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Kamikake Dentô, le nordique éternel

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Ninja de Kiri
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MessageSujet: Kamikake Dentô, le nordique éternel Lun 9 Fév - 21:59





١ NOM : Kamikake

PRÉNOM : Dentô

SURNOM : Le nordique éternel

AGE : 27 ans

SEXE : Masculin

VILLAGE : Kiri

Rang Souhaité : Elite (A ou A+)

NINDÔ :

AFFINITÉ : Shoton

SPÉCIALITÉ : Kekkai (Shoton), Kenjutsu, Genjutsu









Mental


L'arme au poing. Les lèvres fébriles derrière la fumée timide du froid mordant.

L'emploie de la rosée ancrée autour de sa fine bouche se fait maladroite, de mimiques non dissimulées quant au plaisir de la concentration et l'appel du danger, de l'adrénaline. Les traits de son visage ne semblent pas fervents pour arborer le bluff de la sagesse typique des samouraïs, meurtris d'une âme et d'une vie incrustées au cœur d'une lame inerte. Il ne cesse de briser les règles, de mélanger les archétypes selon les caprices de ses goûts, ayant jadis tâté de la liberté offerte par la nature et ses nombreux terrains hostiles à pratiquer sans relâche. Doté d'un versant taillé dans les délices de l'aventure et l'exploration, l'homme aime prendre son temps, inspirer, goûter et effleurer d'une douce caresse ce que l'on sème sur sa route ; Ceci afin de se rappeler, d'être conscient des raisons et du contexte de son existence, de ses batailles. Simplement gourmand. Éveillé.

Les crocs du loup le guettent. La guerre s'annonce … Une guerre pour la survie, l'éclat du chasseur perché sur le tranchant de l'acier.

Sa stature l'empêche de faiblir, de briser une garde ferme consolidée par des gants émeraudes. Droit, propre et épris d'une marche attentive à travers la poudreuse croquante, le traqueur émérite ne parvient guère à masquer ses élans de bestialités, traduis mélodieusement via les vibrations de son corps. Nul sadisme, nulle requête futile de mutilation. Cette dégustation ne relève que d'une culture liée à l'héroïsme de l'être humain envers les épreuves de mère nature, se galvanisant de gloire et offrandes envers les futures conquêtes, tant sur le plan géographique que militaire. Subtile, porteur de passions divergentes, il nourrit inconsciemment une aura étrange, comme invitant à se piquer de curiosité pour ses manières différentes, outre sa ressemblance avec les nordiques. Un adepte du froid, du gibier et de la navigation maritime, toujours raffiné dans ses choix.

Ses talents se multiplient au fur et à mesure que l'on se plonge au sein des exigences de ces métiers, pleines de méditations et leçons sur les interactions avec l'extérieur. Une proie abandonnée, non dévêtue de sa fourrure et étudiée en vue de prochaines prises lorgne la définition d'un gâchis innommable, strictement inutile à part dans la stupidité évidente. C'est d'un œil similaire que le fameux Kamikake allie malicieusement ses loisirs et connaissances partagées avec les citoyens à ses fonctions militaires, peu restreint aux atouts basiques de combattant pur et dur. Souvent de bon conseil, ce dernier jouit d'une élégance travaillée et propice aux affaires diplomatiques ou commerciales, l’air d'un confrère faussement complice. Proche du peuple. Proche des peuples. Un problème trouve parfois sa solution sur différents plans inconsidérés.

L'animal cède sur un sifflement sourd, taché de pourpre. La mort le recueil, sans l'ombre d'un fantasme nommé justice .... Cependant son esprit se réincarne dans l'homme. Celui qui dessine et rêve la justice et son pendant maléfique.

Ses pupilles s’écartent du moindre doute, de la moindre illusion au sujet des responsabilités incombant à sa race sur cette terre. Aucune en réalité. À la base de ses fondations primordiales, la majesté de la création ne lui ordonne pas plus de tourments qu’une modeste viande apportée sous la demeure familiale afin de combler les bouches affamées. Laisser la chair tendrement crépiter au gré du feu de bois, au milieu de visages familiers portées sur un festoiement anodin. Malheureusement, l’admiration de la stabilité file à la première fluctuation de l’ego et plonge alors les gens de l’extérieur dans des élucubrations et fumisteries hors de propos, loin de la simplicité. Il en est parfaitement conscient. De chaque tête surgit une voix, porteuse de contradictions et de chaos, avant de s’entrechoquer en une anarchie maladive. L’un se fabrique des besoins vides de sens quand l’autre se plait à sauver la veuve et l’orphelin par charité. Tous se provoquent mutuellement … Au lieu de revenir aux sources, arrêter de rêver sur des concepts nullement nécessaires.

Ainsi, la morale de Dentô évolue sur un plan nuancé vis-à-vis des cycles incessants entre les valeureux et les mécréants. Ni philanthrope, ni misanthrope, le beau gaillard se garde bien de prêter foi envers des pensées trop abstraites ou idéalistes au profit d’une politique axée sur la conservation et l’expansion de sa nation, peu en importe le prix. Gaver, renforcer les siens et écraser le reste avant de subir une autre de leur folie incontrôlable. La paix universellement décrite décroche aux recoins de son esprit un doux ricanement, surtout venant de personnes dépossédées de lucidité et de retenue … Il s’en fou clairement, partisan d’un patriotisme assumé, quitte à rependre la terreur, le meurtre ou le sang toujours avec un détachement saugrenue. Si le système souhaite fonctionner avec ces principes … Alors on ne lui laisse d'autre choix que de les employer sans vergogne.

Le silence du givre reprend ses droits. Le chant tribal d’une puissance revigorée résonne contre la paroi de sa cuirasse écaillée maintenant chatoyante. Une ode délicatement murmurée pour les grâces de l’île nourricière l’exhorte du titre de sanguinaire. Le temps de la parole civilisée domine.

Sensible, affublé de revers pas forcements infaillibles, notre sabreur admet partager des facettes profondément humaines en dépit de sa place au sein de la hiérarchie. À commencer par une attitude relativement protectrice envers un entourage restreint, en opposition à une prise de distance professionnelle face aux compagnons secondaires. D’ailleurs, ses habitudes le hantent d’automatismes et de précautions destinées à retarder le plus possible un quelconque attachement relationnel, sans pour autant retenir une chaleur presque mimée. Paradoxalement, cette spécificité ancrée en lui réserve une place de choix pour un futur guide apte à transcender son héritage peu commun. Enfant, adulte, féminin ou masculin ; Cela ne le rebute pas, d’une certaine aisance à jouer le rôle de garde du corps. Il cherche encore et toujours depuis toutes ces années …

Mais. Un grand mais même. Cette sensation maudite n’ose jamais le quitter, proche de l’intuition indéfinissable. Aussi bien sur les affaires de cœurs que sur les affaires du quotidien, une funeste fatalité l’empêche de se réjouir ouvertement d’une situation donnée. Outre la chair de sa chair, chaque milieu arpentée par le nordique finit toujours par le quitter, s’évanouissant irrémédiablement sans aucun moyen de le retenir … Certes, sa prestance de général confiant et fier masque en grande partie cette appréhension … Sans pour autant dissiper la lassitude naissante quand à ce sort. Calme, posé, observateur. Une âme en proie à l’extrémisme ? Seule sa nouvelle carrière mélange les dés désormais …


 










Histoire



Citation :
L'île de Moldack

Géolocalisation : À l’extrémité du pays de l’eau, sur un recoin désolé de la carte.

Réputation : Peu connue, voir juste mentionnée sur les cartes à cause d’un site très perturbé. La zone en soi présente un intérêt risible en termes d’exploitation, du moins à grande échelle puisque entourée d’une barrière météorologique instable, trop fastidieuse à pratiquer. Les rares visites reçues se limitent essentiellement au commerce local et au renfort sanitaire.

Faune et flore : L’île possède un écosystème propre, majoritairement dominée par une nature sauvage et exotique. Autonome en ressources pour la population locale, elle abrite cependant un climat rude entre le froid et la neige omniprésente. Bien que condensés sur un territoire à la superficie limitée, les biomes parsemés ici et là se montrent riches de diversités et surtout par la présence de créatures géantes, étrangement calquées sur les modèles réduits présents au dehors. Montagnes, forêts et lacs, l’ensemble y prospère en une harmonie indéniable.

Population et culture : Isolés et obligés de s’adapter aux conditions du milieu, les différents clans se partagent une vie close où chaque tête à vite fait d’être répertoriée. La pêche, la chasse ou encore l’artisanat résident comme des sources phares de la vie quotidienne, en dehors des soldats d’un corps de métier bien différents. En effet, ces derniers se partagent un héritage issu des premiers shinobis à avoir posé les fondations du lieu, grandement inspirés du système des villages. La seule nuance réside dans une considération sacrée des talents de ninjas qui agissent ici de pair avec une lutte constante contre catastrophes climatiques et prédateurs disproportionnées (à l’instar de l’ile tortue dans le manga). D’ailleurs, l’on ne parle jamais de politique mais de réunions consacrées à l’entente mutuelle, via des citoyens davantage bercés et respectueux des héros aux exploits surhumains. Seule les troupes chargées de la protection navale y trouvent une admiration similaire, souvent porteurs de rêves d’évasions par-delà les océans.

Histoire : Conservé le long d’une datation ignorée, l’ensemble des artefacts réunis sur le passé de l’archipel relatent des événements difficiles à comprendre, en tout cas avec le peu de détails filtrant à travers la frontière, d’une grande partie volontairement amputée. Les anciens et les plus hauts gradés se partagent une vérité dérangeante quant à l’échéance d’une terre disposée sur une structure cristallisée vouée à céder un jour ou l’autre. Le reste de la populace se berce de fantaisies inventées, où ressort le nom des Kamikake et de ses rares descendants, portant l’honneur d’un sacrifice nébuleux … Dentô en est le dernier représentant à avoir éveillé ce pouvoir. Cependant, un secret inaccessible cache une fable ignorée de tous, sans exception … (Le reste en dessous !)


L’arche du mérite



Une comptine répétée chaque soir, autour d’un trône de fortune garni d’une braise agréable. L’histoire d’un sacrifice pour inculquer un retour aux sources …

Le doyen redoutait cette date précise surveillée nuit et jour selon les préceptes d’une gravure ancrée à même le cristal. La jeunesse se contentait de dévorer les péripéties légendaires et fantastiques d’un héros ayant jadis instauré une barrière météorologique chaotique, dans le but d’empêcher de présumés envahisseurs de pénétrer sur leur refuge. Un chef d’œuvre au prix inestimable de sa vie, qui d’après les écrits s’estompa par épuisement de chakra suite à l’effort. Cependant, cette partie du mythe brillant de mille feu dans le cœur des nouvelles générations ne représentait que le quart de l’iceberg … Une comparaison très amusante, puisque l’île sur lequel siégeait son peule flottait littéralement sur un lit de glace cristallisé, ingénieusement dissimulé par la terre et la roche abondante. Le vieil homme aux traits approfondis par l’âge se renfrognait au fur et à mesure des mois derrière ce chapeau de cuir craquelé et cette kiseru entre les lèvres, organisant inlassablement des patrouilles destinées aux initiés. Des soldats au courant de l’affaire, dont la tâche consistait à dénicher une solution par tous les moyens … De maigres moyens.

L’impasse s’exprimait allègrement dans la perplexité du jeune Kamikake encore inexpérimenté à l’époque, aux trousses de son capitaine noyé d’une réputation interminable. Prompte, déterminé et le teint enquis d’une sévérité dérangeante, le colosse dévalait les pentes enneigées avec une frénésie méconnaissable. Même son second demeura aplati sous son ombre gigantesque, obligé de considérer les branches entremêlées de ces bois gelés pendant que le meneur les snobait, insensible. En réalité, le compte à rebours se prêtait inévitablement à cette hâte exagérée. La fatalité les prenait de cours … Davantage encore devant cette vision d’horreur. La brèche centrale donnant accès au tréfonds du minuscule continent se fissurait lentement. Impossible de s’y méprendre. Les mêmes gouttes perlées fondants sur le robuste manteau du matelot s’engouffraient malicieusement dans la petite fente méprisée … Trop tard, ils allaient sombrer. Aucune des créatures sauvages ne sut relever le grognement du mentor consterné, ruminant les proses de leur funeste destin à travers sa longue barbe brune, la paupière droite rongée d’une cicatrice peu ragoutante. Plus le choix. Une urgence palpable motiva leur retraite subite, munis d’un rapport cauchemardesque.

Pèle même, l’on assembla un conseil de prestige où le titre de Dentô le reléguait au stade d’insignifiant, de misérable. Du moins, c’était là un ressenti intime évoqué par les tournures adoptées au fil de la discussion, l’écartant irrémédiablement du contexte. Cependant sa curiosité persista attentivement à travers un concert de brouhaha infernal, jeté violemment entre les figures exotiques venues de tout part. Un chef pour le clan des fauves prudents. Un guérisseur pour le clan du corbeau. Et bien d’autres encore … Tous y partageaient une détresse commune, l’air de débattre sur des solutions faussement plausibles, si étranges. Un peu trop … Surréalistes ? Le spectateur en arrière-plan devinait le problème, la culpabilité que la foule n’osait exprimer. Ces heures passées à gober illégalement les récits de sa famille lui permettaient d’envisager la hauteur de sa responsabilité et surtout sa présence en ce lieu, contrairement aux œillères qu’on essayait de lui coller depuis sa naissance. Rares s’avéraient les descendants capables d’éveiller le talent pour contrôler le cristal tapis au fond de leur fléau, surtout au sein de cette fournée condensant la succession à sa seule individualité. Assez pour rendre légitime une entrée en scène brutale, coupant net la parole générale. Ne dis pas cela. Ne remet pas ce malheur sur la table. Ce n’est pas de ta faute … Sacrilège, profanation. Les regards dirigés vers le perturbateur grouillaient de messages silencieux.

Fendre les mers, dépasser les horizons limités par les caprices des cieux et quérir l’aide d’une nation hors de portée. Inutile de subir les frais d’une épopée insensée qui proposait une conclusion ô combien ironique, accompagnée d’une subtile moquerie de mauvais gout. Encore juvénile, impétueux et exalté, le maître de conférence maladroitement improvisé trancha irrespectueusement l’ambiance de sa stratégie audacieuse, les tripes recrachés dans un courage proche de la folie. Cartes sur table, cash. Certaines onomatopées échappèrent malencontreusement au fil des révélations interdites, comblées ici et là de directives plus ou moins envisageables lors d’une tentative ultime. Prendre le large, emporter une cargaison de trésors en guise d’offrande. Proposer un marché assez succin dans le but d’obtenir le soutien inespéré et engager enfin un exode massif, femme, enfants, invalides … Tout le monde. Bien évidemment, il ne se leurrait pas sur le coût pharaonique de telles mesures, ni des enjeux en cours quand à exposer un pouvoir quasiment unique. Lancer une demande de mission ? Impensable, cela dépassait largement le cadre militaire … Il s’agissait carrément d’une expatriation géographique financée en majorité par lui, par son intégrité en tant que monnaie d’échange.

Au diable la pitié, la protection paternelle. D’un revers de la main, l’ancre d’un fardeau creusant l’ensemble des faciès autour se vit balayée avec une aura incontestée, même par l’amiral. Le doyen tenta vainement de liquider ce dilemme lorsque l’appui des dirigeants foudroya la scène mélancoliquement. On prêtait vivement oreille au reste de son discours, le regrettant déjà tout en admirant la naissance d’une nouvelle ère d’héroïsme.

La corne de brume sonnait le long des bâtisses puant de calligraphies oniriques. Une décision unanime secouait désormais l’avenir …


L’exode



Un peu de terre, un peu de bienveillance, une poignée de subsistance ; Le poids d’une balance incertaine … Maigre requête pour une telle offrande.

Ceux qui auparavant vénéraient aveuglement l’harmonie d’une existence débarrassée des tumultes relatifs aux politiciens et dictateurs fourmillaient depuis quelques années d’une organisation stricte et intransigeante. Les pêcheurs redoublés d’effectifs s’attelaient à puiser le maximum des ressources de leur écosystème sensible, en partant des points les plus éloignées le long de zone complètement glacées. D’ailleurs, les navires suivaient aussi cette tendance, d’une architecture revisitée et tenue secrète des vétérans en vue de percer les affres d’un froid extrêmement rude. On réduisait peu à peu le nombre d’arbres usuellement préservés pour de prochaines saisons bientôt futiles … Le temps n’appartenait plus qu’à un sablier fragile, renversable d’un unique souffle. Usée, inquiète, avec un fond d’espoir à peine susurré … La population travaillait pour trois, habilement inspirée du plan de sauvetage amorcé par une déclaration frappante. Parmi les trésors et savoirs ancestraux assemblés un à un aux pieds du vénérable grand chef, l’un d’entre eux risquait de revenir à ses maîtres initiaux, de bon cœur ou non. L’abdication de l’un primait pour la survie de l’ensemble.

Une lignée maudite, à l’échéance retardée par un mystère que même les sages ne s’expliquaient. Les stèles se censuraient de façon absconse quant aux raisons profondes d’un tel exile de plusieurs générations. Néanmoins, ignorant ce bandeau opaque attaché sur ses yeux par les méfaits du passé, le Kamikake continuait d’empiéter sur la braise harassante de l’inconnu, résolue à braver une éventuelle mort révélatrice. Si ses ancêtres avaient commis l’irréparable … Nul autre que lui ne pouvait restaurer ce dû envers le village caché de la brume. Loin du brouillamini morale hantant ses comparses, sa puissance ne cessait d’engloutir le programme condensé de multiples enseignants, saigné, mutilé et martelé des plus atroces tortures données à ces esprit honorables. Son souffle manquait de par un liquide rougeâtre maculant la douceur des flocons au sol, les fibres de sa peau réduites à une caresse tremblante sous l’anesthésie de la douleur … Lame, bâton, harpon, aucune des armes barbares déployées ne l’épargnait, ce jusqu’à être en mesure d’y résister, de les contrer.

Alors que moult expéditions affrontaient tourbillons et tempêtes dans l’idée héroïque de récolter des informations approfondies sur le monde à l’extérieur, l’on entraînait l’adepte du shoton avec une intensité inouïe. Livrer un soldat juste pour sa mutation génétique rare ne suffirait surement pas. La qualité aussi jouait probablement un rôle important dans la balance … Détail auquel remédiaient les meilleurs guerriers, marins ou chasseurs. Pas de répit, pas de clémence. Même les formations perpétuelles des nouvelles têtes diminuèrent d’un tiers, histoire de favoriser l’expérience grandeur nature accueillant divers niveaux de combattants. Heureusement, ces compromis semblaient payer, puisque chaque retranchement aux limites de la vie instruisait le sabreur de connaissances accrues au sujet des arts ninjas avancées, notamment des talents exceptionnels de son capitaine effroyable. Surement le plus proche du haut panier représentatif des forces d’au dehors … Au point de nécessiter les meilleurs remèdes et mets des contrées reculées après des raclés mémorables, assurant de cette manière une récupération rapide et efficace. Jusqu’où, jusqu’où épuiser et détruire son corps ?

Lui se moquait éperdument des souffrances éphémères, vivement préoccupé par une porte de sortie poussée sur un fil flageolant dangereusement. Même lors de ces gigantesques battus organisées à l’insu des créatures féroces utilisées comme cibles entrainement, sa détermination ne flanchait pas, avec l’unique pensée de méditer sur l’expédition à venir. Pour cause, le plan gagnait en complexité au fur et à mesure qu’un topo général se formait, essentiellement grâce à l’agglutination des rapports transmis depuis les bateaux déchiquetés des maigres survivants. On parlait d’un mouvement novateur, un dirigeant apparu du néant afin de mener Kiri vers un éclat sans précédent … Les âmes égarées suivaient le déploiement d’une société aux valeurs proches des nordiques tapis dans leur igloo géant. Enfin, une campagne inédite de conquête enflait selon les codes d’une expansion vitale, désireuse d’acquérir un empire digne de ce nom, ne négligeant pas de considérer l’essence même de la victoire : La famille, les civils. Du moins … De modestes rumeurs pour l’instant, sur lesquelles on pariait à l’instar d’une pièce d’or jetée en un pile ou face indécis …

Par-delà l’obscurité, les marins toisaient la gueule du démon. Les prières s’élevaient pour le grand départ …



De l'enfer à la grâce


Sainte écume à l’orée des palissades émoussées, félonne d’un ciel tombé dans la déchéance de l’intrépidité humaine. Laisse-la, laisse ton âme succomber aux charmes d’une seconde chance miséricordieuse …

Quatre membres de l’équipage étaient déjà tombés à l’eau, emportés d’une telle violence que l’on ne put les récupérer. Les conditions du passage réservé aux suicidaires occupaient les moindres efforts des roublards chargés de tirer, rabattre et ajuster les voiles, au point de rendre la navigation hasardeuse. D’ailleurs, le gouvernail du plus majestueux des galions forgé par des doigts d’orfèvres se retrouvait pour une fois entre les gants du bretteur embelli par les années, luttant aveuglement contre une bruine en forme de rafales. Une secousse par ci, un emballement par là. Son cœur hésitait fortement sur qui de cette colère apocalyptique ou du royale Mizukage tendrait à assouvir sa soif du frisson, de sensations tumultueuses … Et franchement, la comparaison se ravivait seconde après seconde, à en croire le chef suprême enragé face à l’océan. Il explosait littéralement les vagues contre sa propre maîtrise du Suiton, pendant la complicité implicite de son second qui virait de bord et assurait un équilibre fragile, parfois aidé de quelques techniques liées au cristal. D’autres suppliaient le vent de ne pas briser ces parois décorées de dessins dorés sur fond bleu, entre une proue tranchant le couloir abyssale et un bastion cruellement tailladé dans tous les sens. Il fallait maintenir l’allure coûte que coûte …

Des cumulonimbus ! Ne rompez pas les rangs, battez-vous, battez-vous ou mourrez bande de raclures ! L’attente du châtiment divin aussi étincelant que les anges par-delà les nuages confondit vicieusement les railleries du meneur avec le grondement du tonnerre, initiant d’abord un élan de stupeur ; Chacun appréhendait fébrilement un incendie ravageur … Avant de prendre subitement conscience du langage cru affilié à un état de fait inéluctable. Ahou, ahou ! Enfin, une mécanique grinçante, huilée des seuls rayons de soleils qui perçaient les ténèbres au loin. En soi, la notion de distance s’étouffait entre l’adrénaline pompée constamment au sein des corps lessivés, surement aptes à  accueillir le moindre signe comme l’un de leur désir illusoir ou non. Cependant, l’un d’entre eux se préserva d’exclamer sa part de nordique, les dents grinçant sous la prochaine épreuve glissée parmi les reliefs instables de vagues hétéroclites. Des … Des rochers naturellement aiguisés … Le comble. En dépit de sa physionomie modelée sur une base de capacités largement accrues, Dentô ne pouvait pas se contenter de vaincre les obstacles en solitaire ; Dans ce cas, une ribambelle de vies et possessions matérielles tenaient entre ses bras. Ainsi, le duo maître disciple intervertis brusquement les postes de commande et de protection en un mouvement éclair, pour favoriser l’éclat du shoton sur cette route sinueuse …

Terrible, impartiale, autoritaire. Des joyaux de cristal fantaisistes engloutissaient un à un les excroissances du terrain aqueux, de sorte à étendre le tapis rouge à l’arche désossé. Mais la jalousie de l’éclair blanc ne l’accepta pas … Une lueur soudaine, brulante, électrique. Puis, plus rien.

Ce fut une peine déchirante que d’écarter ses paupières engourdies, après une réaction instinctive face aux giclés d’eaux glaciales écoulées depuis le mat du navire se déplaçant au pas. Ses sens redécouvraient peu à peu leurs habilités à détailler le monde environnant, tel un nouveau-né épris d’une première baignade à travers la souffrance initiale de la respiration … Qui, comment, où ? Les interrogations le fustigèrent un court instant, jusqu’à bondir d’une surprise effroyable, les iris fixés sur le bras absent de son capitaine. Ni rêve, ni cauchemar. Outre un pincement inutile voué à réfuter le constat palpable, le grand gaillard passa rapidement son propre bras en dessous de ce qui avait finalement disparu lors d’un sauvetage tenue secret par les autres. Il désira bien crier, découper et exterminer le moindre élément à sa portée pour son échec … Malheureusement une vive cicatrice au coin des lèvres et l’heure ne semblaient guère s’y prêter. D’un coup, l’attrapant avec vélocité au niveau du col, l’on le releva adroitement en plus d’une tape exagérée. Reprends-toi gamin. Ce n’est pas un monstre marin qui va me prendre mon bateau. Il est à toi, fait ce que tu as à faire ! Quel paysage magnifique …

Des saveurs inédites, suffisamment affirmées pour éclipser la senteur de l’iode marin de par une densité incroyable. Un immense port attendait de les accueillir, au milieu de ces pêcheurs et commerçants vaqués à une économie croissante et du chant saccadé de mouettes endiablées. Au fur et à mesure de l’avancée, le futur diplomate inspirait sans relâche cette mêlée de fruits de mers et autres crustacés grillés, bouillis ou encore cuisinés de manières inconnues, parcourue des annonces enjouées des cuistots introduisant les hommes d’affaires débarqués sur le pays. Une poignée de colosses baraqués déchargeaient de gargantuesques cargaisons remplies de tissus, de bijoux et objets de valeurs revendus par la suite afin de renflouer les caisses de l’état … Comblés, les naufragés désiraient déjà faire partie de cette nation. Cependant, une vision embrumées les déchanta instantanément, dont la marque évoquait le but principal de leur venue en ces terres … Comment s’y résoudre ? Comment sacrifier cet esprit vaillant encore frais dans les esprits ? Cette muraille de ninjas dénués d’âme donnait une réponse parfaite, concise et presque désobligeante.

Des abysses et des abîmes nous sommes venus en quête de lumière.  Accordez-nous l’audience de la brume, à la mort, à la vie …


Divine comédie


Seigneur Atra, accordez nous votre clémence et reprenez ce qui vous revient de droit.  La mort, la captivité, la torture. J’accepte toute modalité, à la seule quémande d’une aide, d’une terre d’accueil pour cette maigre civilisation. Ces personnes disposent de connaissances étendues capables de vous servir. Mais surtout … Il est là-bas. Lui, le trésor perdu.

Genoux à terre, le long manteau de garde de côte répandu sur le sol à cause de sa posture déplorable. Une silhouette époustouflante le dominait là, entourée de torches et de bourreaux simulant minutieusement une élimination foudroyante en cas de geste brusque ou tentative d’attentat. Pourtant, le guerrier issue des contrés lointaines ne sillait d’un pouce face aux villageois offusqués de cette humiliation surestimée, l’air d’agir seul. Ces derniers s’ajoutèrent inévitablement à la liste des otages aux pieds du Roi, preuve de foi au sujet de leurs intentions. Impossible de trembler, impossible d’user plus de mots que nécessaire. La peur ne les sauverait pas, encore moins une lâcheté implorant de larmes et cris ridicules. Sous le ton d’un condamné à mort effectuant un testament doublé de devoirs patriotiques, toutes les informations résonnèrent à travers les attentions enchaînées, dessinant lentement la tragédie atroce attendant les siens. Mais pas seulement. D’une part, un aveu rocambolesque via des excuses et des redevances plus profondes encore que les discussions d’auparavant, tirant même sur la gueule du vieux matelot une crainte déstabilisante. Le tuer, le retenir prisonnier ou en faire l’objet de projets farfelus, comme une arme de guerre par exemple. Pire encore sur la seconde partie. Un choc inouï grisât ces ignorants innocents …

Kyararu Kamikake, le fugitif.

Jamais ô jamais le nom de Kamikake ne se chargea de sauver ce peuple par charité. Il s’agissait en réalité d’une imposture, un simple évadé ingénieux d’une disparition parfaite, absous des gaffes usuelles d’indices ardues à effacer. Si les failles se morcelaient actuellement sur leur patrie, ce n’était pas vraiment pour détruire l’île en soi ; Juste une étape nécessaire à la libération de son hôte, encore prisonnier des sous-sols. Assimilable à un Oï nin brandissant la tête d’un déserteur renommé, Dentô endossa impitoyablement ses responsabilités à l’encontre de ces victimes face au tribunal subitement déconcerté. Aucune pitié pour son ancêtre, maudit fusse-t-il. En voici une bonne raison de lever une armada et récupérer le cadavre d’un trésor de Kiri dissimulant des secrets capitaux en termes de Kekkai Genkaï. Les autres ne pouvaient le savoir, ni déchiffrer la totalité des stèles sans la clef. Le Shoton.

Le magistrat hésitât, à l’affut d’une supercherie toujours contrôlée via des protocoles très stricts. Tout un roulement gargantuesque s’enclencha, du moins aux yeux des réfugiés ayant rarement assisté à de tels moyens d’actions. Ressortir les archives, vérifier le fin mot de cette légende en les assemblant avec ceux apportées par les flots. D’un coup décontenançant, le duo si féru de commandement et de contrôles sur les situations extrêmes se retrouvait là totalement dépossédé, impuissant d’une fin que ni l’un ni l’autre ne sut vraiment avant des semaines. En fait, le bretteur se vit carrément scindé du groupe, isolé en vue d’examens et de tests interminables tant sur le plan psychologique que physionomique. Une période des plus floues, dans un cadre de pratiques assez déconcertantes, loin des tortures barbares escomptées jadis … Avec une cruauté presque absente paradoxalement. Malgré l’austérité de ses nombreuses cellules, il ne se sentit jamais étranger, jamais traité comme un vulgaire prisonnier à éliminer sans scrupules. Pourquoi … Pourquoi tant de préparations ?

Des mois et des mois avant de revoir son peuple, de les savoir saufs. Cela porta une braise de soulagement incroyable à son âme … Cependant, un pressentiment étrange planait sur ses pensées.

Bien que débarrassé d’un poids non quantifiable, le nouveau partisan du village de la brume ne semblait pas encore reprendre une carrure légère, paisible. Ses intuitions de chasseur ne le trompaient rarement. Ici, un fantôme filant entre deux ruelles … Là, une ombre l’effleurant d’un pardon innocent … Puis encore, le charme d’un pays invitant à une visite de courtoisie … Comment parvenir à se satisfaire d’un échange aussi simple ? Il ne se donna pas de réponse précise, ne s’aventura pas à rater la prochaine étape de ses redevances. Surement que ce murmure inaudible prenait lentement plus de consistance, jusqu’à atteindre les méandres de sa conscience …


Etes-vous intéressé par la Légion?

Hrp a écrit:
Ps : Pour la fin, je n'ai pas osé détailler le déroulement du côté de Kiri, par peur d'être à côté de la plaque. Mais c'est un sujet intéressant pour un futur rp en flashback, du moins, pour ma part.




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Dernière édition par Kamikake Dentô le Ven 13 Fév - 10:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Kamikake Dentô, le nordique éternel Ven 13 Fév - 10:39

Présentation terminée, bonne lecture !
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MessageSujet: Re: Kamikake Dentô, le nordique éternel Ven 13 Fév - 16:02


L'évaluation












× L'heure du jugement est arrivée ♪ ×


Oy Kamikake ! On est partit !

Les +

- Ton vocabulaire est riche et bien mener ce qui rend une bonne lecture. Tu l'utilise bien et créer de bonnes phrases.
- C'est une fiche bien faite, on est intéressé par ce que tu racontes (du moins pour ma part)
- Une bonne longueur, une bonne logique ce qui fait une bonne lecture.


Les -

- Quelques fautes de ponctuation. A part ça je ne vois pas.


Verdict

Pour moi, tu obtiens le rang A+ au sein de Kiri. Et je te valide également le shôton. Pour la suite, attend juste un deuxième avis et ce sera bon Wink




Musa' | Wiz | ###
©️Chk Marvel


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MessageSujet: Re: Kamikake Dentô, le nordique éternel Ven 13 Fév - 21:50


L'évaluation












× L'heure du jugement est arrivée ♪ ×


Oy Kamikake ! On est partit !

Les +

- Tu emploies les bons mots pour désigner ton personnage.
- Ton récit nous envoûte. Ca donne envie de lire. C'est un bon point
- Qualité présente. Quantité moyenne mais je trouve que c'est suffisant.
- Ta façon d'écrire me plait


Les -

- Comme l'a signalé Wizou, quelques fautes de ponctuations.
- Ce n'est pas mal, mais tu aurais pu développer d'avantage, je trouve.

Verdict

Pour moi aussi, tu as le rang A+ au village de Kiri.

(Remercie Dieu que c'est moi qui a donné le deuxième avis et pas l'autre taré d'Atra #Humour)


Kodaî' | Nab |
©Chk Marvel



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MessageSujet: Re: Kamikake Dentô, le nordique éternel

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Kamikake Dentô, le nordique éternel

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