Partagez|

Nightcall [Mephistos] Flash Back

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Modo' Présentations  Vagabond Rang B
avatar
Modo' Présentations
Vagabond Rang B

Messages : 141
Date d'inscription : 18/01/2015

MessageSujet: Nightcall [Mephistos] Flash Back Dim 8 Fév - 20:26

Nightcall

ft. Mephistos


« There's something inside you. »


Une énième dispute, encore des cris, des coups dans le mur, de la froideur, rien d'inhabituel, et c'est ça le pire. Et quand la maladie n'est pas responsable, ce sont les risques qui le deviennent. La culpabilité et les remords, les regrets en masse, les reproches qui fusent. C'est peu commun de voir comment un amour si fort peut engendrer de tels problèmes. Et revenir à son calme le lendemain. Peut-être que le poids des choses finira pas tout emporter. Peut-être que si il arrêtait d'accepter des boulots au dernier moment, aussi... Pendant une bonne vingtaine de minutes, Seiza était restée assise sur le tabouret de la cuisine, le dos posé contre le mur, fixant la nouvelle marque dans le mur que la force d'Ashitaka avait marquée. Tant que ça restait sur le mur... Les yeux violines de la nukenin se posèrent sur la fenêtre, tentant de pénétrer l'obscurité de l'extérieur dans l'espoir d'y voir la silhouette de son mari revenir, en vain. Elle finit donc par abandonner tout espoir et par se lever. Elle ne comptait pas rester seule ce soir, elle avait besoin de voir des gens, d'entendre du bruit, elle ne pouvait pas laisser l'inquiétude prendre possession d'elle, une fois de plus. Un tour dans le bain, un élastique afin de maintenir ses cheveux, une tenue passe-partout, et la jeune femme abandonna le domicile de bonne fortune éphémère pour se diriger vers le village de civils le plus proche.

Son regard fatigué parcouraient les allées dans un rythme presque soporifique. Pas de crise dernièrement, mais de nombreux doutes sur l'avenir et les dangers encourus. Des nuits entières passées à réfléchir, à penser, à faire des cauchemars. Alors cette nuit, qu'elle allait passer seule, elle refusait de la voir semblable aux autres tout simplement parce que 'Taka n'était pas là pour la rassurer. Elle traversa la ville jusqu'à atteindre un bâtiment de bains publics, qui permettait également de dormir et de manger, et se paya une chambre dans laquelle elle s'installa. Hors de question, néanmoins, de rester ici. La nuit ne faisait que commencer et elle avait pas mal de choses à voir. Elle commença donc par faire un tour dans les rues les plus grandes, grignotant sur le pouce grâce à des petits stands aux couleurs et aux odeurs attirantes, repérant quelques objets intéressants à l'intérieurs de quelques magasins encore ouverts et s'attarda finalement sur un kiosque à alcool pour s'offrir une bouteille de sake. Sa tête était pleine de bruit, de musique, de paroles qu'elle avait indiscrètement volées à des passants trop bruyants, assez pour supporter quelques heures un peu seule. C'est au abord de la ville animée qu'elle alla se poser, dans un endroit pas spécialement paradisiaque mais qui offrait un panorama merveilleux des étoiles si on prenait la peine de juste relever un peu la tête. Seiza longea un moment le long du rizière puis fini par se laisser tomber sur un banc pour s'y étaler et s'étirer. L'alcool qu'elle tenait toujours en main ne mit pas longtemps à disparaître de sa bouteille et bien vite, avant même qu'elle ne s'en rende compte, perdue aux confins du vide qui résonnait dans sa tête comme une douce et bien trop rare mélodie, la nukenin s'était endormie.

Ce n'est que quatre heures plus tard qu'elle se réveilla, mordue par le froid ardent de la nuit. Se redresse dans un sursaut à peine contrôlé, elle se rendit compte de son erreur, de ce qui aurait pu lui arriver... "Merde..." C'est pas comme si elle passait son temps à redoubler de prudence. Pourquoi avait-il fallu qu'elle perdre pied ici ? Et puis soudain elle sentit une vive douleur à l'intérieur de sa caboche qui était toujours aussi silencieuse. Un peu trop cette fois. Posant sa main sur son front, elle grimaça légèrement et se leva, shootant dans la bouteille qu'elle avait dû poser inconsciemment près d'elle avant de tomber dans les bras de Morphée. Elle se figea alors, son regard suivant le son de roulement du verre contre la pierre, mais aucun liquide ne s'en échappa. Vide, évidemment. Elle ramassa la bouteille et retourna au coeur du village qui était maintenant désert, si on ne prenait pas en compte les hommes bourrés qui s'aidaient mutuellement à retrouver leur chemin et les prostitués qui terminaient leur service. Que de contraste avec ce début de soirée. Des prostitués qui ne semblaient pourtant pas rechigner sur la possibilité d'avoir un client de dernière minute, que ça soit un homme ou une femme. Une femme aux cheveux blancs, à l'air fatigué et qui devait traîner une drôle d'allure avec sa bouteille vide à la main. Après avoir lâché un énième "Non merci." à une enfant de la nuit, elle finit par balancer sa bouteille dans une rue sur le côté. Seulement, alors qu'elle poursuivait sa route vers les bains publics, quelque chose lui tilta.

Aucun bruit. Aucun son. Pas un seul petit brisement de verre. Elle s'arrêta donc net, se demandant pourquoi sa bouteille n'avait pas éclaté. Elle recula donc d'autant de pas qu'elle avait avancé pour se tourner vers cette passe sombre dans laquelle elle remarqua enfin une silhouette assise par terre, quelques bouteilles d'alcool autour d'elle dont la sienne, qui avait sûrement rebondi dessus. La jeune femme resta un long moment comme ça, avant de relever les yeux vers le ciel. Les nuages s'agglutinaient, l'air était on ne peut plus frais, et Seiza ne se voyait pas de laisser cet inconnu ici, seul et par ce temps qui se refroidissait de plus en plus. Et puis... Ce visage, aux traits fins et sans aucune once de méchanceté... Peut-être que la solitude y était pour quelque chose, peut-être que l'empathie seule servit de déclencheur, mais Seiza s'approcha lentement de l'homme, jusqu'à finalement s'accroupir près de lui. Lentement, elle posa son doigt sur l'épaule du jeune homme pour le pousser très légèrement et lui demander "Eh... T'es mort ?". C'est bien beau de vouloir lui donner un coup de main, mais si il est mort... "Tu vas attraper la crève si tu restes là..."

code by ORICYA.


_________________

icone 1icone 2Seiza Kudõ
I want to be up high up with the sun.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ninja de Kiri
avatar
Ninja de Kiri
Messages : 22
Date d'inscription : 15/01/2015

Fiche du Shinobi
Rang:
DC:

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Dim 8 Fév - 21:56



« Toujours cette même rengaine, ce mal qui tape dans ma tête, j'me dis la vie est belle...
Pourquoi pourquoi... j'ai autant d'choses dans la tête.
»

Mephistos Phellec. Voici l'identité qu'il s'était choisi.
Ce soir-là, il ne pouvait pas parler d'hier. Il ne pouvait pas penser à demain. Les blessures étaient suffisamment importantes pour faire tomber une armée, c'était l'amalgame permanent de deux consciences, l'une qui se raccrochait désespérément aux dernières parcelles d’espoirs, l'autre qui réclamait une chute.
Beaucoup diront qu'il faisait son temps; on entendit souvent qu'il avait fait plus de mal que de bien.
Mephistos serait l'ambassadeur de l'aqua-culture, on disait même qu'il aurait soufflé au Mizukage actuel une grande partie de sa politique. Les vrais sauront cependant qu'il ne faisait que sombrer, répéter ce qui avait déjà fait tomber l'un des plus grands clan de l'époque combattante; le sien.  
Il avait même été jusqu'à conseiller la création d'une religion pour le contrôle massif d'une population, il était à l'origine de la création d'une force militaire qui sévit dans tout un pays et qui provoquait la peur dans une masse incalculable d'esprit.

Pourtant, au milieu de ce silence sonore, sous ces voûtes retentissantes de verdure et de feuillage, il laissait tomber de ses lèvres le nom de son ex-femme. Il murmura même, dans un second souffle, le prénom qu'aurait dû porter le nom de son fils mort-né et celui de ses deux premiers garçons.

Phellec, bien que connu dans le continent comme un vagabond plutôt influent, n'en restait pas moins un misérable homme. Il avait la puissance, il était le fondement d'un espoir nouveau pour tout ceux qui croyaient en lui et... il avait toujours tout foutu en l'air. Pour des principes qu'aujourd'hui il ne respectait même plus.
Il se sentait vide; remplit uniquement des âmes qu'il avait fauché, de celles qu'il n'avait pas protégé.

C'était à ça qu'il trinqua. Le sky ambré traversa sa trachée, brûla son ventre et parcouru l'ensemble de son système cardiaque pour enfin s'attaquer à son encéphale. Ses mouvements se firent plus brusque, ses réflexes moins efficace et pourtant, pour un ninja qui se basait uniquement sur ses capacités cognitives plus que sur ses capacités physiques dont il était naturellement pourvu; il restait totalement conscient.
Son corps était différent, influencé dès sa jeunesse à une force nocive, maléfique. Le Chakra des mœurs, celui qu'un démon avait lâché dans le village qu'il avait massacré. Cela avait fait de lui un sur-homme. Une créature au-dessus même d'un regroupement de Shinobi, au-dessus même d'un village. Pourtant, il n'en avait jamais eu à faire. Sa force, c'était sa réflexion, sa capacité à être un autre, à pouvoir observer pendant des années une même personne. Au détriment de sa force, il était rester désespérément faible en temps que combattant; alors que sa force brute devrait s'élever au-dessus de celle d'un chef, il restait un pion.

Il relevait ses yeux anthracites. Semblable aux couleurs des composés hydrocarbures, il se levait avec souplesse pour s'emparer d'une bouteille dans la réserve d'un miteux rade du village des rizières. Il n'y avait pas une once d'argent dans ce pays paumé. Pourtant, la misère de la peuplade semblait être constructive avec son état détonant actuel.

Il n'attendit pas plus que la dispute du gérant et d'un de ses clients réguliers pour prendre la porte, sans porter plus d'un regard aux alentours. Cela l'importait peu, plus rien ne l'importait, si ce n'était le vide qui régnait entre les étoiles, si ce n'était la proximité chancelante qu'il avait avec le mur qui le tenait debout. Une nouvelle fois, dans la froideur nuptiale, entre deux courants d'airs, les noms que portaient ses maux.

Le nom que portait son mal. Un unique, le dernier, celui qui le forçait à rester debout. Une ultime quête.
Le seul fait d'y penser provoqua l'irrésistible envie de boire, son inconscience choisit qu'une cigarette était nécessaire, plus que jamais, puisqu'il s'en alluma une sans même s'en rendre compte.
Le tabac et le pollen qu'il rajoutait dans chacune de ses cigarettes le plongea dans un autre stade, additionné à l'alcool qu'il avait consommé jusqu'alors. Il avait la sensation de tomber, de chuter des cieux qu'il ne quittait plus des yeux sans jamais rencontrer la terre sur laquelle il devra un jour ou l'autre s'écraser.


Ces astres, quoique non aperçus dans la profondeur de la nuit, ne brillaient donc pas en vain. Ils brillaient dans l'optique du berger, ramenait les brebis égarés chez eux. La maison de Phellec était malheureusement bien loin de l'endroit où il observait les étoiles. Alors qu'il se trouvait auparavant sur une berge, près d'un lac sur lequel se reflétait parfaitement le ciel idyllique qui occupait toutes ses pensées; l'homme qui se rapprochait de sa quarantaine se retrouva dans une ruelle sombre, accoudé contre un escalier.

Une bouteille vide s'écrasa au sol. Une douleur lancinante éveilla un sourire angélique. Fin, comme toujours, éclairait faiblement par les rayons lunaires, tu observais le sang de jais s'écraser sur le sol. Il semblait qu'elle était vide, mais que l'exploser sur le sol sur un coup de sang n'était pas une bonne idée.
Comme si cette douleur n'était qu'un éveil, une côte lui extirpa une lamentation. Puis les nombreuses contusions qui se multipliaient, jours après jours, sur son dos finalisèrent de le ramener sur terre. Il était impossible de tenir ce rythme, même pour les plus grands.

Il combattait pour gagner de l'argent, officiellement. Officieusement, il avait trouvé dans la douleur une occupation sensitive suffisante pour outrepassé le règne du mal-être. On dit que les supplices moraux surpassent les douleurs physiques de toute la hauteur qui existe entre l’âme et le corps. C'est faux, la multiplication et la superposition de nombreuses blessures, jours après jours, mois après mois, années après années, sans jamais prendre la peine de se soigner, provoquait une douleur suffisante pour casser le règne de l'âme.
C'était une sorte de supplice corporel infligeait par ce bourreau qu'était l'esprit.

Son regard changea, d'amarante, celui-ci exprimait plus de douleur que l'humanité en avait connu. Il avait l'envie d'hurler, de crier des excuses si nombreuses qu'il en perdrait la voix, pourtant, il avait l'intime conviction que cela ne servira à rien.
Il devait de nombreuses choses à de nombreuses personnes et c'était l'accumulation de rentabiliser ces nombreux fardeaux qui occupait aujourd'hui son esprit; cependant, comme c'était inscrit rouge sur noir dans ses gènes, un autre désir commençait à naître. Celui du conquérant qu'il était. Kiri allait rapidement devenir un moyen d'expier ses fautes tant il allait rendre cette nation puissante. Son chef officiel, l'ombre première du nom Atra Bilis, était une personne qui parvenait à changer le sens de ses pensées, à passer outre ce qui le harcelait. Il était mieux.

Il reprenait pied, doucement, malgré cette odeur sucré qui flottait autours de lui.
Il régnait toujours une intense pression, que ce soit dans son regard, dans sa façon d'être, il avait toujours cette force auto-destructrice qui démontrait toujours à son interlocuteur qu'il n'était pas pire que lui.

« Eh, t'es mort... ? » La justesse des propos qui lui parvenait justement, une voix légèrement aigu. Il tenta vaguement de regarder dans la direction d'où provenait la voix avant de se rappeler que; quelques minutes plus tôt; il avait chancelé de cet escalier qui le maintenait debout... Pour finalement s'écrouler, comme il l'avait prédit en regardant les étoiles quelques heures plus tôt, face contre terre.
Son rire devenait digne de l'entité dont il avait prit le nom; l'esprit qui toujours nie. « Pas que je sache. » Chaque syllabe fut entièrement développé, le tableau était mauvaisement magnifique. Un homme couché sur du verre, dans du sang poisseux qui surement ne lui appartenait pas, une cigarette qui était tombé sur ses vêtements et qui menaçait d'enflammer le tout à tout moment.

« Tu vas attraper la crève si tu restes là... » La demoiselle avait prononcé ça comme une évidence suggestive, que souhait-elle? La catin voulait baiser. Alors même que ces quelques mots heurtaient une barrière cognitive qu'il pensait inexistante, un râle de douleur, qui sera surement mal interprété, surgit des lèvres du meurtri.
Des yeux émeraudes aux profondeurs abyssales, un bien-être qu'il recherchait depuis si longtemps l'enveloppa pendant un court moment. Comme si son corps répondait à des instincts lointains, pourtant, autant le bref rêve fut réel, autant la chute allait être d'une force rarement connu, même pour un adepte aux drogues en tout genre tel Phellec.
Il ne ressentait pas encore un gros manque, mais, adepte de la cocaïne, une drogue excitante capable de faire tenir 1000 nuits celui qui s'en injecte, il n'allait pas tarder.

« Je ne ressens pourtant pas une once de froid, mademoiselle. »
Il chuchota de sa voix toujours assuré, ses mots furent certainement porté par le vent et alors même qu'il tenta de bouger, légèrement, le crissement du verre qu'on frottait se superposa avec un second râle, définitivement, l'alcool était mauvais. Surtout quand la bouteille cassait.

D'ailleurs, une seconde était désormais dans son habit; il ne saurait dire d'où venait celle-là. Combien de jours avait passé depuis sa dernière prise de conscience?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modo' Présentations  Vagabond Rang B
avatar
Modo' Présentations
Vagabond Rang B

Messages : 141
Date d'inscription : 18/01/2015

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Lun 9 Fév - 11:52

Nightcall

ft. Mephistos


« There's something inside you. »


Elle ne pouvait plus faire demi-tour maintenant. Les paroles qui s'échappèrent des lèvres de l'inconnu furent comme un soulagement. Elle se voyait mal repartir sans rien dire, et encore moins aller prévenir les autorités. Bonjour, je suis pas d'ici et j'ai découvert un homme mort dans la rue. Coupable, moi ? Nooon, jamais... Comment ça pas crédible ? Ouais ok. Que dirait Ashitaka s'il était là ? Il la jugerait d'inconsciente, rappelerait qu'ils doivent faire attention, qu'elle prenait des risques inconsidérés. Mais il n'était pas là. Et cet être, là, au sol, baignant dans le verre et ce liquide vital qui, au vu de sa couleur et sa consistance, semblait avoir coagulé depuis longtemps... Cela serait totalement inhumain de l'abandonner à son sort. C'est à peine s'il arrivait à se lever. Alors qu'il tentait de se relever dans un râle de douleur, elle ne put rester plus longtemps à ne rien faire. Elle plaça une main devant sa bouche pour étouffer une petite toux qui venait lui prendre la gorge d'assaut mais qui ne resta pas longtemps, puis elle se redressa. Son regard parcouru le corps de l'inconnu, elle se demandait si elle pourrait l'aider à se relever ou elle si allait avoir besoin d'un peu de fuuton. Il serait très mauvais d'utiliser une technique de la sorte en plein cœur d'un village civil dans lequel pouvait se trouver n'importe quel kumojin ou autre alliés de ce cher Raikage. De plus, elle ne savait pas à qui elle avait à faire. Qui était cet homme ? Que lui montrait-il à part qu'il avait sans doute trop bu ? Il montrait également une étrange resistance à la douleur. Seiza doutait qu'il ne se relève pas sans son aide. Sans doute que si elle le laissait là et qu'elle revenait dans deux jours, il serait déjà partit de lui même. Mais il pouvait arriver tant de choses entre temps... Apparemment, elle avait trouvé plus inconscient qu'elle. Mais elle allait rester discrète.

Ne portant aucun bandeau, la nukenin avait jugé bon dès le départ, avec Ashitaka, qu'il était inutile d'exposer fièrement la fuite qu'ils menaient. Il était donc impossible de savoir ce qu'elle était à moins qu'elle ne se décide à le dire elle-même ou qu'elle n'use de ses petits plus qui la distingueraient de n'importe quelle autre femme. Tout comme cet homme d'ailleurs. D'ailleurs, sûrement était-il trop amoché pour s'en rendre compte mais la tenue de la jeune femme n'avait rien de celle d'une prostitué. Un pantalon serré protégeait ses jambes, des bottes montantes s'occupait de garder ses pieds de la morsure des sols et un débardeur masquait tout ce qui aurait pu être à moitié dévoilé pour plaire, le tout dans un noir d'ébène on ne peut plus soft et discret. Une tenue qui trahissait également le fait qu'elle ne porte aucune arme sur elle. Du moins à première vue... Un dernier regard sur l'inconnu, et Seiza se décida. Elle n'avait rien de menaçant et elle jugeait les risques d'attaque ou de panique à une vingtaine de pourcents tout au plus. Ce qui équivalait à rien. Et elle avait beau être malade, elle n'en était pas moins une arme d'une équivalance honnête. Si jamais ça partait mal, à défaut de devoir se battre, elle pourrait au moins tenter la fuite. Sans trop de mal, à prioris, vu l'état de cet homme.

Elle croisa donc légèrement les bras pour expliquer ces intentions d'une voix calme et presque murmurante, délatrice d'une fatigue à peine dissimulée qui pouvait facilement être prise comme de l'épuisement de la nuit. "Je vais t'aider à te relever et t'emmener dans un endroit calme. Si tu restes là tu vas finir par te vider de ton sang. Je peux t'assurer que les infimes bouts de verre sont plus dangereux que ce qu'on pense." Elle s'accroupit de nouveau face à l'homme pour glisser lentement sa main sur sa joue et la redresser avec précaution. Son autre main, toujours avec une délicatesse soucieuse de provoquer une panique possible, vint essuyer légèrement les saletés qui parsemaient son visage dû à sa petite sieste sur la terre poudreuse. Elle lui relâcha précautionneusement pour qu'elle ne s'écrase pas maladroitement par terre et prit une inspiration qui n'avait d'autre but que de lui donner du courage. "Ca va être difficile mais je vais avoir besoin que tu m'aides, sinon je n'arriverai jamais à te soulever. Si tu m'aides, dans quelques minutes tu seras bien. Je te promets que je ne te veux aucun mal." Peut-être se voulait-elle trop rassurante, mais elle préférait encore avoir l'air d'une maman poule que de risquer de prendre un coup. Enfin... Du moins de le voir essayer d'en mettre un, réussir à la frapper relevait d'une capacité qu'il était encore incapable d'avoir étant-donner son état. En théorie, du moins.

La suite allait donc être plus compliquée. Première étape : le retourner. Seconde étape : l'asseoir. Troisième étape : le relever. Quatrième étape : ne pas le laisser retomber, ce qui allait indéniablement manquer d'arriver. Enfin cinquième et dernière étape : le ramener aux bains publics dans lesquels la chambre de Seiza l'attendait. Une fois là haut, elle pourrait s'occuper de ses blessures et le laisser se reposer. Et se reposer aussi, au passage, puisqu'elle a beau encore tenir debout, le tambourinement dans le creux de son crâne s'amusait à la rendre folle. Elle se plaça donc sur le côté et se pencha pour attraper fermement les vêtements de l'inconnu. Elle tira légèrement, pour soupeser le poids qu'elle allait devoir retourner, puis tira d'un coup sec pour le retourner sur le dos dans un crissement de verre qui ne la surprit pas. Une bouteille vide et pas encore brisé s'échappa alors de la masse de muscle imbibée d'alcool pour rouler jusqu'au mur. Le regard violine de Seiza suivit sa course et quand enfin la bouteille fut stoppée, elle pinça légèrement ses lèvres entre elles. Oups, sa bouteille... Voilà pourquoi elle n'avait entendu aucun bruit de verre brisé. Elle reporta son attention sur l'homme et observa quelques secondes l'étendu des dégâts. Pas mal de morceaux de verre partout, quelques plaies saignantes à cause de ces derniers, mais ce n'était certainement pas ce qui avait provoqué la tâche dans laquelle il baignait avant qu'elle ne le retourne. Que s'était-il passé ? Peu importe. Revenant s'accroupir aux côtés de l'homme dont le visage était maintenant éclairé par la lune, elle profita de quelques secondes pour admirer ses traits et émettre intérieurement des hypothèses quand à son fort intérieur. Il n'avait pas l'air bien méchant mais il ne faut jamais se fier aux apparences.

La suite allait être un peu moins compliquée. En dépit des bouts de verre qui allaient écorcher le dos de ses mains, Seiza glissa une main sous la tête de l'inconnu et l'autre sous son dos pour l'aider à soulever son buste. "Redresse-toi." Elle ne pouvait pas faire ça seule. Sinon elle n'arriverait jamais à le relever. Bordel, la lévitation serait vraiment d'une aide précieuse à ce moment précis ! Mais elle accumulait déjà assez de conneries en aidant ce type alors autant ne pas non plus tendre le baton pour se faire battre. Dans ces conditions, elle arrivait même à envier les muscles d'Ashitaka. Mais elle devrait faire avec sa fine musculature et le peu de force qui semblait rester à cet homme. Bon... Première et seconde étape, faites. Il ne restait plus que la partie la plus rigolote : l'aider à se lever et faire en sorte qu'il ne retombe pas comme une pierre au fond de l'océan. Pour l'instant, elle continuait de le maintenir assis. Elle avait délibérement choisi de ne pas le poser contre le mur parce que, première, ça deviendrait trop difficile de l'en décoller et, deuxièmement, il risquait de basculer sur les côtés. Pour le moment, elle avait une certaine emprise sur lui et sur son corps et elle ne comptait pas se faciliter la tâche et risquer de réduire les efforts qu'elle venait de faire à néant. "Tu es prêt ? On va te relever, n'hésite pas à t'appuyer sur moi si tu sens que tu bascules." Et puis au pire, tant pis. Si elle devait faire quelques mudras pour empêcher la catastrophe... Alors ainsi soit-il. Elle le ferait.

code by ORICYA.


_________________

icone 1icone 2Seiza Kudõ
I want to be up high up with the sun.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ninja de Kiri
avatar
Ninja de Kiri
Messages : 22
Date d'inscription : 15/01/2015

Fiche du Shinobi
Rang:
DC:

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Lun 9 Fév - 19:21



« Toujours cette même rengaine, ce mal qui tape dans ma tête, j'me dis la vie est belle...
Pourquoi pourquoi... j'ai autant d'choses dans la tête. »

« Je vais t'aider à te relever et t'emmener dans un endroit calme. Si tu restes là tu vas finir par te vider de ton sang. Je peux t'assurer que les infimes bouts de verre sont plus dangereux que ce qu'on pense. »
Phellec ouvrait lentement les yeux, les souvenirs affluaient, nombreux, la douce demoiselle semblait revigorer des désappris. Alors qu'il tournait lentement sa tête, c'était son ex-femme qu'il revu, celle-ci marchait au milieu de débris pour venir le chercher. Pour la première ou la dernière fois, il savait que ce n'était rien d'autre qu'un fantasme, pourtant, il choisit de s'y perdre un peu plus longtemps.

Alors qu'elle nettoyait son visage, Phellec n'eut d'autre choix que de fixer son corps. Celui-ci n'était décidément plus ce qu'il était, la passion du jeune soldat avait laissé place à la rancœur de l'assassin. Comme cela avait été prédit par les hautes instances de votre clan à l'époque. Cependant, ses orbites glaciales ne purent quitter une chose des yeux...
Ses mains, celles-ci étaient couvertes de sang. Pendant un instant, il se crut même le seul au monde. Pensait-il réellement qu'il était le seul à avoir tuer? Autant? Surement. C'était sa spécialité, tuer, il n'avait même pas épargner les siens.

Elle parlait beaucoup, il voyait ses lèvres bouger sans qu'il n'en eut à faire. Cela ne l'intéressait que peu, dès que celle-ci l'eut mit sur ses pieds; elle forcit pour le relever. "Bass", par son habitude et sa force physique, profita de la poussée pour se redresser et s'écrasa sur la rambarde qui le maintenait précédemment debout. Il fixait désormais la réalité; on dit que les yeux étaient la porte entrouverte à l'âme, il était curieux... Curieux de savoir si cette folle était capable de voire à l'intérieur de la sienne.
Elle ne pouvait pas simplement être assez cruche pour s'approcher d'un homme dans un si mauvais état, pas avec la géopolitique du monde actuel. Cela bougeait beaucoup. Trop. Forgé dans acier trempé, le corps du chef de la Legion se remettra rapidement en état; légèrement chancelant, sa tête vaguait de haut en bas à mesure que le sol s'éloignait ou se rapprochait de ses pieds.

Ses yeux d'amarantes se perdirent dans d'la violine, difficilement décelable pour quelqu'un de normal, dans l'noir. Pourtant lui était parfaitement à sa place, il pourrait disparaître, maintenant et ne réapparaître qu'aux premières lueurs du jour le lendemain.
Il s'habituait à sa gravitation constante, cherchait une logique. Malgré son esprit embrumé, pourtant, son état lui permettait une évacuation rapide de l'alcoolémie; ne lui épargnait pourtant pas la gueule de bois.

Ce fut pourquoi il se déplaça tranquillement, couvert toujours par la lune. Méphistos était décidément un adepte des beaux tableaux ce soir-là. Son habit de cuir noir reflétait suffisamment la lumière pour être parfaitement visible, son teint balafre ne contrastait pas qu'un peu avec la noirceur de la peinture.
Alors qu'il passait doucement ses doigts sur la courbure de son visage, en déca de son oreille, son annuaire et son majeur glissèrent doucement alors qu'il murmura simplement: « Ta gentillesse ne peut avoir comme égale que ton idiotie. »

Super manière de remercier quelqu'un, pourtant, le presque quarantenaire ne pouvait lui faire plus beau cadeau. Cela sonnait peut-être comme une menace, mais il y avait pas meilleur manière pour la remercier que de lui faire comprendre que ce n'était pas à faire. Dans ce monde, celui qui ne débrouillait pas seul mourrait, de manière moins atroce que celui qui ne se mêlait pas de ses affaires.

Si une chose était sûr, c'était qu'il ne se serait jamais relevé seul.
Ainsi, même si ses traits restaient toujours forgé dans un métal impérissable, comme s'il portait toujours son masque. On pouvait voir une once de doute, une once d'un peu tout, d'un il-ne-savait-quoi qui permettrait certainement à la jeune femme de comprendre qu'elle n'était pas en danger.

Il plongea doucement sa main dans ses poches et en retira un simple paquet métallique, duquel il sortit une simple cigarette. Il l'alluma sans user de briquer, il signifiait par la même son état de ninja. Certainement pas de bas-rang puisqu'il maîtrisait plus que correctement une affinité.
Cependant, il ne put se maintenir plus longtemps dans un état correcte. Il avait fait travailler plus qu'une grande partie de ses muscles pour se maintenir droit. Il chancelait d'autant plus en arrière pour retourner à sa position initial, contre la balustrade; laquelle appuya contre ses plaies encore ouverte. Il n'avait réellement que faire de ces quelques petites blessures. Il se contentait d'observer, de chercher ce il-ne-savait-quoi qui lui rappelait des souvenirs si vieux.

« Raconte-moi, qu'est que tu fiches dans ce pays miteux où seul l'alcool de riz est intéressant? » La vérité? Il cherchait à changer de sujet, détourner le regard de la demoiselle de son corps qu'il savait blesser. Il ne se soignera pas tout simplement parce que chaque râle de douleur lui permettait de se changer les idées. Maintenant, même dans son état, il ne souhaitait qu'une chose, le retour de son état primitif.
Il voulait se battre, sentir cette débauche sensationnelle qui émanait de chaque confrontation. Pourtant, ce soir, il n'ira certainement pas retrouver son receleur pour lui proposer un match?

Il grogna légèrement lorsqu'il ressentit que ce soir-là, il avait vraiment été plus loin que d'habitude.
Il avait certainement trop mélanger les substances psychotropes qui avaient réellement abîmés une grosse partie de son être. Normalement, il aurait pu bouger, se mouvoir normalement, surtout après trois heures de sommeil.
Sa constitution lui avait, en outre, permis un foie plus que compétent.
En plus de ça, il pouvait sentir au centuple la froideur du béton contre lequel il s'asseyait, il pouvait frissonner plus que n'importe qui à la force du vent.

« Je ne peux décidément que vous proposer une nuit à l’hôtel. » Cela sonnait étrangement. Voudra-t-elle poursuivre votre péripétie nuptiale?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modo' Présentations  Vagabond Rang B
avatar
Modo' Présentations
Vagabond Rang B

Messages : 141
Date d'inscription : 18/01/2015

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Mer 11 Fév - 15:24

Nightcall

ft. Mephistos


« There's something inside you. »


Alors lui, s'il ne planait pas à 20 000 avant d'avoir fini dans cet état, c'est qu'il y a anguille sous roche. Mais peu importe. Seiza avait décidé qu'elle ne rentrerait pas tout de suite. Il pouvait bien dire ce qu'il voulait, il ne se serait jamais levé si jamais elle n'était pas intervenue. Elle aurait aussi bien pu lui planter une lame dans le coeur. Il n'aurait même pas compris ce qui lui arrivait. Alors certes, une femme on ne peut plus normale aurait pris des risques énormes en venant ainsi aider un inconnu visiblement sous substances illicites et à la taille et au poids sûrement trois fois supérieurs aux siens, mais la nukenin n'était pas n'importe qui. Alors oui, elle estimait pouvoir, de temps en temps, se permettre quelques écarts de sécurité avec une personne qui semblait aussi inoffensive qu'un SDF en train de décuver. Elle l'aida donc à s'asseoir, le laissant reprendre un peu plus ses esprits. Bien sûr qu'il était conscient, elle n'en doutait pas, et parfaitement maître de ses paroles. Sa voix ne flanchait pas vraiment, elle restait dure et imposante. Seiza le laissa donc aller se rétamer contre la rambarde à un mètre de là, retenant difficilement un rire mais le retenant tout de même. Inutile de le provoquer. Un sourire en coin s'afficha alors sur ses lèvres lorsqu'elle essuya en silence cette insulte masquée. Ses bras se croisèrent et elle laissa reposer son dos contre le mur derrière elle. Son regard perçait l'inconnu avec une pointe d'amusement et sa réponse se fit on ne peut plus désinvolte. "Oui, sûrement... Je dois être idiote. Ou peut-être que c'est autre chose, c'est pas important."

Mais son sourire s'effaça bien vite en voyant cette flamme sortir de nulle part. Pas de briquet, pas de mudra, pas de paroles, rien, strictement rien. Maintenant, elle réalisait le danger. Une de ses mains se posa lentement sur son menton, alors que l'autre maintenait le coudre de la première, dans une réflexion d'à peine quelques secondes. Bah. Elle n'avait rien trahi et les ninjas étaient monnaie courante dans les petits villages de la sorte. Mais ne voyant aucun bandeau sur la peau de l'inconnu, Seiza en conclu rapidement qu'il devait être du même statut qu'elle. Elle faisait donc face à un nukenin d'un rang supérieur et qui, à première vue, semblait avoir pour une des affinités, le katon. Super. A première vue il avait entre 30 et 40 ans. What else ? Pour l'instant, ça sera tout. "Par contre... C'est pas très malin non plus pour un déserteur de se foutre mal au poing de finir inconscient le long d'un trottoir d'une ville civile. Soit t'es complètement inconscient, soit t'as une confiance démesurée en tes capacités. J'espère au moins qu'elles sont avérées... Que ton orgueil ne soit pas égale à ton manque de jugeote." La jeune femme n'avait pas bougé d'un centimètre. De là à savoir si elle était elle aussi une shinobi ou si elle n'était qu'une civile un peu trop insolente, c'était un problème de choix. Mais elle ne semblait pas encline à se battre et elle n'avait pas bougé de son mur, ayant de nouveau croisé les bras autour de sa poitrine. Son regard violacé se promenait de nouveau sur le corps en pleine auto-destruction de l'inconnu, essayant de repérer d'éventuelles armes qui pourraient être cachées quelque part. Pas qu'elle pense qu'un homme d'une carrure pareille ait besoin d'arme pour faire le mal autour de lui, mais c'était toujours bon à savoir.

Le fait est que si lui n'avait pas ressentit le besoin de masquer un tant soit peu son personnage, Seiza ne comptait pas lui offrir une once d'indices quand à sa propre personne. N'importe quel civile connaissait l'existence des ninjas, les ninjas eux-même ne portaient pas forcément leur bandeau en tenue civile, et elle ne comptait pas montrer ne serait-ce que l'ombre de l'éventualité de ses capacités. "L'alcool de riz, justement." Mais de nouveau, un faible sourire un rien moqueur s'installa sur ses lèvres. "Mais il semblerait que ton corps ne l'ai pas franchement supporté. L'alcool et... Sûrement autre chose avec." Son corps entier était parsemé de frissons dû à la fraîcheur de la nuit qui avait déjà réussi à la réveiller, mais elle n'avait aucune envie de rentrer pour l'instant. Voir cette preuve de la fierté stupidement mais complètement masculine l'amusait beaucoup et c'était bien la première fois de la soirée qu'elle arrivait à trouver une occupation digne de ce nom. Le fait est que si l'étranger avait voulu lui faire du mal, ça serait déjà fait, et qu'elle savait inconsciemment que si il arrivait ne serait-ce qu'à faire un mètre en marchant sans s'écrouler comme une crêpe la gardait de toute inquiétude. C'était plutôt rare que Seiza se mette à sourire ou à rire, pas pour une quelconque histoire de style ou de déprime, mais simplement par fatigue. Seulement avec cet inconnu, il y avait de quoi passer au dessus de l'impression de lourdeur qu'apportait la fatigue pour s'octroyer un bon moment de rigolade. Elle n'avait pas émis un son depuis qu'il avait commencé à sortir ces conneries et à gesticuler comme un acteur de théâtre, mais c'était uniquement par peur de le vexer. "J'ai déjà en endroit où dormir, je te remercie. Mais je peux t'y emmener si t'as peur de te perdre en route." Bon d'accord, ça devenait carrément du foutage de gueule. Mais c'est gentil et faut avouer qu'il cherche son mal...

code by ORICYA.


_________________

icone 1icone 2Seiza Kudõ
I want to be up high up with the sun.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ninja de Kiri
avatar
Ninja de Kiri
Messages : 22
Date d'inscription : 15/01/2015

Fiche du Shinobi
Rang:
DC:

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Mer 11 Fév - 16:47


NIGHTCALL.
(SEIZA) ▽« THERE'S SOMETHING INSIDE YOU. »
Il l'observa simplement sourire un temps, décidément, il trouvait son contentement dans un rien en ce moment.
Il haussa un sourcil à ses mots, peut-être... Ou peut-être pas? Il devait certainement avoir à faire à une littéraire, il laissa aller sa tête de haut en bas pour signifier qu'il comprenait quelque chose, un simple sourire devrait suffire à enterrer l'affaire. Il choisit néanmoins de prendre la parole; en effet, il écoutait d'ici les cogitations nerveuses qui secouaient son encéphale.
Lui, n'avait rien à craindre.
« On m'appelle Phellec. »
Là aussi, il entendait d'ici les premières pensées qui suivront certainement ses déclarations, prénom peu commun, d'où venait-il. C'était comme ça qu'il commençait la plupart de ses conversations, il répondait vaguement à ses questions.
Des questions qu'il se posait, lui aussi.

Comme il l'avait pensé, le simple fait d'allumer une flammèche avait attiré l'attention de la demoiselle. Cependant, son regard scrutait attentivement les faits et gestes de Méphistos. Celui-ci l'observa et en tira ses propres conclusions, elle connaissait. A défaut d'être ninja, elle devait certainement en avoir un dans son intimité.
Il restait légèrement sexiste, c'était un métier d'homme, les femmes n'avaient comme seul moyen que de vendre leurs culs dès le moment où elle souhaitait s'investir dans cette voie. Elles devenaient des kunoichis, attiraient les hommes perdus dans leurs filets et les tuait, sans qu'ils ne rendirent compte.
Il était rester dans l'ancien temps, il le savait très bien; cependant cela le rassurait toujours un peu, de penser, comme avant. Ses courtes pensées lui retirèrent un sourire. Aujourd'hui, les femmes avaient bien changé et était plus qu'utile à une société combattante.

« Tu viens de réfléchir plus en quelques secondes que durant toute la soirée, félicitation. »
Il en rigola presque. Quelques ricanements suivirent sa déclaration avant qu'ils ne soient stopper par une toux farouche.
Pourtant, la jeune femme s'aventura plus loin qu'elle ne l'aurait dû. Sans réfléchir, d'autant plus, Phellec laissa son regard parcourir le corps de la demoiselle. Sans s'en cache, bien sûr, surement qu'avec le peu de matière grise que celle-ci posséder, elle croirait que l'obscurité allait la cacher.
Foutaise!
Méphistos était dans son environnement ici.
Il ne sut pourquoi, peut-être que passer la soirée seule, une nouvelle-fois, ne l'ambiançait pas réellement, mais il se retint de cracher à la figure de la sotte. Plutôt que ça, il s'avança tranquillement, ne se retrouvât qu'à quelques dixième de mètre.

« Je profite de ma liberté, tu dois connaître ça, toi aussi. »
Répliqua-t-il d'abord simplement. « Je m'approche des quarante balais, je suis un ninja et je suis toujours en vie. Tu en as la vingtaine et tu dois savoir ô combien le métier est difficile. En plus de ça, comme tu le vois, je ne suis pas affilié. Et tu me prends donc pour un imbécile inconscient? » Puis il rajouta. « Enchanté. »
Car effectivement, alors qu'il voulait juste contrer une grosse partie des informations erronées que la jeune demoiselle choisit de lui balancer à la figure quelques minutes plus tôt, il avait juste raconté les dernières années de sa vie.
Félicitation Méphistos "Bass" Phellec, la sélénite devait l'guetter. A moins que ce ne soit la sérénité?

Puis il se rapprocha, encore plus. Elle parlait de force, de confiance en soi. N'était-ce pas le propre du ninja? Quel que soit l'homme qui n'avait pas confiance en lui, il ne pouvait certainement pas avancer dans la vie.
Pire que ça, l'homme qui n'avait pas quelque chose à protéger, un but afin de progresser, celui-là ne pouvait qu'être un déchet.
Il était un déchet.

Il souffla, presque dans son oreille. « Et ma puissance, j'ai plus confiance en elle qu'en n'importe qui en cette foutue planète. » Loin de lui l'idée d'impressionner, il était totalement désinhibée et faisait les choses à mesure qu'elle lui venait en tête. Et il choisit de faire de cette inconnue son journal intime puisqu'il lui balança simplement la vérité. « Dans ton espèce de raisonnement pourrie qui ne t'as mené qu'à des conclusions fausses, la vérité c'est que la seule chose qui égale mon orgueil, c'est la douleur. »
Et c'était qu'une putain de vérité.

Il poursuit alors simplement sa route, il devait passer devant la demoiselle et s'était appuyé sur elle pour ne pas tomber avant de rencontrer un autre mur. Voici le réel pourquoi du comment. Elle ne devait probablement pas l'avoir senti, elle l'avait soupesé, quelques instants plus tôt, elle devait penser qu'il était une masse et qu'elle aurait senti s'il s'était appuyé. Ou peut-être pas.

« Que cette putain d'bonne vieille mère douleur; tu dois connaître? J'te paye un verre de riz demoiselle, et même un bol si tu veux? » Et oui, encore un.
La seule arme qu'il posséda ce soir-là sur lui, c'était lui-même. Il était un utilisateur intensif du corps à corps, le véritable. Celui qui se passait seulement à quelques centimètre l'un de l'autre. Le plus révélateur, les coups s’enchaînaient à une vitesse réellement folle et il n'y avait qu'une chose qui guidait les combats. L'instinct.
Méphistos était une homme d'instinct dès qu'il sortait de ses bureaux, dès qu'il quittait sa seringue à cocaïne.
Il remplaçait ses substituts par d'autres sensations, plus intense, plus bonifiante. N'était-ce donc que pour ça?

Ce fut pourquoi il retourna à la lumière. Loin de l'obscurité, rejoignit un trottoir éclairé, il n'attendait que sa compagne d'un soir, histoire d'écouter enfin des histoires provenant des cheveux bleus.
Cependant, l'allusion à la drogue fit mouche. Voilà une chose sur laquelle elle ne s'était pas trompé et il ne se garda pas de le démontrer, après tout, à quoi bon? Était-elle flic? Pas qu'il sache, auquel cas elle l'aurait plutôt ramené derrière les barreaux pour ivresse excessive. Ou pas.
« De quoi tenir la nuit, rien de plus. »




(c) AMIANTE


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modo' Présentations  Vagabond Rang B
avatar
Modo' Présentations
Vagabond Rang B

Messages : 141
Date d'inscription : 18/01/2015

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Jeu 12 Fév - 23:00

Nightcall

ft. Mephistos


« There's something inside you. »


Peu importe qu'il la prenne pour une idiote. Il avait beau dire qu'elle se plantait sur toute la ligne, ses propres paroles prouvaient le contraire. Et puis... Il en tenait une couche aussi. Et Seiza n'avait rien à prouver à une inconnu. Mais elle l'appréciait déjà. Simple, franc, amusant... Tout pour plaire. Elle prenait donc un malin plaisir à jouer ce petit jeu de provocation avec lui, alors qu'ils se renvoyaient la balle, tentant de désarmer l'autre du mieux qu'ils le pouvaient. Elle n'était toujours pas effrayée et elle doutait le devenir. Mais lorsqu'il s'approcha au point qu'elle sente son souffle se glisser contre son oreille, Seiza ne pu retenir un frisson de méfiance. Elle ne bougeait pas et ses yeux s'étaient plongés donc ceux de l'inconnu, mais elle était plus concentrée sur l'écoute d'un mouvement qu'il pourrait faire que sur ce qu'il disait vraiment. Au moindre geste louche... Elle n'aurait d'autre choix que d'agir. Mais elle n'eut pas besoin de se fatiguer et la pression redescendit aussi vite qu'elle était montée une fois que l'homme eut reculé. Elle le suivit du regard en silence, essuyant son espèce de vanité d'un clignement des yeux, avant de se détacher du mur. A son invitation, un faible sourire s'installa sur ses lèvres. La soirée était loin d'être terminée... Calmement, elle décroisa ses bras et le rejoint dans la lumière de la lune sur le trottoir qui quittait cette rue poisseuse et seule témoin de cette conversation qui avait eu lieu.

Et puisque monsieur l'inconnu, qui n'en était plus un, avait décidé de lever le mystère sur lui et d'être franc, Seiza n'avait aucune raison de lui cacher quoi que ce soit. Du moins, dans les banalités. Le prénom serait un bon point de départ. Mais plus tard... Lorsqu'ils seraient installés. Pour l'instant, Seiza se contentait de garder un oeil sur les rues et sur les noms qu'affichaient les maisons ou autres bâtiments publics ou non, histoire de pouvoir repartir rapidement si le besoin s'en faisait ressentir. Mais pour l'instant, rien à signaler. Madame Kudõ s'assura une dernière fois du lieu dans lequel elle allait se trouver en gravant le nom de l'enseigne dans sa tête puis entra à la suite de "Phellec" dans ce qui semblait être une auberge. A cette heure-ci, le gérant tira en toute logique une tête qui trahissait sa déception à voir que des clients arrivaient encore et qu'il n'était pas prêts de se coucher. A première vue, l'auberge aurait pu être bien si le parquet ne grinçait pas dans une menace presque pressente de se déchirer au moindre pas, si l'odeur fécale qui hantait la pièce laissait place à quelques bougies parfumées et si le bordel que faisaient les gars bourrés n'agressait pas les tympans avant même qu'on n'ait besoin de traverser la porte. Mais le pire, dans tout ce bordel, ce n'était pas le fait qu'il existe, c'était le fait qu'il s'arrête net à l'entrée des deux étrangers. Qu'un homme de plus vienne squatter l'endroit ne surprenait sûrement personne mais qu'une femme s'y risque, c'était autre chose. A part les prostitués... Le problème, c'est que Seiza ne portait pas vraiment la tenue d'une prostitué. "Je te préviens, t'as intérêt à être opérationnel si on a des ennuis, moi je lève pas le petit doigt." Lorsque tu entres dans un lieu inconnu, tu es la cible de tous les regards. Des regards qui t'abandonnent pendant quelques secondes le temps de lâcher un ou deux commentaires puis qui reviennent sur toi. Ces quelques secondes, elles t'appartiennent. Des secondes qui t'offrent un monde, une tranquillité, un apaisement. Ces quelques secondes sont très courtes, mais elles servent à supporter toutes celles qui suivront. Et Seiza comptait bien survivre, d'une manière ou d'une autre, à ce lieu pestilentiel.

Promenant quelques secondes son regard sur la salle qui s'étendait devant elle, elle jaugea pendant quelques secondes les places de libres. Pas beaucoup, en réalité... Une en coin et une autre sur un côté, entourées de plusieurs autres. Elle ne demanda pas son avis à Phellec et se dirigea vers cette dernière. La shinobi s'était instaurée tout un système de règle pendant son enseignement et, en pratique comme en théorie, elle avait pu expérimenter le fait qu'un mur, s'il permet de surveiller ses arrières, n'est qu'un ami éphémère. Il assure les arrières, certes, mais il limite l'espace et les possibilités. Seiza tira donc une chaise au niveau de cette table, regardant tout de même si une mauvaise surprise pouvait s'y trouver, mais n'y voyant rien elle s'y installa. Elle posa alors enfin son regard sur l'inconnu pour admirer les traits de son visage à la lumière de la taverne. Un visage qu'elle voyait maintenant nettement et qui semblait encore subir les affronts de quelques morceaux de verres présents et de petites coupures qui devaient un peu piquer. Elle sembla un peu découragée en voyant ça et extirpa un mouchoir propre de sa poche pour venir dégager doucement la couche de saleté qui recouvrait encore le visage de Phellec. "Ne t'avise pas de râler." Elle se fichait totalement de ce qui pouvait bien être une quelconque fierté masculine ou autre connerie du genre, elle avait juste envie de pouvoir parler à un homme qui ne donnait pas l'impression d'avoir été massacré quelques minutes plus tôt. Et puis, il avait de quoi être fier, de nombreux regards jaloux se posaient sur eux. Des regards que la jeune femme ignorait d'une façon presque habituel.

Quand enfin une serveuse en robe peut-être un peu trop courte vint demander ce qu'ils voulaient, Seiza rangea son mouchoir maintenant sale et laissa son hôte prendre la commande. Il l'avait invité après tout. Et du coup, c'était peut-être le moment de se présenter. Alors que la serveuse s'éloignait de nouveau, elle fini par enfin dévoiler son nom. Uniquement son nom. "Seiza. Enchantée." Et par répondre aux "politesses" dont avait fait preuve l'inconnu un peu plus tôt. Croisant les bras pour serrer légèrement ses doigts sur ses bras qui trahissaient une frilosité bien présente, elle avait bien hâte d'avoir son alcool de riz pour se réchauffer un peu. D'ailleurs, la demoiselle ne portait aucun bijou. Pas de collier, pas de boucles d'oreilles, rien à part une bague à son annulaire gauche qui en disait long sur son statut martial et qui expliquait aussi peut-être pourquoi elle restait aussi distante. Il ne fallait pas se leurer, si Seiza était là avec ce type sortit de nulle part, c'était aussi un peu à cause d'une curiosité presque capricieuse. "Alors... Tu parlais de douleur tout à l'heure." La serveuse revint pour poser deux bouteilles sur la table, ainsi que des verres, et Seiza attendit qu'elle reparte pour reprendre la parole. "Ca t'arrive souvent de t'infliger pareilles tortures ?" Ayant quitté Mephistos du regard, elle avait ouvert les bouteilles et servit tout d'abord le verre de son compagnon d'un soir puis le sien. La fin de soirée promettait d'être intéressante. Et de toute façon, Ashitaka était partit en mission, donc il ne rentrerait pas avant un petit moment. Autant tuer la solitude comme on peut.

code by ORICYA.


_________________

icone 1icone 2Seiza Kudõ
I want to be up high up with the sun.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ninja de Kiri
avatar
Ninja de Kiri
Messages : 22
Date d'inscription : 15/01/2015

Fiche du Shinobi
Rang:
DC:

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Sam 14 Fév - 12:46


NIGHTCALL.
(SEIZA) ▽« THERE'S SOMETHING INSIDE YOU. »
« On aura aucun ennui, détend toi. »
Répliqua-t-il simplement. Il supporta chacun des regards, il ne fallait surtout pas paraître ennuyé pour le moins du monde. Il était habitué à ce genre de bataille. Elles étaient incroyablement nombreuses au cours d'une soirée dans un bistrot, surtout dans un pays non affilié à un village.
La délinquance était en pleine croissance, seul la présence de ninja qui respectait un code permettait de contenir ce monde prêt à imploser. Littéralement. Il envisagea de poser sa main sur l'épaule de la femme aux cheveux cyclamen. Au moment où il se décida à agir, histoire de ne pas rester une dizaine d'année sur le socle du bar, celle-ci se décida finalement à bouger.
Pendant les longues secondes qui constituèrent leurs trajets, Phellec s'attarda sur chacun des visages, il s'acharnait sur sa mémoire, il voulait savoir s'il était en danger. Celui qui accrocha le plus, le gérant du bar; il choisit de s'en méfier.

Le bistrot était un endroit sympathique, une dopamine illusoire enivrait chaque être, tous flottait dans une réussite nocive, cela rendait ces gens dangereux.
Il était quelqu'un de dangereux, mais pas que quand il se mettait à augmenter son alcoolémie, tous le temps. Il trembla légèrement. Il connaissait ce début de sensation par coeur. C'était la rechute. Chacune de ses pensées redevenaient limpides, il savait à nouveau de quoi il parlait, il savait ce qu'il ressentit.
Le plancher grinça lourdement, jusqu'à ce qu'ils soient enfin assis. Quelqu'un vint presque aussitôt à leurs rencontre et il décida instinctivement que le Saké allait être de mise. « Pas d'inquiétude à avoir à ce niveau-là, ces ex-taulards ne causeront aucun problème, j'en suis presque sûr. » Auquel cas; il devint le typique ninja, celui qui a la force, le pouvoir dans ce monde. Si l'un d'eux venait, si plusieurs d'entre eux venaient réclamer une pute de luxe qu'il pensait retrouver en la personne de sa douce compagnie, il se pourrait qu'il rende ce qu'il devait à la demoiselle.
Il n'y pensa plus longtemps.

Elle se mit à essuyer son visage, elle alla même jusqu'à le sommer de ne pas ouvrir la bouche pour râler.
Il se laissa donc faire. Il devait y avoir un quelque chose sur son visage qui le rendait tout sauf agréable à regarder. Cela devait ennuyer la douce dame. Son visage esquissa un fin sourire qui l'éclaira presque immédiatement. Il ne prenait plus le temps pour se nettoyer, se contenter de changer d'habits régulièrement. Il vivait comme un sauvage.
Il n'était réellement pas fréquentable. Pourtant, cette demoiselle semblait être attirer par le mauvais garçon; puisqu'elle était encore avec lui deux heures après l'avoir découvert dans une mer de verre.

« Enchanté, demoiselle. Tu... Non, rien. » Il était tenté, n'avait qu'envie de lui faire découvrir son véritable prénom, ses surnoms multiples. Mais lui en donner un seul autre provoquera son questionnement, un questionnement auquel il ne souhaitait pas répondre. Il se referma légèrement.
Alors que Seiza servit les alcools, elle parla de la douleur dont il avait parlé plus tôt. Cela arracha un rictus. Elle tapa où cela faisait mal. Bass s'envoya dans la foulée le verre qu'elle lui avait servit, garda ses coudes bien contre la table et posa son front contre celui-ci.
Il pointa du doigt qui tenait son verre l'alliance de la demoiselle. « J'en ai porté deux différentes, j'ai fondé deux familles, j'en ai perdu trois, toujours par la maladie, l'accident. »
Cela suffira, il en était certain.

Méphistos avait souffert, il n'était certainement pas le seul en ce monde. Il n'était pas le seul dans ce putain d'monde, c'était certain. Il plongea ses yeux dans son verre.
Les traits étaient tirés, un ensemble de sentiment était transmis, la nuisance, notamment.
Il releva les yeux, on disait que ceux-ci étaient la porte de l'âme, il n'avait jamais caché ce qu'il ressentait, cela n'allait pas être le cas aujourd'hui. « Tout les jours de toutes les semaines de tout les mois. » C'était certainement le mauvais plan pour finir sur un matelas en amoureux, mais s'il avait bien compris une chose, c'était que cette dame était bien. Il avait peut-être l'occasion d'en discuter, une phase d'acceptation. Mais alors qu'il l'avait dit, il réprouva l'envie d'en parler, changea presque immédiatement de sujet.

« Outre ça, je me demande où une ninja vagabonde vit. » Ajouta-t-il en relevant la tête. Il n'éprouva pas l'envie de se resservir un verre dans l'immédiat, cela suffira.
Il passa sa main dans ses cheveux, constata leurs états et éprouva presque l'envie immédiate d'aller se laver. Pour la première fois, il ne faisait pas vraiment honneur. Il leva finalement sa main et se sépara de son attitude fermée, écarta les bras, décroisa les pieds. Il laissa sa main se balader jusqu'à celle de la demoiselle. Il l'interpella dans sa réflexion avec un sourire tout en touchant légèrement l'alliance. « Plus important, cela fait combien de temps? »
Heureusement qu'il ne la croisait que de nombreuses années après les accidents, ils auraient été jusqu'à causer son état à quelqu'un d'autre, il n'y a pas si longtemps de ça.

Il se retourna, observa par-dessous son épaule pour vérifier que tout allait réellement bien dans le bar.



J’avoue avoir eu un petit peu de mal à écrire celui-ci, pardonne moi Wink

(c) AMIANTE


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modo' Présentations  Vagabond Rang B
avatar
Modo' Présentations
Vagabond Rang B

Messages : 141
Date d'inscription : 18/01/2015

MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back Mer 25 Fév - 14:17

Nightcall

ft. Mephistos


« There's something inside you. »


Aucun ennui, c'est vite dit. Encore faut-il que tous ces hommes assoiffés d'alcool comme de chaire fraîche se tiennent à carreau. A une heure aussi tardive, ce n'était pas étonnant que tous les regards se permettent de la reluquer ainsi. Mephistos connaissait sûrement les risques d'emmener une femme pareille dans un lieu pareil. Alors elle ne se posait pas de questions. Il devait sûrement savoir ce qu'il faisait, vrai ? Il n'aurait qu'à assumer la conséquence de ses actes si ça dérapait. Surtout que Seiza n'avait pas loupé le regard un rien inquisiteur de son nouvel ami sur les personnes présentes dans la salle, y compris le gérant du bar. Quelque chose soufflait à Seiza qu'il y allait sûrement y avoir un peu d'action avant la fin de la nuit... Ce qui n'était pas plus mal, si on prenait en compte le ménagement un peu trop paternel qu'Ashitaka lui faisait subir. Elle voyait bien qu'au fond son geste pour nettoyer le visage de Mephistos n'était pas déplaisant. Elle eut même droit à ce qui semblait être un sourire. "Tu sais, un bon bain ne te ferait pas de mal... Je suis sûre que tu es très séduisant sous cette couche de poussière." lâcha-t-elle naturellement. Puis elle posa le mouchoir sur le côté de la table, ne comptant pas le ramener avec elle ensuite. Le regard de Seiza croisa celui d'un homme se trouvant sur le côté de Mephistos et qui était pleinement retourné pour la regarder, et quelques secondes suffirent pour qu'il comprenne qu'il n'avait même pas le niveau pour espérer toucher ne serait-ce que son ombre. Elle reporta son attention sur l'homme qui lui faisait face et, pendant quelques instants, se demanda ce qu'il avait bien pu vouloir dire. Mais que pouvait-elle faire ? Le forcer à parler n'apporterait que du malaise entre eux et ce n'était pas le but. Elle avait devant elle un homme calme, doux, qui se confiait petit à petit. Elle ne voulait pas perdre ça. Il était tout sauf un mauvais garçon aux yeux de Seiza. Il devait avoir une si mauvaise opinion de lui-même pour se laisser aller comme ça...

Le voyant vider son premier verre ainsi, Seiza prit le sien pour l'imiter, laissant l'alcool lui brûler la gorge avec délice. C'était tellement rare. Elle reposa le verre dans un petit claquement contre la table de bois et souffla doucement, libérant l'air chaud qui s'était amoncelé dans sa bouche sous la force des degrés avalés. Une gorgée chaleureuse qui semblait avoir déliée la langue de l'homme qui lui faisait face. La nukenin n'eut pas besoin de baisser les yeux pour savoir ce que pointait du doigt l'homme poussière. L'alliance, à tous les coups. Théorie confirmée par les paroles qui suivirent. Elle comprenait la douleur, mais que pouvait-elle y faire ? En tout cas, il s'était confié. Il était passé au-dessus de cette fameuse douleur, de ces souvenirs noirs pour répondre à la curiosité d'une inconnue. Alors pourquoi pas elle ? Quel mal y avait-il a rendre l'honnêteté à quelqu'un qui offrait la sienne ? Elle remplit de nouveau les verres en le laissant terminer d'exprimer ses sentiments, puis avala le sien directement. Elle n'aimait pas particulièrement parler de ça, elle préférait... Oublier. "Celui avec lequel je suis mariée s'appelle Ashitaka. Et tu t'entendrais peut-être avec... Vous avez un gros point en commun. La maladie. Elle me ronge et reste inconnue." Un faible sourire s'afficha sur ses lèvres alors que son regard se posait sur son verre vide d'un air rêveur. "Et il continue à chercher de quoi la traiter, à m'apporter tout ce qu'il faut pour atténuer les symptômes, alors qu'il sait que je ne prends plus mon traitement depuis... Un moment." Pour ne pas dire depuis qu'ils ont déserté Kumo.

Elle releva les yeux vers lui et réfléchit quelques instants à la réponse qu'elle pouvait donner. Si Ashitaka s'absentait si souvent, c'était, entre autre, pour arranger son aménagement sur les terres du Tsuchikage. Pour le coup, elle ne savait que répondre. Ils allaient ça et là, louaient des petites maisons ou des chambres d'auberge le temps d'avancer, cela dépendant de l'état de Seiza et de l'argent qu'ils avaient de côté. Elle prit une inspiration et s'adossa à sa chaise en croisant les bras sur sa poitrine, en proie à une profonde réflexion. Même si Ashitaka réussissait à obtenir ce contrat de protection, se sentirait-elle chez elle ? Se penchant de nouveau légèrement en avant, elle prit son verre vide entre ses mains, ressentant le besoin de faire quelque chose de ses mains. Elle suivit du regard la main qui s'approchait de ses doigts et eut un petit sourire. Elle échappait à la première question, et tant mieux. Elle ne savait pas quoi répondre. "Presque deux ans." Elle tendit légèrement ses doigts pour permette une meilleure vision de l'alliance. "Si on m'avait raconté notre histoire dans un conte de fée, je n'y aurais pas cru." Elle laissa de nouveau un blanc s'installer entre eux puis sentit le besoin de parler. De s'expliquer. De voir si on pouvait la comprendre ou si la mentalité était la même partout. Ses yeux fixaient inlassablement l'alliance et sa voix se fit plus faible, pour que Mephistos soit le seul à pouvoir entendre ce qu'elle disait, prenant soin de ne pas divulguer l'endroit d'où elle venait. "Ils n'ont pas accepté la seule erreur qu'on ait fait en dix ans de service. Ils savaient que j'étais malade... Et j'ai mis le village en danger à cause de ça. Mais ce n'était pas voulu. Et lorsque, pendant la mission, Ashitaka a tout abandonné pour m'éviter une chute mortelle à cause d'une nouvelle crise de cette putain maladie, je nous ai plongé dans le même cauchemars." Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres. "J'ai fini à l’hôpital, sous surveillance. Et Ashitaka devait attendre sa punition. Il ne l'a pas fait... Il était vraiment en colère par tant d'ingratitude. Il est venu me chercher pendant la nuit. On ne savait pas où on allait mais on a tout abandonné."

La main tremblante, elle se servit de nouveau un verre, pour l'avaler comme les autres. Sa main se stabilisa alors de nouveau et elle ouvrit la bouche de nouveau pour parler mais quelques chose l'interpella. Premièrement, la salle était beaucoup plus silencieuse qu'à leur arrivé. Deuxièmement, le gérant de l'auberge avait disparu. Elle posa les yeux sur Mephistos et lui fit un signe de tête discret vers le bar pour qu'il analyse la situation. Deux tables qui comportaient plusieurs hommes s'étaient également vidées. Ca ne présageait rien de bon... "T'as des ennemis dans le coin ?" L'idée que ça soit elle la cible ne lui effleura même pas l'esprit. Elle était arrivée il y a peu, personne ne la connaissait, elle n'était pas censée venir ici... Donc c'était forcément pour lui que du monde s'était déplacé. Finalement, trois autres groupes se levèrent de leur table pour quitter le bar, bien trop tôt au goût de Seiza, et deux autres se tournèrent simplement vers eux, en silence, avec le sourire de ceux qui attendaient qu'on leur jour une pièce de théâtre. Et enfin, par la porte de service, apparurent ceux qui avaient disparus quelques minutes plus tôt et qui s'approchaient de leur table. "Aucun ennui, hein ?" lâcha la nukenin avec un sourire amusé. Faire celle qui avait peur aurait été un mensonge éhonté. Il n'y avait aucun ninja dans cette tripotée de buveurs, juste des hommes on ne peut plus normaux et violents, et elle allait bientôt quitter le pays. "Tu partages ?" Autant en profiter pendant qu'Ashitaka ne voyait rien.

code by ORICYA.


_________________

icone 1icone 2Seiza Kudõ
I want to be up high up with the sun.

© Lady sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Nightcall [Mephistos] Flash Back

Revenir en haut Aller en bas

Nightcall [Mephistos] Flash Back

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Nightcall [Mephistos] Flash Back
» Made in Flash Back
» Un professeur un peu spécial... [Flash Back]
» Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
» Touché Coulé. [Flash-Back][Pv Ben]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Chapitre Troisième: Le Monde Shinobi :: Reste du Monde :: 米 Pays des Rizières-