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Convocation [ft. Hattori Aizen]

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MessageSujet: Convocation [ft. Hattori Aizen] Lun 9 Fév - 17:23



Convocation


À en croire les faibles d'esprit, la connaissance n'est que l'illusion de l'âme. Ainsi la vraie valeur pour eux serait de se battre, de prouver et de montrer la force physique et non morale qu'ils pourraient posséder. Forcément la force physique ne résout pas tout, et dans un conflit ou le seul maître est celui qui est le plus stratège, les guerriers décervelés perdent lamentablement. Ainsi la conclusion qu'Hiro tirait de tout cela était que les personnes ne cherchant pas à réfléchir perdait souvent de façon misérable : courir tout droit est une bonne mais en comprenant où on va, c'est mieux

Aujourd'hui pour le Kurogane il n'y avait rien de très prévu et sûrement une nouvelle journée ennuyeuse se profilait désormais. Aux alentours des dix heures du matin, le jeune homme était encore allongé dans son lit, là où se déposait les infimes rayant du soleil qui arrivaient à percer les rideaux bordeaux. Il était réveillé et non pas fainéant, c'est juste que le Kurogane était habitué à réfléchir de bon matin sous les diverses possibilités qui s'offraient à lui. C'était un homme de penser mais aussi d'action, cependant ces derniers temps on ne lui demandait guère de combattre.

Au bout de quelques minutes Hiro se décidait bien de sortir de sa somnolence pour retourner aux tristes vérités du monde et devoir observer encore son père ayant le cerveau lobotomisé par le Genjutsu de son fils. C'était une de ses forces les plus cachées à notre protagoniste : son manque de sentiments envers les autres et sa pitié inexistante. Il écrasait ce qui se mettait face à lui sans aucun remords. L'esprit humain a été crée pour survivre. Si aujourd'hui il est créatif et invente tant de moyens pour s'autodétruire c'est bien parce que le meurtre est dans notre code génétique.

Nous vivons pour survivre et nous survivons pour tuer. Finalement la société n'évoluait que très peu car la loi du plus fort restait. Cependant l'intelligence du genre humain grandissait de pair : l'homme s'alliait alors avec d'autres hommes pour en combattre d'autres.

Mais la vraie force n'est pas de savoir quand tuer une vie, mais en épargner une.

Quelques minutes plus tard le Kurogane était prêt, habillé, lavé et avait prit ses forces de bonne matinée. Forcément aujourd'hui il faisait un peu ce qu'il veut, sûrement allait-il écrire ou peindre, peut-être s'entraîner encore plus aux Genjutsus avec un membre de son clan en voyant tous les effets possibles d'une réalité alternative. Cependant un élément perturbateur et plutôt imprévisible intervenait déjà de bon matin.

Un messager, rien de bien grandiose, venait porter un message à Hiro. Une lettre d'une personne bien plus importante que le simple boulanger de la rue ou encore qu'un chef de Clan. Le chef de Keisatsu en personne demandait la venue du Kurogane. Forcément dans l'esprit du garçon plusieurs idées s'entre-choquèrent : avaient-ils remarquer que le clan Kurogane avait voulu autrefois une révolution mais que Hiro les avait empêcher ? Demandait-il une compensation en voulant la tête du jeune homme ?

Il en savait fichtrement rien et à vrai dire, l'invitation attirait bien plus Hiro qu'autre chose. Rencontrer quelqu'un d'aussi important pouvait être bénéfique pour sa vision du monde et comprendre son village.

Le Cavalier noir se retrouvait rapidement dans la tour du Tsuchikage où il attendait la venue de celui qui l'invitait à le rejoindre en cette journée morose.

« M'avez-vous demander ? »

Une petite révérence en plaquant le bras droit son le torse et en se penchant face à son supérieur.
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MessageSujet: Re: Convocation [ft. Hattori Aizen] Mar 10 Fév - 0:20

Un nouveau venu...

La tour du Tsuchikage, cet édifice donnant accès à une vue incomparable sur tout le village d'Iwgakure no Sato inspirait la terreur pour tous les habitants du pays...sauf pour l'incorrigible Aizen Hattori. En effet, le leader d'un des clans les plus puissants de Tsuchi no Kuni, se sentait comme chez lui sur chaque centimètre carré sur lequel il posait le pied. La peur ne signifiait rien pour lui-même s'il n'était pas forcément la personnalité la plus puissante pour ceux qui ne prenaient en compte que la puissance au combat. La peur était un sentiment inconnu pour lui, et même s'il avait prévu qu'un jour ce sentiment viendrait le cueillir par surprise, il se savait assez fort mentalement pour que cela devienne une force et non une faiblesse. La peur peut être un moteur, un moteur favorisant l'évolution. Pour devenir ce à quoi il aspirait, l'Hattori était conscient qu'il devrait être un concentré de toutes les émotions que l'homme peut ressentir. On ne peut pas prétendre être un être parfait si l'on ignore tout des sensations gravées au plus profond de ses gènes.

Le chef du Keisatsu se trouvait dans les quartiers lui étant réservé lorsqu'il séjournait à Iwa. Le masque noir, caractérisant les adhérents de la police politique d'Iwa, était toujours sur son visage alors qu'il était seul. La raison ? Une toute nouvelle recrue devait bientôt faire son apparition et pour entretenir le mystère entourant son organisation, l'auburn devait l'arborer afin d'être crédible et de montrer qu'il n'était vraiment pas à prendre à la légère. Aizen détestait cet objet n'étant pas très assorti à la tenue qu'il portait d'habitude et il assumerait volontiers son rôle en dévoilant son identité au monde entier. Le Jônin n'avait que faire des probables attentats dont il serait la cible si le pays connaissait sa fonction se sentant assez fort et bien protégé pour y faire face, mais les ordres étaient les ordres et Aikainu tenait fermement à ce que les membres du Keisatsu restent dans l'ombre.
Le membre de l'état-major consultait le dossier du shinobi qui passerait bientôt sous ses ordres épluchant petit à petit les exploits de ce dernier et de son clan.

« Alors comme ça, ce garçon vient d'un clan potentiellement dangereux pour le Tsuchikage hein ?! Il a préféré choisir le côté d'Akainu pour ne pas être torturé et tué par le Keisatsu et a trahi les siens. J'aime beaucoup son profil, pour faire ce qu'il a fait il faut faire preuve d'une détermination sans faille. Tromper et détruire une personne avec laquelle on a grandi est une chose très difficile. En général ce genre d'expérience rend fou celui qui la vit. Ceux qui sont plus forts et qui arrivent à transcender cette dure leçon de la vie peuvent être assuré que le doute ne saisira jamais plus leur cœur. »

Aizen était un expert en ce qui concernait la trahison vu que lui-même avait orchestré la mort de celui qui avait eu le malheur de lui donner accès à l'instruction et aux arts ninjas. Le leader du Keisatsu n'avait jamais eu de remords concernant cette histoire, trouvant même qu'il avait pris un peu trop de temps pour accomplir son méfait. Contrairement à ce que beaucoup pensent, Aizen n'est pas vraiment diabolique, du moins il ne se voit pas comme tel. Il se dit que si tout le monde agissait comme lui, la trahison n'existerait pas, car tout le monde serait à sa place et que donc, agir contre les intérêts de son prochain serait dénuer de sens. Alors que le haut-gradé iwajin venait tout juste de lire le rapport sur son nouveau subordonné, ce dernier fit irruption dans la pièce. Le jeune homme semblait être très en forme et rien qu'en le regardant, on pouvait deviner qu'il était en parfaite condition physique. Kurogane Hiro était son nom. Il demanda à Aizen si sa présence avait bien été requise avant de s'incliner afin de lui signifier son respect. D'une voix calme et reposée, le plus âgée des deux personnes en présence prit la parole :

« Kurogane Hiro, si tu es ici aujourd'hui ce n'est pas à cause de ce que ton clan a voulu faire il y a encore quelques temps. Akainu sait reconnaitre un de ses fidèles et il sait les remercier comme il se doit. »

D'un geste de la main, l'Hattori fit signe au Kurogane de se redresser avant de poursuivre.

« Le Tsuchikage a donc décidé que tu serais promu au sein l'organisation que je mène : le Keisatsu. Etre membre du Keisatsu, c'est vouer toute son existence à un but : protéger la vie d'Akainu. Comme tu dois déjà le savoir, nous ne reculons devant rien pour remplir cet objectif. Le peuple nous voit comme des monstres, pillant et tuant ceux qui leurs sont chers. Les ignares ne se rendent pas compte que si Tsuchi no Kuni est l'un des pays les plus puissant aujourd'hui, c'est aussi grâce à nous et notre travail. Bien maintenant que tu sais tout, j'attends ta réponse pour commencer la cérémonie que te permettra de nous rejoindre.»

Quelle serait la réponse du jeune Hiro ?



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MessageSujet: Re: Convocation [ft. Hattori Aizen] Mar 10 Fév - 1:50



Décision


Douce ironie finalement que le Kurogane se retrouvait dans ce bureau, face à un homme aussi mystérieux qu'évident. Lui qui avait toujours détesté les hautes instances dont son père parlait encore et encore, le jeune homme se retrouvait désormais dans une situation plus que drôle voir même pathétique. Forcément, aucune émotions et mouvements de visage laissaient transcender son appréhension de la situation. Calme, serein et même confiant. Hiro s'en fichait si on l'envoyait à l'abattoir, si on l'envoyait tuer des gens ou être tué.

La vie commençait par un renouveau, peut-être le temps était venu pour le futur chef Kurogane de retrouver une nouvelle vie avec de nouvelles choses. Aujourd'hui il était né en tant qu'observateur des générations et juge des réflexions. Jamais ô grand jamais il n'était intervenu dans les politiques et la société de ce siècle car cela ne l'intéressait que très peu. Pourtant depuis quelques années sa personnalité changeait, intrigué par le pouvoir que possédait le village où il était, ce dernier commençait à tout faire pour devenir quelqu'un de plus important pour comprendre.

Où la quête de la soif du pouvoir d'un homme pouvait-elle se finir et pourquoi commençait-elle ? Était-il nécessaire à l'homme de se prouver quelque chose ? Ou est-ce que la guerre était inclus dans son sang ? Finalement Hiro était le berceau de ces questions, mais cela ne voulait pas dire de lui qu'il était faible. Bien au contraire c'était sûrement là sa plus grande force : comprendre l'ennemi et ce dont il était capable. Prévoir ses actions par son comportement, ses sentiments et par la suite l'emprisonner dans une boucle sans fin.

Enfin bref, pour retourner à la réalité et non à l'imagination, la personne qui avait convoquée Hiro ressemblait bien plus à un clown qu'autre chose. Une apparence d'homme sévère voulant contrôler le monde. Le pire devait être son espèce de masque noir de très mauvais goût qu'il portait. Une obligation ou juste quelque chose de ridicule ? Les impressions du Kurogane furent de se demander si cela était une marque de pouvoir, un symbole quelconque lui rappelant qui donne les ordres à qui ici. Et d'ailleurs justement là était la faiblesse de cette chose qu'il portait la tête.

« N'est-il pas ironique que de porter un masque supposé masquer votre identité alors que celui-ci montre de façon explicite quel poste vous possédez ici, monsieur ? »

Il restait énormément respectueux envers la personne qui se tenait face à lui. Cependant Hiro restait lui-même et si le jeune homme avait ne serait-ce qu'un mot à dire, il le dirait sans ayant peur des conséquences. Après tout il s'en fichait totalement de voir sa vie finir maintenant ou plus tard, finalement vivre n'était qu'un simple mot pour dire « profiter ». Forcément Hiro continuait d'écouter la personne parlant.

L'invité d'honneur, soit notre protagoniste, eut une réaction non pas de peur mais presque de surprise en écoutant le masque noir dit qu'il était au courant de tout pour le clan auquel Hiro appartenait. Forcément, le Kage et même ses sbires avaient des yeux et oreilles partout dans le village. Rien ne restait sous silence et sûrement pas l'idée d'une révolte. Néanmoins les mots qui suivaient étonnaient parfaitement notre protagoniste qui était vu comme « un fidèle ». Était-ce donc cela la vision qu'Akainu avait sur les autres, lui en Dieu et les autres croyants ?

Décidément cela intéressait de plus en plus Hiro qui était vu comme quelqu'un de récompensé. La valeur de la récompense était la chance et le mérite de pouvoir rejoindre l'unité du Keisatsu, en soit l'unité qui faisait taire les éléments dérangeants et ceux qui devaient être torturés. En soit, ils faisaient le sale boulot mais étaient les guerriers les plus fidèle à leur Kage. En acceptant la demande, Hiro jurait de donner sa vie pour son Kage.

« Je vois. Pourquoi me choisir moi ? Car j'ai trahit la confiance de mon peuple sans remords pour protéger ce village ? Qui vous dit que je ne serais pas capable de vous trahir vous aussi ? »

Il provoquait de façon abusive pour comprendre le mot de l'affaire.

« Cependant, avec honneur j'accepte votre demande et m'estime prêt pour donner ce qui doit-être ma vie pour le Tsuchikage. »

Il marchait un peu dans la pièce, puis se retournait vers l'homme masqué qui l'avait convoqué.

« Le peuple nous voit comme des monstres dîtes-vous ? »

Son regard changeait d'un tout autre, sans émotions et si froid. Un regard décidé qui révélait les intentions les plus sincères de Hiro.

« Alors je serais leur bourreau. »

Il acceptait.
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MessageSujet: Re: Convocation [ft. Hattori Aizen] Mar 10 Fév - 16:34

L'exécution

Aizen était un homme de culture. Si cette notion – parfois maladroitement associé avec l'intelligence – était un jardin, celui de l'Hattori serait l'un des plus resplendissants du continent, et cela, quel que soit le critère. Un jardin s'entretient, se cultive, s'agrandit. Plus son propriétaire est adroit dans sa manière de le gérer et plus la récolte est généreuse. Chaque être humain naît avec des prédispositions lui permettant de développer ses capacités à en tirer profit et malheureusement pour lui, celles d'Hiro ne lui étaient pas favorables. Pourquoi faire une telle affirmation ? Le jeune homme, voulant faire preuve d'ingéniosité, fit une remarque contrecarrant sa démarche. En effet, il essaya de faire passer son supérieur pour un âne en lui faisant remarquer que le masque qu'il portait trahissait son rôle dans l'organigramme du village de la roche. Comme il a été dit plus haut, si la culture était un jardin, celui que possédait Kurogane Hiro ne serait pas un exemple à suivre.

Chaque être humain naît avec des prédispositions lui permettant de développer ses capacités à en tirer profit et malheureusement pour lui, celles d'Hiro ne lui étaient pas favorables. Il sonda Aizen dans le but de connaître la raison de sa promotion si soudaine. Hiro trouvait bizarre d'être récompensé pour un acte de trahison honteux, mais favorisant l'intérêt général du village et de son gouvernement. Il se risqua même à faire comprendre au souverain du Ryoubundojin qu'il serait capable de le tromper également. Décidément, en plus d'être aveugle et de prendre son supérieur pour un sot, il adoptait un discours qui pourrait lui rapporter d'énormes soucis. Bien sûr qu'Aizen savait qu'une telle personne n'était pas digne de confiance, mais ce qu'il ignorait, c'était que seul Akainu désignait les candidats au Keisatsu et que de ce fait, Aizen n'avait pas plus confiance en lui qu'en la totalité des hommes le servant. Les membres du Keisatsu étaient tous susceptibles de trahir leur leader que ce soit pour lui prendre sa place, par conflit d'intérêts ou même juste par plaisir.

Pour finir, Kurogane Hiro lança une réplique aussi effrayante que poétique pour signifier sa marche de conduite. Ce garçon était une « perle rare » !

Aizen ne fut pas vexé ou outré par les répliques du Jônin qui tentait sûrement plagier l'intellect d'une personne déjà rencontré et ou déjà lue. L'Hattori se dit même qu'il était de son devoir d'instruire le futur membre du Keisatsu en lui rappelant les particularités de la police politique étant pourtant connues de tous et toutes. Si il y'a quelque chose que le haut-gradé détestait, c'était que son unité comporte des ignares à ne pas confondre – encore une fois – avec un manque d'intelligence. Aizen se rapprocha de son camarade pour se retrouver à un ou deux pas de lui, le fixant droit dans les yeux. Si le visage du trentenaire était découvert, on aurait pu remarquer le léger rictus ayant fait apparition à sa surface.

« Tout d'abord, il semblerait que ta mémoire te fasse défaut... Kurogane Hiro. Je crois que tu dois être le seul être vivant du pays de la Terre qui ne sait pas qu'absolument tous les membres du Keisatsu arborent ce masque en mission. Je pardonne cependant ta méprise. Je pense qu'avant même de perdre ton œil droit ta vision devait déjà être médiocre, je pourrais te fournir en lunettes si tu veux. » dit-il d'un ton reposé

Aizen retira son masque et le posa sur le bureau derrière lui avant de continuer son oratoire.

« Pourquoi toi ? Ai-je raté la loi disant qu'un supérieur devait se justifier auprès de ses subalternes ? » lâcha-t-il avec un air joueur.

« Tu parles de me trahir, mais tu oublies que pour cela, il faudrait que je te fasse confiance. Espoir, confiance, dépendance. Ce sont des mots pour les faibles. Je n'ai pas besoin de tels mots... »

Le timbre de voix utilisé pour ces deux dernières phrases faisait donnait une idée de l'assurance et des ténèbres caractérisant notre protagoniste.

« Bien, je peux donc commencer la cérémonie... »

Aizen malaxa son chakra et exécuta quelques mudras en murmurant quelques mots :




« Mugen no Choujin »



Il ne s'était rien passé de particulier... du moins pour Aizen qui resta complètement immobile durant 4 longues secondes affichant un regard effrayant. Pourquoi utiliser un tel adjectif pour une unité de temps aussi éphémère ? Parce que le leader du Keisatsu venait de piéger perfidement le pauvre Kurogane Hiro dans un genjustu terrifiant.

La technique du « Surhomme de l'infini » affecte le cerveau humain d'une manière peu orthodoxe. La vitesse de perception du temps et de l'espace n'est plus la même. La victime de ce jutsu est dotée de l'incroyable capacité de voir et de ressentir tout ce qui se passe au ralenti. Lorsque le ralentissement est léger, la personne ayant ce pouvoir devient alors capable de décortiquer tous les mouvements autour de lui et donc de les prévoir. Il ne ressent également pas la douleur des blessures instantanément ce qui lui permet d'agir avant. Mais lorsque que le ralentissement est beaucoup plus important, ce jutsu n'est plus une bénédiction, mais une malédiction. Le cerveau fait réagir le corps avec un retard intenable et un simple mouvement parait durer de très longues minutes. La douleur – même si elle est ressentie longtemps plus tard – semble durer une éternité.

Aizen Hattori n'est pas resté immobile 4 secondes par hasard. Le Mugen no Choujin fait qu'une seconde dans le monde réel devienne une heure. La perception et les réflexes de l'ennemi sont donc 3 600 fois plus lents que d'habitude. La proximité entre Hiro et Aizen était essentielle, car le chakra libéré par ce dernier a pu très rapidement affecter le cerveau de sa cible. Ce que verra donc Hiro pendant les 4 prochaines heures sera donc un Aizen immobile, et même si l'idée lui venait de bouger avant, son cerveau prendrait 3 600 fois plus de temps avant d'envoyer l'information au reste de son corps.

Après les 4 secondes d'immobilité, Aizen sortit très rapidement son sabre après quoi il trancha les deux mains d'Hiro – au niveau des poignets – d'un coup sec à chaque fois. Cette action, exécuté avec un naturel glaçant le sang, prévenait un éventuel Kai ou un miracle. Après tout, Hiro était un spécialiste du genjutsu et pouvait peut-être rompre cette technique, mais cela était impossible sans les mains. La douleur étant différé, elle ne pourrait pas le libérer du Genjustu avant un bon moment

« La trahison que l'on voit est sans importance, ce qui est bien plus dur c'est la trahison que l'on ne voit pas...Kurogane Hiro.»

Pourquoi avoir fait cela ? Tout simplement parce qu'il le devait. Laissant le Kurogane figé sur place, l'Hattori sorti du bureau en rengainant son katana et d'un claquement de doigts indiqua aux ninjas du Keisatsu qu'il l'attendait patiemment à l'extérieur de s'occuper leur camarade iwajin.

« Arrêtez l'hémorragie et transportez-le à l'endroit convenu...»

[Ellipse d'une heure]

Nous nous retrouvons sur une estrade située au centre de la plus grande place publique d'Iwagakure. Dessus, trois silhouettes peuvent être différenciées. Kurogane Hiro, Hattori Aizen et.... Ryotenbin no Akainu. Ce que tout cela signifiait ? Une exécution publique allait avoir lieu...

Le Tsuchikage, cigare allumé en bouche et debout devant un billot sur lequel Kurogane Hiro avait été placé. Son chat Oppai – profitant de la vue depuis son épaule – lança un regard méprisant à foule et balança un miaulement empli de dédain à l'encontre d'Hiro. Le tout récent manchot n'était plus sous l'emprise du genjutsu d'Aizen, mais avait été droguée par l'équipe médicale d'Aikainu de sorte à ce qu'il ne puisse plus bouger. L'Hattori lui se trouvait juste à côté de sa dernière victime, épée sortie et prêt à faire ce qu'il avait à faire. La foule avait été convoquée de force à assister à ce spectacle peu amusant. Quand il y eut assez de monde, le Tsuchikage prit la parole...



« Iwajins, cet homme face à vous est un traitre. Non, ce n'est pas Iwa qu'il a trahit. Cet être abject s'est rendu coupable de trahison envers les siens, cela pour défendre nos intérêts. Cela peut sembler louable mais il n'en est rien ! RIEN DU TOUT !!! Un traitre est un traite, qu'importe qui il sert. Ce genre de misérable chien n'a pas sa place dans notre village. Qui peut nous assurer qu'un traitre ne trahira pas à nouveau ? Rien ne nous l'assure et pour cette raison, je condamne Kurogane Hiro à la peine de mort. Que justice soit faite... Aizen, sépare cette tête de ce corps infâme »


Le son d'une lame fendant la chair se fit entendre avant que celui d'un petit geyser et pour finir d'un écoulement abondant le remplace.

« Tsss... souiller ma lame deux fois, pour un tel déchet. Tu aurais pu déléguer cette tâche à un autre homme, Ryotenbin no Akainu » lança Aizen qui donna un coup d'épée dans le vide pour y retirer le liquide vital qui le salissait.



La petite boule de poil, ayant reniflé une odeur qu'elle appréciait s'empressa de sauter de la position d'où elle se trouvait, pour laper quelques gouttes du nectar sortant de la nuque du désormais défunt Kurogane Hiro.





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