parfaitement ce que pouvait ressentir le Tsuchikage, face à des pions performants qui ne discutaient jamais ses ordres. On se sentait puissant, bien plus mégalomane, et egocentrique qu’à l’ordinaire. Les carrières politiques étaient les plus séduisantes, par ailleurs, mais la gestion des richesses restait l’une des préférences de la famille Shimazu.

Dans l’une des tentes dédiées à la recherche et développement, elle ouvrit quelques bocaux contenant du Forsythia suspensa et du  Wikstroemia indica. Tous ces termes scientifiques pouvaient donner le tournis à toute personne ne s’étant pas habitués à ce métier, mais pour tous les pratiquants ici présents, il s’agissait de plantes très utiles pour l’élaboration de médicaments. Il lui fallut ensuite l’objet de son expérience, autrement dit les différents tubes qui contenaient le remède. Ce dernier servirait de comparaison, et de nouvelles souris seraient sacrifiées. Les premiers symptômes apparaissaient au bout d’une demi-heure, et l’agonie survenait entre une et quatre heures, en fonction du métabolisme du corps vivant. Les statistiques montraient néanmoins une moyenne de survie égale à deux heures et demi.
Les couinements de ces abominables bêtes se firent entendre de plus en plus, alors qu’une assistante les apporta auprès de Riona.

« Ah enfin, tu en as mis du temps pour les retrouver ces cobayes, Akane ! Tu sais pourtant que l’on ne doit pas se permettre de perdre du temps, bon sang ! Enfin, passons. Maintenant que l’on connait les ingrédients essentiels du vaccin, l’ajustement devrait se faire sans trop de problèmes. Prépare le tube témoin sans l’Agastache rugosa et le Pulsatilla chimensis. »

Mieux valait ne pas la contrarier, puisqu’elle était capable de déchaîner les mers si on n’agissait pas comme elle le prévoyait. D’ailleurs, elle craignait que l’antipoison ne soit, hélas, pas aussi fiable qu’en comprenant les herbes les plus rares. Après tout, elle s’était servie de l’un des spécimens les plus forts.

Alors que les souris et les rats subissaient leur piqure d’empoisonnement, les deux femmes travaillèrent d’arrache-pied pour reconstituer l’antidote assez complexe. Il ne fallait pas se tromper de dosage comme elles l’avaient fait il y a quelques heures de cela. Six heures paraissaient bien courtes pour son élaboration, mais ils auraient pu réduire davantage ce temps s’ils avaient commis moins d’erreurs en chemin. Ceci dit, l’erreur permettait la progression, et il aurait été trop beau de ne pas avoir commis de bévues dès le départ.
Quand la première heure s’écoula, deux des cobayes furent pris de sévères convulsions, et d’une immobilité apparente. Peut-être qu’ils ne parvenaient plus à respirer convenablement. Une dizaine de minutes plus tard, une fine seringue leur injecta le nouveau mélange. Il ne restait plus qu’à attendre l’obtention des résultats. En attendant, Riona chargea Akane de tenter la combinaison de la Dichroa febrifuga avec le Wikstroemia indica, comme cela était indiqué sur la liste des tâches.

Cette délégation lui permit de pouvoir prendre le temps d’actualiser le compte-rendu puisque ce dernier ferait partie des archives d’Iwa. Pour se faire, elle s’en alla rejoindre les autres groupes afin de connaître l’avancée de leurs recherches. Les médecins avaient fait de leur possible pour se dépêcher tout en travaillant avec qualité. Au terme d’un peu plus d’une heure, les premières souris infectées furent sur le point de céder à la mort. L’occasion de tester les combinaisons était arrivée, et l’attention fut concentrée sur la réaction qu’engendrait le nouveau mélange. Une nouvelle heure  passant, on put tirer pas mal de conclusions :

1) Le mélange de la Pueraria Iobata et le Wikstroemia indica était inefficace, ralentissant seulement l’inévitable mort des cobayes.
2) La Dichroa febrifuga, couplée à la Pueraria lobata en revanche, se révéla plutôt prometteur pour l’instant.
3) La Forsythia suspensa, couplée à la Pueraria iobata semblait également convenable pour l’instant.
4) L’Eucommia ulmoides combinée aux quatre autres ne s’avéra pas assez puissant pour éradiquer la totalité des symptômes.


Suite à ces conclusions, Akane vint à en ajouter des nouvelles une dizaine de minutes plus tard. Visiblement, le Wikstroemia et la Dichroa déclenchaient de sales effets secondaires en compagnie du poison. La Forsythia, quant à elle, n’était optimale qu’en compagnie de la Pueraria. Deux choix s’offraient donc à toute la compagnie. C’était plutôt très optimiste comme finalité.

« Bien, vous pouvez tous disposer pour le moment. Je me charge de tout rapporter au maître Tsuchikage. Je pense qu’il sera satisfait de ces deux alternatives. » termina-t-elle.

Ne prenant pas le temps de les féliciter pour leurs efforts, la Kunoïchi fut certaine qu’être fiers de leur métier devait bien leur suffire.  A l’extérieur, un vent frais du nord accueillaient nos jeunes gens. Reprendre de nouvelles bouffées d’air  s’avéra presque aussi vital que de boire de l’eau, et personne n’était contre la préparation d’un bon petit repas. Seulement, cette décision revenait à leur supérieur uniquement. Riona espérait bien qu’ils puissent se remplir la panse après un tel effort. On pouvait penser que c’était beaucoup moins fatiguant que de s’engager dans des combats, mais faire fonctionner ses neurones dans des tentes aussi chaudes que des serres pouvait donner la nausée au bout d’un certain temps.

Elle pensait au délicieux goût du vin rouge qui ravivait ses papilles quand elle festoyait tard le soir. Parfois, la guerre avait ses inconvénients…

Se rendant une fois de plus vers la loge du Tsuchikage, la blondine constata que les gardes étaient aussi dépités que des cadavres ; le manque de sommeil se faisait sentir par leurs cernes creusées, et ils allaient certainement être remplacés d’ici peu. Elle appela donc à voir le chef suprême, qui devait sans doute s’occuper du charmant Oppai. Un mince sourire se dessina sur les lèvres de la Shimazu, durant l’espace d’une seconde.  Pas surprise de revoir l’animal, elle ne s’en préoccupa pas le moins du monde ; subir son regard empli de mépris était assez désagréable comme cela.

« Les tests ont été réalisés, et les plus concluants sont inscrits dans ce dossier. J’espère que cela vous conviendra, maître Tsuchikage. En revanche, vu le peu de temps qui nous est accordé, nous n’avons pas pu vérifier les effets secondaires sur le long terme, mais normalement, les deux mélanges devraient optimiser  l’antidote à 99% selon nos premières analyses. »
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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Jeu 12 Fév - 12:51

... ... ...

Conquête  de  l'Ours






Feat. Riona Shimazu



Une fois ses ordres donnés, Akainu regarda Riona sortir de la tente. Tout en continuant de tirer sur son délicieux cigare l’homme referma son livre. Le regard dans le vide, il fut tiré de ses pensées par le miaulement strident d’Oppai. Un sourire aux lèvres, le chef des Ryotenbin lui caressa la tête. Cette petite boule de poil était décidément adorable en plus d’être d’une utilité capitale. Sans dire un mot, le shinobi posa le regard sur son ventre. Qui pourrait penser en le voyant qu’il était l’hôte d’un bijuu ? D’une certaine manière, on pouvait affirmer qu’il était véritablement un monstre. Que ce soit mentalement ou physiquement... Qu’importe, Akainu s’en moquait bien. Au courant du fait qu’il faudrait à sa disciple un moment pour remplir la tâche qu’il venait de lui confier, le Tsuchikage décida d’occuper son temps autrement. Une fois son chaton sur l’épaule, il sortit de la tente. Dans quelques heures la nuit serait tombée et la température n’aurait alors de cesse de diminuer. Akainu n’avait jamais beaucoup apprécié le froid, ce depuis tout petit. Bien heureusement, il était assez occupé pour ne pas y penser.


Accompagné de ses deux gardes du corps, le médecin de la mort sortit du campement. En quelques minutes, il se retrouva à la lisière de la vallée de la mort. Il pouvait sentir les émanation de gaz toxique d’où il se trouvait. Un regard admiratif tourné vers l’horizon, l’homme ne pouvait s’empêcher d’envier cette défense naturelle. Il faudrait vraiment synthétiser ce poison au pays de la Terre. Soudain, une explosion retentit à côté du Tsuchikage. Instinctivement, il effectua un bond en arrière et colla Oppai contre son torse de sa main gauche. La main droite sur la paume de sa lame, il attendait l’ennemi d’un air cruel. Ses hommes lui avaient rapportés que de temps à autre les ninjas de l’étoile tentaient de faire des percées. Vraisemblablement, c’était ce qu’ils essayaient de faire présentement. Grossière erreur, ces pauvres sots n’auraient pas pu choisir un pire adversaire. De la fumée de l’explosion sortit vivement un homme masqué. Katana en main il pensa bon de foncer vers l’ennemi le plus proche, en la personne du Tsuchikage.


Sans s’affoler le moins du monde, Akainu dégaina sa propre lame et contra l’attaque adverse. Quelque peu trop présomptueux de ses capacités au sabre alors qu’il ne maîtrisait absolument pas le Kenjutsu, le chef des Ryotenbin s’engagea dans un combat à l’arme blanche. Malheureusement, l’homme en face se trouvait être un véritable expert en la matière et il désarma le kage avant de lui asséner une légère entaille sur la joue. Énervé de s’être fait touché par le minable qui lui faisait face, le regard du Tsuchikage devint empli de rage. Une irrépressible envie de meurtre se déchainait en lui. D’ici quelques secondes la vie de cet impudent prendrait fin. Au moment ou l’Hoshijin attaqua, le médecin de la mort matérialisa une lame aqueuse dans la paume de sa main. C’est au moment où son opposant chercha à la contrer qu’il comprit qu’il avait perdu. En effet, cette épée faite d’eau ne pouvait être stoppée que par la chair humaine. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, Akainu décapita subitement son adversaire. D’autres ninjas tentèrent leur chance, mais ils avaient tous un niveau absolument déplorable. Seul le premier valait brièvement le coup d’oeil.


Entourée des cadavres de leurs ennemis, la petite troupe Iwajin prit la décision de rentrer au campement. Personne n’était mort du côté de ses hommes, mais Akainu s’en voulait. Il était énervé d’avoir sous-estimé son adversaire et de lui avoir laissé l’affront de le blesser. L’énervement du kage se voyait directement sur son visage. Quiconque le connaissant aurait compris de suite qu’il valait mieux éviter de lui adresser la parole. Une fois se tente rejointe, le criminel soigna sa balafre à la joue. Quelle honte vraiment, heureusement qu’il était assez bon médecin pour faire disparaitre totalement cette saleté. Se calmant lentement, Akainu chercha à s’occuper son esprit et se plongea alors dans une multitude de rapports de missions. Il fit le compte des morts de son front pour l’heure, s’informa de l’avancée de ses troupes sur les autres et d’autres choses du genre. Tout cela n’était pas bien passionnant, mais relevait pourtant d’une importance capitale. L’information valait énormément en temps de guerre. Finalement, au bout de quelques heures, une fois la nuit tombée, sa disciple le rejoignit de nouveau. Elle tenait un nouveau rapport dans les mains.  Tout en l’écoutant, le Tsuchikage lisait les résultats. Seuls deux fonctionnaient efficacement au final. C’était parfait, on pouvait rêver mieux. L’air tout aussi sérieux et froid qu’à son habitude, le Ryotenbin donna ses nouvelles directives.


« Tout cela est très bien, mais je vais effectuer personnellement quelques vérifications, notamment concernant les possibles effets secondaires. Fais sortir tout le monde des labos, je travaille mieux seul. Prenez tous la nuit pour vous reposer, demain vous travaillerez encore plus dur. »


L’homme reposa alors les yeux sur le rapport et sans plus la regarder lui fit signe de sortir. Le temps qu’on libère les lieux, il avait largement le temps de terminer ce qu’il faisait et de manger un morceau pour tenir cette nuit. Comme il allait travailler à proximité de produits toxiques, il se rendit compte qu’il ne pouvait pas garder son chaton. À l’instant où Riona quittait les lieux, le kage se leva en vitesse et l’arrêta en posant sa main sur son épaule. Une fois la kunoichi retourné et malgré son air étonné, il lui posa directement Oppai sur l’épaule.


« On est en guerre et sur un territoire ennemi, je n’ai pas envie de laisser le chat seul dans ma tente. Prends bien soin de lui. Je sais t’es fatiguée et je te rajoute une mission de rang S pour la soirée, mais que veux-tu c’est ça d’être le chef. »


Un léger sourire aux coins des lèvres, Akainu ponctua sa phrase d’un clin d’oeil. Il était extrêmement rare que le Tsuchikage fasse preuve d’humour. Riona pouvait s’estimer comblée qu’il lui fasse cet honneur. Après tout il fallait bien avouer que s’occuper d’une terreur comme Oppai relevait presque de la torture tant il était ignoble avec les autres humains. Une fois cela fait, le kage retourna à son bureau quelques dizaines de minutes pour finir de lire les derniers rapports. Une fois prêt, Akainu quitta sa tente, son livre de plantes sous le bras. Sur son chemin, ses ninjas s’inclinaient. Du moins ceux qui n’étaient pas trop occupés à dévorer leur repas ou à défendre le camp. Tout le monde avait travaillé  dur, ils pouvaient bien se permettre un peu de détente. Une fois au sein du laboratoire, le kage posa son livre sur le plus proche bureau. La chaleur de l’endroit faisait un bien fou au ninja. Une fois sa tenue retirée, il enfila une blouse blanche et commença son travail.


Les recherches que notre homme menait lui apprirent surtout que Riona avait fait preuve d’un très grand talent pour la confection de ces antidotes. Il n’y avait rien de bien grave à redire. Seulement, plus il fit de tests, plus le Ryotenbin remarqua qu’un effet indésirable survenait finalement. Les souris étaient sujettes à une baisse de la vue. Nul besoin de vous expliquer en quoi cela pouvait poser problème n’est-ce pas ? Heureusement, ce n’était rien de grave, il suffisait simplement de trouver une plante combattant cela sans tuer le remède. Pour un médecin aussi chevronné qu’Akainu, la tâche semblait presque enfantine. Sans même consulter son ouvrage, il pensa à l’Ilex purpurea. Ne sachant pas quelle dose mettre, le Tsuchikage fit une dizaine de dosages différents et commença de nouveaux tests. Lorsqu’un dosage ne fonctionnait pas, il passait au suivant, ainsi de suite. Lorsque le petit matin commença à arriver, le chef des Ryotenbin avait enfin trouvé l’antidote parfait. En plus de la plante qu’il avait rajouté, la combinaison gagnante fut la numéro deux, soit la Dichroa febrifuga, couplée à la Pueraria lobata. Une fois que le kage eut terminé son rapport, il prit la direction de la tente de sa disciple. Après lui avoir remis le rapport il s’empara d’Oppai et embrassa sa tête tout en caressant vivement son dos. Peu de monde avait l’occasion de voir Akainu aussi affectueux envers un autre être vivant. Sans pour autant cesser de jouer avec son chaton, le Ryotenbin s’adressa à la blondinette.


« L’antidote est à présent parfait. T’as fais du bon travail Riona. Maintenant nous devons commencer la fabrication en série. Fais bouger tous ses feignants. Si la moindre chose ne va pas viens me voir. »



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MessageSujet: Re: [EVENT] Mission de rang A : Bang! Dites adieu à la saleté ! [Pv Akainu] Dim 15 Fév - 16:12



A vous de jouer, docteur...
ft. Shodaime Tsuchikage
La tranquillité n’était désormais plus très loin de la jeune Riona, moralement dépassée par ces dernières heures de travail exténuantes. Retenir ses bâillements ne s’avéra pas être la tâche la plus simple au monde, surtout lorsque l’on s’adressait à quelqu’un de plus important que soi. Elle ne souffrait pas de courbatures, mais elle avait bien l’impression que son corps lui suppliait de s’installer confortablement sur un fauteuil. Il s’agissait certainement d’une simple impression, ou d’un caprice de sa part. Il lui en fallait davantage avant de finir K.O, mais aujourd’hui, elle estima juste son droit de pouvoir passer à table en se changeant un peu les idées. Après la lecture rapide du rapport, le doyen des Iwajin sembla satisfait des résultats expérimentaux, cependant il comptait bien procéder à des vérifications par pure précaution. La décision était sage à son goût, et puis, il venait de l’autoriser à pouvoir se reposer pour la nuit.

Demain, ils redoubleraient certainement d’efforts, mais ses précieuses heures de sommeil l’aideraient à bien tenir une nouvelle journée rude et épineuse. Prête à retrouver le voile obscur de la nuit, une force l’empêcha d’effectuer le moindre pas supplémentaire. La surprise marqua son visage pâle, et alors que ses interrogations se bousculaient dans un coin de sa cervelle, son épaule fit guise de panier pour félin royal.

Un frisson d’effroi parcourut l’âme de la doctoresse, qui crut ne pas avoir véritablement vécu cette scène. Ce même clin d’œil qui lui fut adressée - alors qu’on lui octroyait une mission de baby-sitting - parut également irréel. Le grand chef autoritaire et sempiternellement acrimonieux venait de faire de l’humour ? C’était tout à fait impossible, à moins qu’il n’ait fumé autre chose qu’un cigare. Cela dit, il n’avait pas l’air d’être sous l’emprise d’une quelconque substance douteuse, et Riona se contenta de sourire en ne sachant guère comment considérer cet « honneur ». L’image de ce clin d’œil lui serait gravée à vie, au même titre que cette nuit qu’elle passerait en compagnie de ce chat au caractère de malheur.

« Oui, je comprends, je m’en occupe, répondit-elle en cachant merveilleusement bien son appréhension. Que votre nuit soit bonne, maître Tsuchikage. »

Le pire fut pour elle de devoir faire mine que cela ne la dérangeait absolument pas. En sortant de la tente, elle put sentir les petites pattes du moustachu lui chatouiller la peau du cou. Bien qu’elle ne put le voir de ses propres yeux, l’expression faciale adorable de l’animal se changea radicalement, exprimant une fourberie et un machiavélisme hors normes. Il considérait cette fille comme une domestique, tout comme il le faisait en compagnie des autres humains. Non, vraiment, elle serait loin d’être tranquille et c’était bien cette intuition qui inquiétait Riona plus que tout. Un peu énervée par cet imprévu, elle ne manqua pas de s’adresser aux autres médecins d’une manière assez désagréable.

« Sortez des laboratoires, et en vitesse ! Ils seront utilisés par notre Tsuchikage en personne. Allez, allez, lâchez donc tous ces béchers ! Que personne ne reste, et profitez-bien de votre nuit pour vous ravigoter. Demain, les choses s’avéreront nettement moins drôles. » Lâcha-t-elle acerbement, faisant froncer ses sourcils blonds comme jamais.

On connaissait toujours cette charmante Riona de nature calme, mais on savait également qu’elle était capable d’être versatile. On se doutait que quelque chose l’avait mise de mauvaise humeur, mais aucune des voix n’eut la hardiesse d’assouvir sa curiosité. En très peu de temps, les lieux se vidèrent des derniers scientifiques d’élite, et on put obtenir peu à peu le silence au milieu du campement. Les gardes postés à différents endroits stratégiques surveillaient efficacement les environs, en se déplaçant à intervalles régulières dans une furtivité étonnante.

S’avançant en direction de la tente la plus au Sud, elle fut ravie de pouvoir retrouver son propre univers. Le cruel froid qui faisait frémir les plantes à proximité était loin d’être la chose la plus attrayante, comparé à un bon petit feu.  Evidemment elle n’avait emporté que le strict nécessaire, mais son bon lit moelleux ainsi que sa bonne nourriture la réjouissaient déjà. Une fois parvenue à l’entrée, elle laissa le soin à Oppai de se retirer de son épaule pour pouvoir explorer cet endroit ; ce n’était pas aussi grand que la tente de son maître, mais il saurait s’en contenter pour une nuit.

« Aaaah, la fatigue m’emporte…, murmura-t-elle en lâchant un soupir.Qu’est-ce que tu souhaiterais manger, cher Oppai ? »

En guise de réponse, la noble bête se retourna vers elle en lui montrant sa plus grande méprise. Ses yeux n’inspiraient aucunement la sympathie que l’on retrouvait chez un chien domestique, ou un petit hérisson des jardins. Ce n’était vraiment pas le genre de chaton que l’on garderait chez soi, aussi magnifique soit-il.  Riona n’appréciait pas le moins du monde cette ingratitude ouverte, alors que les jours qui précédèrent cette soirée fut celle où sa dignité avait atteint un des niveaux les plus bas. Le toucher de cette jambe répugnante lui revint rapidement à l’esprit, et d’une simple grimace, elle chassa ce morne souvenir.

Vexée par les réactions de l’ingrat, elle ne lui adressa donc aucun sourire et elle se contenta de sortir les ingrédients nécessaires à la création d’un repas à base de céréales. Elle devait s’imaginer que la viande n’était pas toujours son plat de prédilection, et de toute manière, elle se gardait le plaisir de pouvoir dévorer le porc rôti préalablement cuit qu’elle possédait.

Sortant une petite assiette creuse pour l’animal, elle ne tarda pas à la remplir de sa petite préparation rapidement faite, avant d’entamer le délicieux porc qui était par ailleurs froid. Elle regretta de ne pas détenir à ce moment-même de quoi pouvoir réchauffer ses aliments, et une fois de plus, elle se plaignit de la constitution des vivres. Tout en mâchant sa viande, elle ferma lentement les yeux en imaginant le plus succulent des caviars mis à disposition chez les Shimazu. Son vin préféré à la saveur harmonisée lui manquait, et elle n’avait pas pu l’emporter pour des raisons évidentes ; l’ivresse n’avait pas sa place en état de guerre. Ses paupières closes imaginèrent les plus beaux plats dignes de restaurants bourgeois, et cette image suffit à stimuler ses bonnes papilles gustatives.  

A l’instant même où elle se perdit davantage dans ses pensées, elle piqua sa fourchette dans son assiette pour reprendre une seconde bouchée. Seulement, elle n’eut pas l’impression d’avoir planté l’épaisse chair du porc, mais simplement la porcelaine de son support. Intriguée, elle finit par ouvrir les yeux pour ensuite constater avec horreur la disparition de son tendre porc rôti.

« Mais… Mais… hein ? » Balbutia-t-elle, pourtant persuadée de n’avoir profité que d’un simple morceau du repas.

Ne se faisant même pas tout petit aux pieds de la Dame, le petit Oppai observait sa domestique de manière bien diabolique, un restant de viande lui collant autour du museau. C’est en fixant cette queue qui se stimulait dynamiquement qu’elle finit par comprendre que cet affreux chaton venait de lui jouer un mauvais tour. Une de ses tempes se mit à palpiter nerveusement ; elle abhorrait qu’on touche à ses affaires, et encore moins quand elle était déjà énervée de base et affamée. Comme si cela n’était pas suffisant, la boule de poil venait de renverser son propre menu, et avait fait déborder sa coupole d’eau. Presque accroupie pour se tenir à meilleure hauteur de la bestiole, Riona ne le lâcha pas du regard. Il fallait qu’il comprenne qu’elle était loin d’être une personne de second rang, et qu’il devait se tenir à carreau chez elle !

« Oppai, c’est mal ce que tu viens de faire. Tu devrais mieux te comporter, tu es un noble chat après tout, n’est-ce pas ? Ces céréales sont à toi, et ce porc rôti était mien. » Dit-elle fermement, comme une mère faisant la morale à son enfant.

Après tant de sévérité, le moustachu l’observa longuement comme s’il la décortiquait du regard. Puis, il bondit brusquement sur sa tête avant de remuer ses pattes à toute vitesse. Son début de carnage brisa son chignon, et trifouilla sa chevelure dans tous les sens, de sorte à créer d’affreux nœuds qui lui feraient perdre une bonne heure de coiffure. Poussant un léger cri de stupéfaction, le regard de Riona se mit à luire d’une haine naissante. S’attaquer aux cheveux d’une femme était la pire des choses, et si elle s’imaginait bien enfermer Oppai dans un placard pour toute la nuit, elle fut vite rattrapée par le devoir de sa mission :  en prendre grandement soin.

Résultats des courses : Oppai bondissait de meuble en meuble, et le miroir reflétait une Riona aussi mal peignée qu’une gueuse des champs. Avec horreur, elle ne put accepter cette situation bien longtemps, et elle maudit cette créature d’être aussi sournoise. Ses fines mains frôlèrent son blé capillaire, cherchant un moyen d’arranger ses pauvres mèches dérangées.

« Je te déteste… » pensa-t-elle avec ardeur.  

L’idée d’injecter un calmant à son nouvel adversaire lui traversa l’esprit, mais il ne serait pas raisonnable de lui faire subir une chose pareille. Le Tsuchikage en serait très vite averti, et elle ne comptait pas le décevoir. A son plus grand malheur, elle en vint à appréhender bien plus cette nuit qui s’avérait être de folie. Pourtant, elle comptait bien reprendre de l’énergie à travers un sommeil réparateur, mais cela ne semblait pas au goût du Roi des félins. Ce dernier, passant sa langue rose sur son pelage tâché, venait de se poser au coin de la tente à l’abri de la lumière. Ignorant totalement la jeune femme, il paraissait néanmoins réjoui de ses bévues.
Après avoir rangé les affaires tombées par l’insolence du petit, Riona fit sa toilette. La hâte de se débarrasser de ses gouttes de sueur dues au travail la traversa, alors qu’elle se demandait vraiment si elle parviendrait à défaire tous les nœuds.
Avec rogne, elle dut forcer sur sa brosse pour parvenir à un résultat potable, mais l’imperfection de sa nouvelle coupe la rendait plus aigrie que jamais. Il n’y avait plus qu’à espérer que personne n’oserait venir lui rendre visite ce soir, puisqu’elle était d’humeur massacrante.

Après ces douces aventures, la doctoresse décida d’aller se coucher. Le lendemain serait certainement très éprouvant, et elle ne ressentait pas spécialement l’envie d’être amorphe. Lorsqu’un bâillement s’échappa de sa bouche, ses membres s’étirèrent et elle put se laisser tomber sur son confortable lit. Aux anges, elle n’avait jamais autant apprécié la douceur de son oreiller, la chaleur de sa couverture, ainsi que la mollesse de son matelas. Ce n’en était pas pour autant orgasmique, mais les yeux de la princesse se fermèrent suite à de bons gémissements de soulagement.

« Aaah…mmh… »  

Durant les cinq premières minutes, le calme régna dans la tente. Les lumières éteintes, rien ne s’échappait de ce  lieu, si ce n’étaient les yeux luisants d’un petit chaton curieux. Un air malfaisant se dessinait sur son faciès, estimant que Riona avait oublié de s’occuper de son propre confort. Quelle belle égoïste ! Elle méritait d’être punie et pour cela, il avait la solution. Soudainement, il bondit du sol pour trouver un appui sur le ventre de la jeune femme sur lequel il n’hésita pas à sortir ses griffes pour la réveiller. Un cri de surprise s’échappa des douces lèvres de la blondine. Elle se releva d’un bond, cherchant la chose qui avait osé lui griffer le ventre, et la sortir de son sommeil sacré.  Allumant une torche, elle put voir Oppai à proximité durant une fraction de seconde, avant qu’il ne lui bondisse à nouveau dessus pour la décoiffer de nouveau.

« Oppai ! Tu dépasses les bornes, au panier ! » s’exclama-t-elle en virant le chaton de sa tête, d’un léger coup de main.

La créature retomba doucement à côté d’elle, occupant plus de la moitié du lit en question. Sans ne plus se préoccuper de rien d’autre, il se permit d’asseoir son postérieur royal sur l’oreiller de sa domestique, espérant que celle-ci ne viendrait plus l’importuner – alors qu’il s’agissait parfaitement de l’inverse !-. N’étant pas du genre à se laisser faire, la blondine se risqua à vouloir le porter pour le remettre dans son panier, mais elle ne récolta que des coups de queue lui claquant sèchement le bras. Ce fichu chaton avait certainement dû être formé par son maître, pour avoir transformer sa queue en un véritable fouet. Pourtant résolue à récupérer ce qui lui revenait de droit, elle n’eut pas d’autres choix que de dormir au sol en parvenant toutefois à récupérer sa couette. Si elle l’avait pu, elle aurait pu se battre pour rester au lit, mais violenter Oppai lui aurait attiré les foudres du Tsuchikage.  

Plus grincheuse que jamais, une heure lui fut nécessaire pour trouver le sommeil sur un sol dur, inconfortable et sources de courbatures. Cette nuit passée fut la plus horrible de sa vie ; toutes les trois heures, elle se réveillait en compagnie de douleurs au dos, à la nuque, et aux jambes. Son lever matinal fut la chose qui l’horripila par-dessus tout. La mine épouvantable, pâle, et dénuée de joie, elle fut certainement la Kunoïchi la plus blasée de ce campement. Sans compter de l’état calamiteux de sa chevelure, une fois de plus emmêlée n’importe comment. Et encore, s’il ne s’agissait que de cela…

Le félin s’était réveillé quelques instants plus tôt qu’elle pour aller évacuer ses charmants excréments. S’il considéra que sa litière située à l’opposé de la tente était trop loin de lui, il préféra utiliser la tenue de médecin propre de la Shimazu posée sur le côté, pour plus de tranquillité. La mauvaise odeur parvint donc jusqu’aux narines de la belle, avant qu’elle ne se rende compte que la blancheur de ses vêtements venait d’être souillé.

« Non… quel cauchemar ! Qu’un domestique me règle  rapidement ce problème ! »

Cependant, aucun domestique n’était venu l’accompagner lors de cette expédition.  Pestant plus que jamais contre ce fléau, elle jura de ne plus jamais s’occuper de cette sale boule de poils. Munie d’un savon et d’une brosse nettoyante, elle fut de corvée pour nettoyer cette horreur. Jamais, elle ne s’était sentie aussi inférieure et soumise à un autre individu. Jamais, elle ne faisait les corvées puisque les autres s’en chargeaient pour elle. Pour finir, elle n’eut pour déjeuner qu’un malheureux pain tartiné, alors que le prince poilu venait de vider ses réserves quotidiennes.

Lorsque nos deux amis quittèrent la tente, certains Ninjas se demandaient bien ce qui pouvait mettre Dame Shimazu de si mauvaise humeur. Ils ne l’avaient jamais vue aussi mal coiffée, des mèches rebiquant ici et là, et vêtue d’une tenue légèrement froissée par l’eau séchée. Néanmoins, personne n’osait lui poser directement ces questions tant sa tête acrimonieuse pouvait en effrayer plus d’un. Serrant délicatement Oppai contre sa poitrine, elle ne fut point surprise de le voir être devenu si calme en présence de son maître. Ce fut sans trop de mots qu’elle le remit à son ancien Senseï, espérant qu’il ne lui pose pas plus de questions que cela au sujet de sa mine défraîchie.  

En échange, elle put obtenir le rapport fait sur l’antidote maintenant finalisé. Sur les deux combinaisons potentielles, il n’y en eu qu’une qui fut la plus optimale : la Dichroa et la Pueraria. Feuilletant les différentes pages du rapport, Riona obtint les félicitations de son Kage, avant qu’il ne l’envoie à nouveau accomplir une nouvelle tâche. Acquiesçant ses paroles, elle s’inclina avant de repartir sans trop être enthousiaste. La nuit révoltante ne lui avait pas du tout porté conseil, et elle ne pouvait s’empêcher de s’étirer encore et encore pour bien se réveiller.

Dans un geste compulsif, la jeune femme frissonna en pensant à cet Oppai qui avait fait sur sa tenue. Bien qu’elle ait passé maintes et maintes fois la brosse dessus, elle avait l’impression qu’il restait une de ces misérables particules écœurantes. Par-dessus tout, elle espérait bien ne plus avoir à s’occuper de cette teigne qui lui avait tout pris. Dormir par terre s’était avéré être le pire des supplices ; c’était comme si on l’avait enfermée dans un cachot.
Levant les yeux vers le ciel, elle fut ravie d’accueillir quelques faibles rayons de soleil sur son teint blafard. Il fallait qu’elle trouve un moyen de manger un morceau avant d’entamer son devoir, sinon elle s’écroulerait dans la journée. En pénétrant dans l’une des tentes de médecine, la première chose qu’elle demanda fut si tout le monde était présent. A son plus grand bonheur, aucun n’avait décidé de dormir un peu plus et ils pourraient rapidement commencer le travail du jour.  Sans même leur souhaiter le bonjour, elle entama directement les choses sérieuses.

« Notre bon Tsuchikage a travaillé toute la nuit sur les effets indésirables de nos mélanges. Il a réussi à parfaire l’antidote, je vous laisse le soin d’étudier le rapport. Aujourd’hui, pas de repos ni de pause car nous devons entreprendre la production en masse de cette substance, alors au boulot !  Mmh… Katsuo, lâche ce bol de Ramen, tu es assez enrobé comme ça si tu veux mon avis. Dépêche-toi de rejoindre les autres ! »

Les médecins s’activèrent aussitôt, en prenant en compte le nouveau rapport.  Tout devait être réalisé rapidement et sans erreurs, afin que les troupes puissent passer la nappe de poison. Katsuo, un des apprentis qui semblait très doué, lâcha son humble repas avant que Riona n’arrive pour le dévorer dans son coin. Le goût chaud et agréable des Ramen put lui remplir le ventre, et la rendre encore plus énergique qu’elle ne l’était. Afin d’être certaine de pouvoir tenir ces lourdes heures de labeur, elle ne se pria pas pour s’emparer d’un second repas à l’un de ses inférieurs. Au bout d’une vingtaine de minutes,  la blondinette fut opérationnelle.

Visitant d’autres tentes, elle put être témoin de l’activité de deux cents médecins pour la reproduction de l’antidote.  La Shimazu prit également part parmi eux, et elle donna un maximum de six  heures pour réaliser tout cela. En sachant qu’ils étaient environ deux mille au campement, il faudrait que les deux cents médecins produisent chacun une dizaine d’antidotes. Par précaution, Riona en produirait un peu plus que prévu au cas où.

Ce n’était pas tant la difficulté de la concoction qui prenait un temps colossal, mais simplement les étapes de l’élaboration. Certains ingrédients nécessitaient de reposer plus d’une heure avant que le mélange ne soit bien homogène. Et puis, il fallait respecter un certain ordre dans les ajouts qui nécessitait une grande précision. Durant ces six heures d’application, il y eut évidemment des ratés, mais cela ne constitua qu’une marge de 5% tant personne ne souhaitait contrarier une Riona déjà mal peignée. Lorsque l’un d’eux eut l’audace de lui demander si tout allait bien, la jeune femme avait répliqué de manière bien cinglante.

« Etes-vous sûre que tout va bien ? Je… je peux peut-être… »

« Insinuez-vous que je ne suis pas en état de pratiquer ? Avez-vous fini votre travail ? »

« Euh non, Dame Shimazu… j’en suis à mon sixième, mais... »

« J’en suis à mon huitième antidote, alors mêlez-vous de vos affaires ! Que je ne vous revoie plus fourrer votre abominable nez à proximité de ma paillasse. Sombre corniaud ! »

Elle n’eut pas à se répéter, puisque le pauvre petit homme s’était empressé de retourner dans son propre espace d’études. S’il y avait bien une chose que notre protagoniste détestait, c’était bien les personnes enquiquinantes qui cherchaient à vous ralentir pour des raisons futiles ; d’autant plus qu’elle était toujours au taquet et ce, même si un regrettable chaton lui avait fait vivre l’enfer.
Durant les deux dernières heures qui restaient sur le temps imparti, jamais le silence n’avait été aussi présent parmi une centaine d’individus. On les voyait tous agir comme des robots, répétant les mêmes opérations à un rythme très dynamique et mélangeant les ingrédients selon les consignes du nouveau rapport.  Une fois que toutes les seringues prêtes furent mises dans des sachets de conservation, tous purent être satisfaits de ce qu’ils venaient d’accomplir. Ces derniers jours n’avaient pas été forcément simples, mais ils y étaient tous parvenus. Des gouttes de sueur perlaient le front de certains Ninjas, qui ne désiraient qu’un bon repas suivi d’une bonne séance de détente. Après que les milliers de contrepoison furent stockés au frais, Riona s’accompagna de deux assistants pour aller annoncer la nouvelle au Tsuchikage. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle puisse obtenir un peu de congé, pour récupérer sa nuit d'horreur.

Désormais, la mission était accomplie.

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